Un UFC numéroté en France, c’est pour quand ?
UFC – Si l’organisation reine du MMA va se délocaliser en France pour la quatrième fois de son histoire, aucun événement à Paris n’a encore fait partie des fameux UFC numérotés. Peut-on espérer voir cela arriver dans les prochaines années ?
Une ceinture : la condition sine qua non !
Pour espérer voir un UFC numéroté à Paris, il faudra impérativement qu’un combattant de la carte y dispute un combat de championnat. Et en toute logique, un combattant français. Si cette circonstance n’est historiquement pas indispensable, la quasi-totalité des UFC numérotés de la dernière décennie ont eu une ceinture en jeu dans leur programme. On peut relever quelques rares exceptions, à l’image de l’UFC 202, où le superfight entre Conor McGregor et Nate Diaz suffisait à justifier l’événement à lui seul. Aussi, aucun titre n’avait été disputé lors de l’UFC 234, puisque le title-fight prévu entre Whittaker et Gastelum avait finalement été annulé le jour même du gala.
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Parenthèse fermée, même un Français qui combattrait pour le titre ne le ferait pas impérativement à l’UFC Paris. Récemment, Ciryl Gane (plusieurs fois) et Manon Fiorot sont tous deux rentrés dans l’octogone pour la ceinture, mais en Amérique. Pour qu’un Tricolore pousse Dana White à organiser une soirée numérotée dans la capitale, il faudrait que ce combattant soit dans une position de champion (plus légitime à combattre à domicile), qu’il jouisse d’une énorme cote de popularité auprès du public américain, et que cette cote soit si possible supérieure à celle de son adversaire. Pour l’heure, aucun Français ne répond au premier critère, ni ne semble faire l’unanimité outre-Atlantique. Comme on a pu le voir avec Nassourdine Imavov, récemment oublié pour le titre (au profit d’un Chimaev plus bankable) malgré sa position de numéro 1 au classement middleweight.
🚨 NASSOURDINE IMAVOV 𝗣𝗥𝗘𝗠𝗜𝗘𝗥 DU CLASSEMENT MIDDLEWEIGHT ! 🤯
Sean Strickland perd une place suite à sa défaite face au champion Dricus Du Plessis, ce qui profite au Français. 📈🇫🇷 pic.twitter.com/j5MAt1MP1A
— La Sueur (@LaSueur_off) February 11, 2025
Paris, le meilleur public du monde !
La France a tout de même des espoirs de voir un jour un UFC numéroté dans l’Hexagone. En 2023, Dana White avait déclaré que Paris méritait un événement de cette ampleur. Et la ville-lumière a effectivement un argument de taille à faire valoir : la ferveur de son public. Reconnue par les personnalités les plus influentes du MMA. Michael Bisping, ancien champion et commentateur de l’UFC aux USA, avait admis après le second opus que le public français était le meilleur du monde. Cette effervescence permet à l’Accor Arena d’afficher complet ces dernières années, attirant près de 16 000 spectateurs à chaque rendez-vous.
Le public français a CHOQUÉ la légende Michael Bisping 🇫🇷🔥 pic.twitter.com/a7yPDoqnrR
— ARENA (@MMArena_) September 3, 2023
Mais, si un UFC numéroté venait à poser ses valises en France, le principal risque est que le patron de l’organisation choisisse de le fixer aux horaires américains, comme cela a été le cas lors de l’UFC 304 à Manchester. Avec une carte principale débutant en plein milieu de la nuit, les Anglais avaient perdu l’un des avantages les plus précieux d’un rendez-vous à domicile. Paddy Pimblett et Leon Edwards avaient publiquement dénoncé que ce type de programmation influait négativement sur les performances des locaux, au bénéfice des Américains. Heureusement, un UFC numéroté ne signifie pas impérativement des horaires US. Quelques galas exceptionnels comme l’UFC 308 (Abu Dhabi) ou l’UFC 286 (Londres) vont dans ce sens.
Paddy Pimblett est contrarié à propos des horaires de l’#UFC304 qui désavantagent les combattants locaux. 😠
Pour rappel, la carte principale débutera à 3h du matin, heure locale. 💤🏴 pic.twitter.com/BGEBkSEXOu
— La Sueur (@LaSueur_off) May 23, 2024
En conclusion, la tenue d’un UFC numéroté à Paris dans les prochaines années reste clairement envisageable, mais demeure complexe. Des conditions doivent être réunies : la présence d’un Français prêt à combattre pour le titre lors du mois de septembre (période des UFC Paris) et lors d’un main-event suffisamment « modeste » pour que l’organisation n’opte pas pour une autre destination plus lucrative, comme cela sera le cas pour le prochain Gane vs Aspinall à l’UFC 321 à Abu Dhabi.


