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Cyclisme sur route

Cofidis, une saison 2024 synonyme de long chemin de croix

Olivier Dobiezynski

Publié le

Cofidis, une saison 2024 synonyme de long chemin de croix
Photo Icon Sport

CYCLISME SUR ROUTE 2024 – La formation Cofidis a vécu un vrai chemin de croix en 2024. En perdant trois places au classement UCI, elle s’est même dangereusement approchée de la zone de relégation. Décryptage et explications d’un échec.

Cinq victoires en 2024 : le bilan semble famélique. Et pour cause, 2023 en avait apporté le triple ! L’équipe nordiste a vécu une saison 2024 assez loin de ses standards et probablement de ses ambitions. Si les suiveurs ont souvent décrié le management, le niveau global de l’équipe a franchement baissé et l’effectif n’a jamais vraiment pesé, en particulier en World Tour.

Une saison en demi-teinte pour les leaders

Tour d’abord, Ion Izagirre a vécu une saison plus que moyenne. Après son habituel Top 10 sur le classement général du Tour du Pays Basque, il a sauvé son année avec sa quatrième place sur le Tour de Lombardie. Comme d’habitude, le Basque manque de régularité, mais reste un homme de coups. Son compatriote Jesus Herrada a, quant à lui, était transparent tout au long de la saison. Habituellement régulier, il terminera au-delà du top 500 UCI après cinq ans dans les 100 premiers.

Côté français, Guillaume Martin a fait du Guillaume Martin, mais en un peu moins bien. Treizième du Tour de France et quinzième de la Vuelta, il n’a pas semblé en mesure de jouer le Top 10. Ensuite, Bryan Coquard a signé une seconde victoire en World Tour sur le Tour de Suisse puis, fidèle à sa réputation, a compilé quelques top 10 sur le Tour et la Vuelta. Enfin, Axel Zingle s’est montré régulier et a collectionné les deuxièmes places (neuf en tout). Il a néanmoins trouvé une fois l’ouverture sur les Boucles de l’Aulne. On notera également le beau succès d’étape de Benjamin Thomas sur le Giro. Rare éclaircie pour la formation managée par Cédric Vasseur

Le pôle sprint à la rescousse

La satisfaction est plutôt venue des hommes rapides pour Cofidis. Outre Coquard et Zingle précédemment cités, deux recrues ont sauvé le bilan plutôt terne de la formation nordiste. À commencer par le Belge Milan Fretin, véritable fer de lance de l’équipe en 2024. Vainqueur d’étapes sur le Tour du Limousin et le Tour Poitou Charente, il a collectionné les places d’honneur sur les classiques belges et françaises 1.Pro et 1.1. Dans son sillage, Stanislas Aniolkowski a aussi brillé sur le même type de courses. En outre, le Polonais n’est pas passé loin d’une victoire d’étape sur le Giro. Enfin, Alexis Renard, dans un rôle d’équipier et de lanceur, a brillé et a su saisir sa chance, à l’instar d’une cinquième place sur Paris-Tours.

Un effectif globalement décevant

Les autres recrues ont peiné à briller. Si Stefano Oldani a sauvé les meubles avec une troisième place sur le Tour de l’Ain et une quatrième sur le Memorial Marco Pantani, les autres recrues Axel Mariault, Alexis Gougeard et Ben Hermans n’ont pas eu le rendement espéré, surtout pour le Belge qui commence à sentir le poids des années. Plus inquiétant : nombre de coureurs sont totalement passés à côté cette année, la garde espagnole en tête, Ruben Fernandez, Jonathan Lastra et Gorka Izagirre. Kenny Elissonde a, lui aussi, déçu.

Globalement, l’équipe Cofidis a souffert au niveau World Tour, la faute à un effectif plutôt faible. Sur les épreuves de Coupe de France et de Belgique, habituellement pourvoyeuses chez les Nordistes, elle a souffert de la concurrence des autres équipes françaises, Decathlon – AG2R La Mondiale en tête. En grand danger de relégation, il faudra rebondir en 2025 pour la formation dirigée par Cédric Vasseur. Le recrutement va en ce sens avec les arrivées d’Emanuel Buchmann, Simon Carr et surtout Alex Aranburu, potentiel gros scoreur.





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