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Preview NBA 2024/2025 : Quelle année 2 pour Victor Wembanyama et les Spurs ?

Paul Lalevee

Publié le

Preview NBA 20242025 Quelle année 2 pour Victor Wembanyama et les Spurs
Photo Icon Sport

SAISON NBA 2024/2025 – Qui va succéder aux Boston Celtics comme champions NBA ? Pendant un mois, la rédaction de Dicodusport vous présente tour à tour les 30 franchises de la grande ligue américaine. Pour cette 4e preview, rendez-vous dans le Texas, chez Victor Wembanyama. C’est au tour des San Antonio Spurs. 

Bilan 2023/2024 : Wemby, et puis c’est un peu tout

Une saison tournée autour du projet Victor Wembanyama. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Français ne s’est pas raté. En 71 matchs (29,7 minutes de moyenne, 21,4 points, 10,6 rebonds, 3,6 contres), Wemby a prouvé à toute la planète basket qu’il était l’un des tous meilleurs rookies de l’histoire.

Pourtant, le supporting cast des Spurs n’a pas vraiment été à la hauteur. En début de saison, Gregg Popovich a tenté quelques expérimentations : Jeremy Sochan en meneur, Wembanyama en 4 avec Zach Collins en pivot. Et même si le talentueux Polonais a de belles qualités en playmaking, il n’est pas un meneur de métier et ça s’est vite ressenti. Tre Jones l’a ensuite suppléé. On a tout de suite vu plus de fluidité. Devin Vassell a assuré en attaque aux côtés de Wemby. Mais il reste assez irrégulier. De son côté, Keldon Johnson doit s’acclimater à un rôle en sortie de banc après avoir eu les clés de l’attaque. La réalité a donc vite repris le dessus sur Pop. Et tout le monde a bien compris que le vrai poste pour Wemby, c’était pivot.

Toutefois, le bilan collectif a été plus que décevant. Soixante défaites sur 82 matchs.


Les mouvements à l’intersaison

Les départs

Devonte’ Graham (Hornets), Johny Furphy (Pacers), RaiQuan Gray, Cedi Osman (Panathinaikos), Dominick Barlow (Hawks).

Les prolongations

Sandro Mamukelashvili, Charles Bassey, David Duke Jr.

Les arrivées

Chris Paul, Malachi Flynn, Stephon Castle, Harrison Barnes, Harrison Ingram, BJ Boston, Nathan Mensah, Riley Minix.


Le 5 majeur des Spurs

Chris Paul – Devin Vassell – Harrison Barnes – Jeremy Sochan – Victor Wembanyama

La rotation sur le banc

Meneurs : Tre Jones, Malachi Flynn, Blake Wesley

Arrières : Stephon Castle, Malaki Branham

Ailiers : Keldon Johnson, Sidy Cissoko, Brandon Boston Jr

Ailiers forts : Julian Champagnie, Harrison Ingram

Pivots : Zach Collins, Sandro Mamukelashvili


Les points faibles/points forts

Points faibles

Chris Paul et derrière lui ? : À 39 ans, Chris Paul enchaîne les saisons avec des blessures. Sa dernière saison à plus de 70 matchs remonte à celle de 2015-2016. À l’époque, il était chez les Clippers. L’an dernier, du côté des Warriors, une blessure à la main lui a fait rater plusieurs semaines de compétition. Coupé cet été, il a rejoint les Spurs pour un an. Un pari à la hauteur du joueur, qui apportera sans doute plus son expérience, et son sens de la passe, qu’autre chose. Mais le souci à San Antonio, c’est qui est derrière lui ? Tre Jones semble prévu en doublure. Stephon Castle, drafté haut, peut-il jouer au poste 1 ? Son talent, encore brut, mérite d’être poli au cours de la saison, et pour ça, il ne pourra se retrouver sous le feu des projecteurs.

Pas de réelle 2e arme offensive derrière Wemby : L’an passé, Devin Vassell a scoré près de 20 points par match. C’était alors lui la 2ᵉ arme offensive derrière Victor Wembanyama, qui reconnaissait le talent de scoreur de son coéquipier en cours de saison : « Il devient un vrai problème pour les défenses. C’est magnifique de le voir évoluer, comme il l’a fait cette année ». Mais dans une équipe qui vise plus haut, l’ancien de Florida State peut-il continuer à progresser, et passer les 20 points par match ? Jeremy Sochan, lui, paraît trop faible au niveau du scoring, et trop bougé par Popovich, pour devenir une réelle menace offensive aux côtés de Wemby.

