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L’évolution des UFC Paris depuis la première carte en 2022

Nicolas Parant

Publié le

L’évolution des UFC Paris depuis la première carte en 2022
Photo Icon Sport

UFC PARIS 4 – Ce samedi 6 septembre marquera la quatrième édition de l’UFC Paris. L’occasion de retracer l’évolution des cartes depuis le lancement de l’événement en 2022.

La plus belle carte de l’UFC Paris est…

Très certainement celle de 2024. Pour le troisième UFC Paris, l’organisation de Dana White avait parfaitement mis le MMA français à l’honneur. Avec 9 Tricolores engagés sur la carte, cette carte était la plus passionnante à suivre pour le public de l’Hexagone. Au-delà du nombre de combattants locaux présents, la qualité et l’intérêt des confrontations de chacun était également au rendez-vous, avec des match up permettant aux Français de soit confirmer et consolider leur statut, soit de prendre encore une dimension supplémentaire.

Nassourdine Imavov et Benoît Saint-Denis affrontaient tous deux des adversaires bien classés (Allen n°8 et Moicano n°11), Gomis se retrouvait contre un Brito sortant de 5 finishs consécutifs, et Farès Ziam était opposé à l’ancien numéro 14 des lightweight, Matt Frevola, plus revanchard que jamais après son revers contre BSD. Si Ciryl Gane et Manon Fiorot étaient absents, cette carte offrait clairement l’opportunité à leurs compatriotes plus éloignés du titre de progresser dans les classements, et de contribuer ainsi à la montée en puissance du MMA français.

L’UFC Paris 4 : une carte hypante ou décevante ?

En regardant à première vue l’entièreté du programme, on ne peut pas dire que cet UFC Paris 4 soit des plus attrayants. Le main-event (Imavov v Borralho) et le co main-event (Saint-Denis v Ruffy) sauve en quelque sorte l’événement et maintient un fort intérêt du public pour celui-ci. De tous les UFC Paris, le combat principal de Nassourdine Imavov reste malgré tout le plus captivant qu’il n’y ait jamais eu dans la capitale. Une demi-finale mondiale, avec un title-fight à la clé pour le vainqueur. Le tout animé par un trash-talk musclé. Du côté de BSD, il retrouve un combattant classé (n°15), invaincu à l’UFC, également Brésilien et partenaire d’entraînement de Borralho. De quoi nourrir définitivement la confrontation à distance entre Nicolas Ott et les Fightings Nerds de São Paulo.

Seuls trois autres Français sont programmés sur la carte, suite au retrait de Farès Ziam : William Gomis, Oumar Sy et Axel Sola. Le premier a un adversaire potentiellement très intéressant, en la personne de Robert Ruchala, l’ancien champion intérimaire du KSW qui avait raté l’unification des ceintures contre Salahdine Parnasse. En revanche, les confrontations pour les deux Tricolores restants sont relativement décevantes sur le papier. Pour ce qui est des autres combats entre étrangers, il n’y a pas d’affiche de rêve comme le WhittakerVettori de l’UFC Paris 1.

Deux combattants classés seront malgré tout de la partie : le vétéran polonais Marcin Tybura (n°7 chez les lourds) et Patricio Pitbull (n°11 en poids plumes). Ce dernier sera opposé à un Francophone, le Belge Losene Keïta, ex-double champion de l’Oktagon MMA. On peut donc dire que l’UFC Paris 4 offre une très belle carte pour un Fight Night, mais qu’elle laisse globalement les Tricolores sur leur faim, n’étant pas vraiment une vitrine du MMA français comme c’était le cas l’an passé.



Une meilleure carte que l’UFC Paris 1 et l’UFC Paris 2 ?

Il est difficile de comparer cet UFC Paris 4 par rapport aux deux premiers événements. Chaque édition avait ses forces et ses faiblesses. L’UFC Paris 2 avait le mérite de voir 9 Français engagés sur la carte, dont le très populaire Morgan Charrière, spécialement signé pour l’occasion. En plus de ça, Manon Fiorot avait un co main-event royal contre l’ancienne championne UFC Rose Namajunas. Toutefois, le programme avait deux défauts : le combat franco-français (Gomis v Ghemmouri) et surtout le main-event entre Gane et Spivac, qui n’était pas du tout passionnant, car bien trop déséquilibré sur le papier. Au contraire, l’UFC Paris 1 proposait une belle affiche avec Bon Gamin face à Tuivasa en clou du spectacle. En plus de ça, le public français avait eu l’honneur d’accueillir un ancien champion de l’organisation à Paris (Robert Whittaker chez les middleweight). Ce qui relevait de l’inimaginable avant que cela ne devienne réalité. Toutefois, la carte restait relativement timide, outre la présence d’Imavov, quasiment l’un des seuls Tricolores classés à l’UFC à ce moment (n°12).



Cette rétrospective permet aussi de mesurer la progression des autres Français engagés dans ce premier UFC Paris (Gomis, Ziam et Saint-Denis). Les trois hommes étaient encore totalement méconnus à l’époque, comparativement à leur statut actuel. Quand on regarde la carte de l’UFC Paris 4, on voit nettement que les enjeux pour les Tricolores n’ont plus rien à voir avec ceux de la première édition. La plupart sont aux portes du Top 15 ou y sont déjà. Et cela montre à quel point le MMA français a progressé ces dernières années.

Si l’on devait faire un classement final des différentes cartes des UFC Paris, le troisième opus pointerait en tête, suivi certainement de l’UFC Paris 2, puis de l’UFC Paris 4 et finalement de l’UFC Paris 1.

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