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Tour d'Italie

Favoris Tour d’Italie 2025 : Vers un duel Primoz Roglic contre Juan Ayuso ?

Etienne Goursaud

Publié le

Favoris Tour d'Italie 2025 Vers un duel Primoz Roglic contre Juan Ayuso
Photo Icon Sport

TOUR D’ITALIE 2025 – On semble se diriger vers un duel Primoz Roglic / Juan Ayuso sur les routes italiennes, et ce, pendant trois semaines. On fait le point sur les forces et faiblesses des deux coureurs. Et on gardera un œil sur les autres concurrents.

C’est un duel qui semble s’annoncer sur les routes du Tour d’Italie, à partir de ce samedi. Les yeux sont braqués sur Primoz Roglic (Red Bull-Bora-Hansgrohe) et Juan Ayuso (UAE Team Emirates-XRG). L’expérimenté slovène contre le jeune loup espagnol sur les routes italiennes.

Les forces de Primoz Roglic

Son expérience

À 35 ans, Primoz Roglic est désormais rompu à la bataille pour les Grands Tours. Et si le Tour de France lui a moins réussi, sur les autres, c’est du très solide. Dernière participation sur la Vuelta ? Succès en 2024. Il est le recordman de victoires sur le Tour d’Espagne, avec Roberto Heras. Dernière participation sur le Tour d’Italie ? Victoire en 2023, lorsqu’il renverse Geraint Thomas sur le tout dernier chrono. Capable de gagner même quand il n’est pas dans des conditions parfaites et même quand il est le grand favori de la course et observé par tous ses concurrents.

Il a encore gagné en 2025 et a pris l’ascendant sur son adversaire

Mine de rien, après un Tour d’Algarve un peu plombé (8e du général après un chrono raté), le Slovène a dominé le Tour de Catalogne, raflant deux étapes. Il domine au classement général… Juan Ayuso. Avec un beau numéro en solitaire lors de la dernière étape. Vingt kilomètres de raid, sur les routes de Montjuïc, pour déboulonner l’Espagnol, leader du général, mais dominé ce jour-là. Mine de rien, alors qu’on le pensait intouchable, le jeune coureur a pris un petit coup sur la carafe. La première bataille psychologique est donc pour Primoz Roglic.

Les faiblesses de Primoz Roglic

Est-il encore au top ?

Mine de rien, il a 35 ans. Deux ans nous séparent de sa seule victoire sur le Giro. Avec comme principal adversaire un Geraint Thomas lui-même vieillissant. Tandis que sur la Vuelta 2024, il a dominé un Ben O’Connor, qui avait pris de l’avance sur une échappée. Dès que la concurrence monte d’un cran, comme sur le Tour de l’Algarve où il y avait Jonas Vingegaard et un João Almeida en pleine forme, il souffre. Sur le Tour 2024, avant son abandon, il était une jambe en dessous d’un Tadej Pogacar ou d’un Jonas Vingegaard. Sans doute moins fort qu’un Remco Evenepoel. Or, Juan Ayuso, bien que battu en Catalogne, a montré en 2025 qu’il avait franchi un énorme cap, pour se rapprocher du haut du panier mondial.

Les forces de Juan Ayuso

Son équipe

Avec le jeune, mais brillant Isaac Del Toro, mais aussi Adam Yates (3e du Tour 2023), Jay Vine, qui a été brillant sur le Tour de Romandie, l’expérimenté Rafal Majka, le jeune Igor Arrieta et Filippo Baroncini, la Team UAE Emirates-XRG amène en Italie une équipe très impressionnante. Bien plus qu’en 2024, quand Tadej Pogačar a survolé la course italienne. Si l’équipe sur le Tour 2025 sera encore plus folle, la volonté de la formation émirati est d’entourer au mieux son leader espagnol. Notamment en haute montagne, avec une formation très axée grimpeurs. À qui, et c’est peut-être sa seule faiblesse, il manque un gros rouleur, comme Mikkel Bjerg. Même si Brandon McNulty, avec sa polyvalence, peut remplir ce critère. Mais que cette équipe est belle sur le papier. On devrait les voir rouler à l’avant du peloton.

Un début de saison pour lui

Pendant un temps, à l’issue du Tour de Catalogne, Juan Ayuso a été numéro 1 mondial au classement UCI. Fort d’un début de saison, avec une victoire au classement général de Tirreno-Adriatico. Au total, le jeune espagnol totalise déjà cinq succès depuis le début de saison. Et semble avoir franchi un cap partout. Que ce soit en montagne, en chrono comme au sprint. De quoi devenir un vrai prétendant capable d’aller titiller les meilleurs coureurs du monde et un peu partout.





Les faiblesses de Juan Ayuso

Son inexpérience dans un rôle de leader

Mine de rien, pour la première fois de sa carrière, il va aborder un Grand Tour dans la peau d’un grand favori. Avec la pression qui va avec. Déjà sur le podium d’un Grand Tour, sur la Vuelta 2022, il découvrait alors une course de trois semaines, sans pression. Même si sa course avait été intéressante. À ce jour, cela reste son seul podium en Grand Tour. Peut-être la faille la plus importante pour un coureur annoncé comme le concurrent de Primoz Roglic. Un poids qui peut peser très lourd au fil des jours. Surtout si l’Espagnol venait à prendre le maillot rose assez tôt. Des sollicitations médiatiques à la fin de l’étape, tant de choses à laquelle il n’est pas encore habitué.

Ceux qui peuvent perturber le duel

Souvent à l’aise sur les routes italiennes (4ème en 2018, vainqueur en 2019 et encore 2ème en 2022), Richard Carapaz (EF Education-Easy Post) est cependant un peu dans le flou, au moment de débarquer sur les routes italiennes. Avec bien peu de résultats marquants en 2025. Mais une certaine expérience. Du flou également pour le vainqueur du Giro 2021, Egan Bernal (INEOS Grenadiers). Le Colombien s’était fracturé la clavicule à l’entraînement en février. Revenu très rapidement, il avait pris la 7ème place du Tour de Catalogne. Mais n’a pas couru depuis. Leader de la Soudal-Quick Step, Mikel Landa revient sur des routes qui lui ont parfois bien réussi. Et peut profiter d’un marquage, pour tenter d’anticiper en haute montagne.

Quatrième en 2024, Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) est aussi dans l’incertitude, puisque malade et contraint à l’abandon sur les routes du Tour des Alpes. Il faudra voir comment il a récupéré de ses soucis de santé. Derek Gee (Israel-Premier Tech) ou Giulio Ciccone (Lidl-Trek) n’ont pas d’immenses références sur trois semaines, mais restent des excellents grimpeurs, capables de suivre ou presque les meilleurs. Tom Pidcock (Q36.5 Pro Cycling Team) sera une belle inconnue. Auteur d’un gros début de saison, mais moins tranchant sur les ardennaises. Il n’est pas à proprement parler un grimpeur. Mais peut franchir un cap.

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