Quel combattant français a le plus à perdre lors de l’UFC Paris 4 ?
UFC PARIS 4 – Cinq Tricolores seront à l’affiche de l’UFC Paris, le 6 septembre prochain. Un rendez-vous où tous auront évidemment beaucoup à gagner, mais lequel joue le plus gros ?
- À ce sujet – Qui sont les grands oubliés de l’UFC Paris 4 ?
Le plus gros enjeu de la soirée pour Nassourdine Imavov
L’homme qui est de très loin celui qui a le plus à perdre est également celui qui a le plus à gagner. En cas de succès, le Russian Sniper devrait se voir offrir le graal pour n’importe quel combattant de MMA : un title-fight pour la ceinture de l’UFC. Chez les middleweight, la catégorie dominée actuellement par la superstar Khamzat Chimaev. Mais, contrairement à son adversaire, qui prend ce combat comme une belle opportunité de progresser dans la hiérarchie, le Français ne bougera pas au classement même en cas de victoire à l’UFC Paris.
- À ce sujet – Un UFC numéroté en France, c’est pour quand ?
Numéro 2 de la division, le Franco-Daghestanais prend ainsi un énorme risque en regardant loin derrière lui (Borralho étant n°7). Sa série de quatre victoires consécutives contre des membres du Top 10 ne lui avait pas permis d’être le challenger de Du Plessis. On espère au moins qu’en cas de cinquième succès, Dana White n’aura plus rien à redire concernant sa légitimité à se retrouver dans l’octogone face à Borz.
🗣️ Khamzat Chimaev affirme que son prochain adversaire sera le vainqueur de 🇫🇷 Imavov V Borralho 🇧🇷#UFC319 pic.twitter.com/D6JsZVSICM
— RMC Sport Combat (@RMCSportCombat) August 17, 2025
Benoît Saint-Denis : vers la renaissance
God of War a l’occasion de définitivement tirer un trait sur son année 2024 compliquée et ses deux revers d’affilée contre Poirier et Moicano. Son dernier rendez-vous dans l’octogone contre un Prepolec booké en short-notice relevait vulgairement du « combat en carton ». Cette fois, Saint-Denis retrouve un adversaire de top niveau, un adversaire classé (n°15), qu’il devra impérativement vaincre pour entamer une nouvelle marche en avant dans cette division lightweight.
S’il venait à s’imposer contre Ruffy, BSD ne devrait pas rentrer pour autant dans le Top 10. Mais, cela lui conférerait à nouveau le droit d’affronter un homme de ce cercle. Et dans sa ligne de mire, l’ex-membre des Forces Spéciales en a un en particulier : Mateusz Gamrot. Cela va faire deux ans que le Français call-out le Polonais. Un trash-talk plus intensif entre les deux combattants a même commencé à naître ces derniers mois.
🗣️ « C’est pas un Gamrot avec son taux de finish de 0% qui me faisait peur. »
Benoît Saint Denis assure qu’il n’a refusé aucun combat, contrairement à ce qu’affirmait Mateusz Gamrot il y a quelques heures. 😳#UFC315pic.twitter.com/M3uEIcdAHQ
— ActuMMA (@actu_mma) May 6, 2025
Contre Ruffy, Saint-Denis a tout de même beaucoup à perdre. Une troisième défaite en quatre combats signifierait un lourd déclassement pour le Français. Il fragiliserait fortement sa place dans le Top 15. Et il devra ainsi combattre à nouveau derrière lui pour viser plus haut. C’est clairement tout ce que le Bayonnais ne veut pas, lui qui est un homme très ambitieux et qui a fait la promesse de devenir un jour champion.
Sy et Gomis : un combat pour rester aux portes du Top 15
Oumar Sy et William Gomis ont moins à jouer que leurs deux compatriotes cités précédemment. Les deux hommes ne sont pas très loin du Top 15, Sy a d’ailleurs déjà eu la possibilité d’y entrer lors de son dernier duel face à Alonzo Menifield. Mais, même si les Tricolores venaient à s’imposer respectivement, aucun ne devrait devenir un combattant classé à l’issue de la soirée.
Dans une catégorie des mi-lourds globalement peu desservie, Oumar Sy doit frapper fort contre Brendson Ribeiro. Car en cas de succès, il pourrait aisément affronter un nouveau membre du Top 15 juste après. En revanche, ce ne sera pas forcément le cas de Gomis, car la division featherweight est extrêmement dense, et des nouveaux venus à gros statut y débarquent régulièrement (comme Pitbull et Keïta). Le Français doit s’imposer pour rester devant les portes, mais il pourrait avoir besoin d’au moins deux succès supplémentaires (et si possible des finishs) pour défier un combattant classé.
Son atout lors de cet UFC Paris est d’affronter un opposant de choix, Robert Ruchala, ex-champion intérimaire du KSW et ancien adversaire de Salahdine Parnasse. Pour atteindre son objectif de défier un Top 15 l’an prochain, cela passera forcément par une jolie prestation, samedi soir.
🚨 J-4 AVANT L’UFC PARIS 2025 !!
🔥🇫🇷 William Gomis n’a jamais déçu les Français à Bercy, il vient pour briller de nouveau face au Polonais Ruchala, ancien champion intérimaire des -66kg au KSW
📺 Son ITW exclusive à 4 jours de son combat, c’est ici : https://t.co/ya0hegMsCl pic.twitter.com/LpkWYZvlfg
— RMC Sport Combat (@RMCSportCombat) September 2, 2025
Le grand saut pour Axel Sola !
L’ancien champion des poids légers de l’Arès FC a vraiment tout à gagner et rien à perdre. À l’instar de Benoît Saint-Denis à l’UFC Paris 1, la seule et unique signature française en marge du nouvel événement fera ses premiers pas dans des circonstances complexes : en short-notice (en signant à deux semaines du combat) et dans une catégorie qui n’est pas la sienne (Sola est un poids légers qui combattra ici en mi-moyens). Le Français ne risque pas grand-chose, même en cas de défaite, il ne se fera pas couper son contrat après seulement un revers dans ce contexte particulier. Nombreux sont les combattants qui connaissent une grande carrière à l’UFC même après des débuts ratés dans l’organisation, comme Merab Dvalishvili ou Belal Muhammad.
Dana White apprécie les hommes arrangeants et motivés, prêts à accepter n’importe qui n’importe quand… et surtout les combattants spectaculaires. Sola a déjà rempli les deux premiers critères hors de l’octogone, il n’aura plus qu’à valider le dernier le soir du gala. Une belle prestation et les choses pourraient s’enchaîner vite pour le Français. Un joli KO à l’image de Morgan Charrière à l’UFC Paris 2, ce qui lui permettrait de prendre un bonus et les faveurs de l’organisation. C’est tout ce que l’on souhaite au pensionnaire du Boxing Squad, qui fêtera ses 28 ans dans moins de deux semaines.


