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Tour d'Italie

Simon Yates, Lidl-Trek, Pidcock : nos tops et flops du Tour d’Italie 2025

Olivier Dobiezynski

Publié le

Simon Yates, Lidl-Trek, Pidcock nos tops et flops du Tour d'Italie 2025
Photo Icon Sport

TOUR D’ITALIE 2025 – Après un Giro de très bonne facture, il est l’heure pour Dicodusport de dresser un bilan. Voici nos tops et flops de l’épreuve transalpine.

Les Tops

Simon Yates

Le coureur britannique est bien évidemment la sensation de ce Giro. Vainqueur du classement général à la surprise générale, en renversant l’épreuve lors de l’avant-dernière étape, le nouveau membre de la Visma Lease a Bike a retrouvé de sa splendeur d’antan. Régulier, évitant les chutes et la malchance, Simon Yates a terrassé Isaac del Toro (UAE Team Emirates – XRG) et Richard Carapaz (EF Education – EasyPost) dans le Finestre. Il remporte ainsi un second Grand Tour en carrière, sept ans après le Tour d’Espagne en 2018.

Isaac del Toro

Difficile de ne pas citer le Mexicain dans nos tops de ce Tour d’Italie. Ainsi, le jeune grimpeur de la formation UAE Team Emirates – XRG a littéralement crevé l’écran tout au long des trois semaines de compétition. Parfois plus fort que son leader Juan Ayuso, il a en plus fait valoir à de nombreuses reprises sa pointe de vitesse, remportant au passage la 17ème étape en rose. Deuxième du classement général final, le tout jeune coureur de 21 ans n’aura perdu son maillot rose, porté durant 12 jours, que le samedi précédant l’arrivée, dépossédé par un Simon Yates en feu.

Lidl-Trek

La formation américaine a parfois laissé des miettes à la concurrence. Omniprésente sur tous les terrains, elle a levé les bras à six reprises : quatre fois pour le seul Mads Pedersen, une fois en échappée avec Carlos Verona et sur le contre-la-montre de Pise avec la grosse cote Daan Hoole. Le Néerlandais s’est offert le scalp de coureurs comme Joshua Tarling ou Edoardo Affini. Mathias Vacek a également montré toute l’étendue de son talent. On pourra bien évidemment regretter pour la Lidl-Trek l’abandon sur chute de son leader Giulio Ciccone, alors en lutte pour le podium.

Le Colle delle Finestre

Comment ne pas citer le col épouvantail de ce Giro ? Avant-dernière ascension de la course, ce col mythique de plus de 18 km à 9,2% a une nouvelle fois proposé un scénario mythique dans un décor époustouflant avec ses chemins de gravel sur 5 km menant vers le sommet. On se souvenait de Christopher Froome et son coup de force en 2018, on se souviendra également du dénouement incroyable de ce Giro avec la prise de pouvoir de Simon Yates et le relais de Wout Van Aert dans la descente.

Wout Van Aert et Mads Pedersen

Les deux classicmen étaient sans doute les deux coureurs phare à suivre sur ce Giro. D’abord, le Belge, premier cité, de la Visma Lease a Bike s’est montré omniprésent. Vainqueur de l’étape des chemins blancs à Sienne, poisson pilote pour Olav Kooij, qui a obtenu deux bouquets et équipier de luxe pour Simon Yates dans la descente du Finestre, Van Aert a réalisé un Tour d’Italie stratosphérique, se montrant enfin à son meilleur niveau. Quant au Danois Mads Pedersen (Lidl-Trek), il repart avec quatre étapes obtenues sur des sprints compliqués, quatre jours en rose et également le maillot Cyclamen.



Lorenzo Fortunato

Enfin, il convient de citer l’Italien Lorenzo Fortunato. S’il n’a pas remporté d’étape, laissant le gain de la 16ème à son équipier Christian Scaroni, il a largement dominé le classement de la montagne, sans réelle concurrence, il est vrai. Le coureur de XDS Astana Team a encore apporté des points précieux en vue de maintien de son équipe.



Les Flops

Thomas Pidcock

Le Giro du Britannique a pris une tournure bizarre : moyen sur tous les terrains et toujours assez loin de la gagne sur une étape et loin de ses ambitions. Modeste seizième du classement général, il n’aura jamais pesé d’une quelconque façon, voire a été transparent. Son équipe Q36.5 Pro Cycling Team n’a pas non plus brillé pour sa première grande invitation en Grand Tour. Matteo Moschetti a obtenu la troisième place à Rome, mais a surtout brillé par son acte infâme sur Olav Kooij lors de la sixième étape.

Intermarché-Wanty

Il y eut la quatrième place de Francesco Busatto sur la première étape en Albanie. Et puis, ce fut le désert complet pour la formation belge. Un peu à l’image d’une saison très terne, les Intermarché-Wanty n’ont jamais existé sur les routes italiennes. Gerben Thijssen a raté l’ensemble de ses sprints et Louis Meintjes, carte principale pour le classement général, a terminé à une très modeste 18ème place.

Red Bull-Bora-Hansgrohe

C’est un Giro complexe qu’a vécu la formation allemande. Parti avec l’ambition de remporter l’épreuve italienne avec son leader slovène Primoz Roglic, entouré d’équipiers aussi solides que Daniel Felipez Martinez, Jai Hindley ou encore Giulio Pellizzari, la Red Bull a dû revoir ses plans à la baisse avec l’abandon prématuré de son leader et de son lieutenant Hindley tantôt, ainsi que l’immense méforme du Colombien Martinez, pourtant sur le podium l’an passé. Une bonne dose de malchance malgré tout, compensée par l’excellente troisième semaine de Pellizzari, sixième au final et par la victoire d’étape de Nico Denz en échappée.

Trop de favoris rapidement au tapis

Malheureusement, ce Giro aura été émaillé par de nombreuses chutes collectives, écartant progressivement un certain nombre de protagonistes de la course à la victoire finale. Parmi ceux-ci, les deux immenses favoris Primoz Roglic lors de la 16ème étape et Juan Ayuso lors de la 18ème étape ont jeté l’éponge tour à tour laissant place à un scénario plus ouvert. Giulio Ciccone (Lidl-Trek) et Mikel Landa (Soudal Quick-Step) ont quitté la course prématurément, le Basque abandonnant même dès la première étape. On peut encore ajouter Jay Vine, Jai Hindley ou encore Geoffrey Bouchard.

Le parcours peu équilibré

Enfin, touchons un mot du parcours tant décrié de ce Tour d’Italie cuvée 2025. On le savait, dès sa parution : son équilibre laissait à désirer. Avec notamment une deuxième semaine relativement calme et sans intérêt et une troisième semaine sous forme d’orgie de montagne concentrée. Par exemple, l’antépénultième étape menant à Champoluc n’a pas servi de sélection pour le classement général, car disputée la veille du Finestre. Néanmoins, on a pu une nouvelle fois vérifier l’adage « ce sont les coureurs qui font la course » puisque ce Giro restera comme un des meilleurs de ces dernières années.

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