Points forts

Victor Wembanyama : Parfois préservé dans le nombre de minutes (29,6 minutes de moyenne), pour sa santé mais aussi sans doute pour s’assurer un bon choix à la Draft, Victor Wembanyama a passé une première saison frustrante dans le Texas. Mais il a réussi à prouver qu’il était l’un des tous meilleurs rookies de l’histoire, avec des statistiques impressionnantes (21,4 points, 10,6 rebonds, 3,6 rebonds). Au sein des Spurs, reconnus pour former au mieux les joueurs, et avec un coach all-time, Gregg Popovich, Wemby aura souffert cette saison (17 défaites d’affilée en début de saison), mais a tout pour mener les San Antonio Spurs vers les sommets.

« J’ai joué contre Victor Wembanyama cette saison, et je peux vous dire qu’il n’y a probablement aucun joueur dont on parle davantage après un match. Tout le monde doit s’adapter à un tel joueur ». Les mots ne viennent pas de n’importe quel joueur, mais bien de Chris Paul. Alors, même s’il se fait vieux, Chris Paul est un vrai renfort pour les Spurs, et notamment pour Victor Wembanyama. Certaines rumeurs faisaient état d’un possible trade pour Trae Young, c’est finalement CP3 qui s’ajoute à l’effectif texan. Meneur d’expérience (il entame sa 20e saison), Paul a donné des carrières à de nombreux intérieurs bien moins à l’aise balle en main que Wembanyama. Il n’est sans doute plus au même niveau qu’à l’époque des Clippers, mais Wemby comme les jeunes, notamment Castle, ont à apprendre auprès d’un meneur all-time.





Un trio Paul-Wemby-Pop qui peut faire des merveilles, et viser les Playoffs : L’expérience mélangée au futur. Chris Paul compte 1272 matchs en NBA, Gregg Popovich 2209. Victor Wembanyama a pour lui le talent et l’insouciance de sa jeunesse. Ce savoureux mélange pourrait bien faire des émules du côté de San Antonio. Peut-il permettre à la franchise texane de retrouver les Playoffs dès cette saison ? Difficile de l’imaginer, alors que la concurrence à l’Ouest va déjà laisser des équipes mieux fournies sur le carreau. Mais la deuxième année du projet Wemby, avec un renfort de Chris Paul et d’Harrison Barnes, s’annonce déjà bien meilleure que la première.


Le joueur à suivre : Victor Wembanyama

Peut-il, dès sa deuxième année, concurrencer les tout meilleurs pivots NBA ? Du côté défensif, rien ne semble pouvoir l’arrêter. Au sein d’une faible équipe des Spurs, Wemby n’a pourtant été devancé que par le déjà triple défenseur de l’année, Rudy Gobert, au classement du DPOY. Offensivement, tout semble facile avec lui. Capable de cartons offensifs, le pivot de 2,24 m ne paraît pas avoir de limites. À l’aise balle en main, il peut aussi tirer au-dessus de n’importe qui. Pratique au basket !

Victor Wembanyama et le quadruple double ? Alors que le dernier a été réalisé il y a plus de 30 ans (David Robinson en février 1994), cette statistique folle de polyvalence pourrait bien revenir dans le jeu NBA grâce à lui. Si bien que cette statistique historique et mythique pourrait être normalisée par son talent et sa capacité à tout faire sur un parquet. Face aux Nuggets en avril dernier, Wemby avait été tout proche : 23 points, 15 rebonds, huit passes et neuf contres. Avec une année entière NBA dans les jambes et un été olympique, aucune barrière ne semble assez solide pour se dresser contre l’alien Victor Wembanyama.


Pronostic en fin de saison : 13e à l’Ouest

San Antonio va progresser. 14e l’an passé et 15e l’an passé, la franchise texane gagne encore une place. Portés par la folie Victor Wembanyama, accompagné par un Chris Paul qui a conservé son sens de la passe et un Devin Vassell scoreur, les Spurs réussissent à remporter quelques victoires. De quoi s’assurer, toutefois, une bonne place pour la prochaine lottery de la Draft.

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