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Victor Wembanyama sur le flanc, Alexandre Sarr s’affirme : le point sur le début de saison des Français en NBA

Paul Lalevee

Publié le

Victor Wembanyama sur le flanc, Alexandre Sarr s'affirme le point sur le début de saison des Français en NBA
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NBA 2025/2026 – Après un peu plus d’un mois de saison régulière, les 19 Français de NBA ne sont pas tous dans la même situation. 

Les 19 Français de la Grande Ligue ne vivent pas tous le même début de saison. Entre un pivot quasiment au niveau MVP et des jeunes qui cirent surtout le banc de leur équipe respective, chacun vit une saison 2025/2026 bien différente.

Rudy Gobert (10,7 points, 10,2 rebonds, 32 minutes de jeu)

Le pivot des Minnesota Timberwolves reste la pierre angulaire défensive de son équipe. L’impact physique de Rudy Gobert baisse légèrement par rapport à ses années précédentes, tout comme ses statistiques (plus basse moyenne au rebond depuis sa deuxième saison, avec 10,2 prises par match). Minnesota n’est pour l’heure que 7ème à l’Ouest, mais Gobert tient toujours son double double.

Nicolas Batum (4,5 points, 37% à 3 points, 17 minutes de jeu)

Le vétéran est dans son rôle aux Los Angeles Clippers. Et, justement, Nicolas Batum n’est pas attendu uniquement sur le terrain. Pour l’heure, les Clippers sont moins performants que l’an passé. Le retour de Kawhi Leonard devrait faire du bien, alors que James Harden rayonne sur les derniers matchs. De son côté, Batum continue à boucher les trous et à être précieux pour son équipe.

Guerschon Yabusele (2,7 points, 2,2 rebonds, 10,5 minutes)

Il ne s’attendait sans doute pas à ce début de saison. Quand Guerschon Yabusele a signé aux Knicks, après une saison avec Philadelphie de haut niveau, le poste 4 des Bleus ne pouvait pas imaginer que Mike Brown ne s’en servirait que si peu. Son agent Olivier Mazet a récemment confié à RMC qu’il y avait évidemment une forme de frustration, à la fois au niveau des performances que du temps de jeu, pas forcément celui espéré à sa signature. Maladroit au tir (35% au tir global), Yabusele est pour l’heure décevant avec New York.

Zaccharie Risacher (11,3 points, 29% à 3 points, 24 minutes)

Le début de saison est bon et, pourtant, il reste frustrant. Non pas en raison des performances du numéro 1 de draft. Zaccharie Risacher joue bien et il dispose d’un rôle bien défini au sein de cette équipe ambitieuse des Hawks, qui performent même en l’absence de Trae Young. Titulaire tous les soirs, le Français est toutefois peu responsabilisé balle en main, et son temps de jeu ne grimpe pas. En fin de saison dernière, Risacher avait pris davantage de responsabilités. Souhaitons le même destin pour sa saison sophomore.



Alexandre Sarr (18,1 points, 8,4 rebonds, 2 contres, 29 minutes)

Au sein des Washington Wizards, Alexandre Sarr est l’une des rares satisfactions cette saison. Sarr est en train de passer le cap offensivement et il est le meilleur marqueur des Wizards pour l’instant. Comme Wembanyama, il joue plus proche du cercle et il est donc plus efficace. Ses qualités de passeur sont aussi mises en avant à Washington, tout comme sa capacité à contrer (2ème au contre par match, derrière Wemby).



Bilal Coulibaly (9,6 points, 4 rebonds, 3 passes, 25 minutes)

Absent en début de saison après une blessure lors du training camp, Bilal Coulibaly souffre de la comparaison avec son compatriote à Washington. Pour sa troisième saison dans la Ligue, il n’a pour l’heure pas réussi à revenir au niveau de l’an passé.  Quelque peu irrégulier, même en défense, l’ailier doit pourtant confirmer cette saison.

Maxime Raynaud (5,2 points, 3,4 rebonds, 10 matchs joués, 13 minutes)

Maxime Raynaud est l’un des rares jeunes français draftés qui jouent des matchs. Ses statistiques ne sont pas fantastiques, mais c’est aussi l’apprentissage pour le pivot français. Avec l’absence de Domantas Sabonis pour plusieurs semaines, et alors que des rumeurs l’envoient loin de Sacramento, Maxime Raynaud pourrait avoir sa chance dans la deuxième partie de saison.

Joan Beringer (2 points, 1 rebond, 4 minutes)

Drafté en 17ème position par Minnesota, Joan Beringer apprend. Mais sur son poste, les Timberwolves sont plus que dotés. Rudy Gobert, déjà, en pivot, mais aussi Julius Randle et Naz Reid. Résultat, le pivot rookie n’a que quelques minutes de temps de jeu à se mettre sous la dent.

Noa Essengue

Voulu par Chicago, Noa Essengue fait surtout beaucoup de trajets entre la NBA et la G-League. Il n’a pour l’heure disputé que deux bouts de match (3 minutes de moyenne). Les Bulls performent sur ce début de saison, étonnamment, et le Français est devancé par plusieurs joueurs de l’effectif sur son poste. Pour le voir réintégrer à plein temps la franchise, il faudra sans doute quelques défaites à Chicago.

Noah Penda (3,3 points, 2,4 rebonds, 9 matchs joués, 8 minutes)

L’absence de Paolo Banchero fait un bien fou à Noah Penda. Malgré un bon été de préparation, l’intérieur français n’avait eu que quelques minutes en début de saison. Mais depuis la blessure du franchise player du Magic, Penda réussit à gratter du temps de jeu (23 minutes contre Boston, 22 contre Philadelphie). Après avoir été envoyé en G-League, le Français pourrait donc s’installer dans la rotation sur les postes 3-4. Il faudra tout de même surveiller le retour de Banchero, qui réduira logiquement l’impact de Penda.

Nolan Traoré (1,8 point, 1,3 passe, 4 matchs joués, 8,8 minutes)

Le début de saison est très difficile pour Nolan Traoré avec Brooklyn. Au sein d’une équipe qui ne vise rien d’autre que la Draft et qui a sélectionné trois meneurs cet été, Traoré n’a pas trouvé sa place. Alors qu’Egor Demin semble s’imposer aux Nets, Traoré passe beaucoup de temps en G-League. Il faudra trouver les bonnes opportunités, alors qu’il est attendu comme le futur meneur des Bleus.

Pacome Dadiet et Mohamed Diawara

Les deux autres Français des Knicks n’ont que des bribes de match, en garbage time. Au sein d’une équipe qui vise les Finales NBA, les jeunes intérieurs ont un rôle anecdotique, en bout de banc.

Moussa Diabaté (10 points, 8,3 rebonds, 1,2 contres, 23 minutes)

On ne sait pas ce que va donner Charlotte, mais Moussa Diabaté fait le job. Après avoir refusé de revenir en Bleu cet été, le pivot tourne en quasi double double avec les Hornets. En two-way contract l’an passé, il s’épanouit grandement dans ce rôle de pivot back-up (une fois titulaire en 17 rencontres). Bon défenseur, mobile, énergique, athlétique… il a le profil parfait du deuxième pivot de qualité dans cette ligue.

Tidjane Salaün (3,1 points, 3,6 rebonds, 36% au tir, 12 minutes)

Pour l’autre Français de Charlotte, la donne est un peu différente. Encore jeune, Tidjane Salaün tarde à montrer qu’il a sa place dans un effectif NBA. Surtout que celui de Charlotte n’est pas le meilleur ni le plus fourni. Envoyé en G-League, il performe. Suffisamment pour s’imposer dans la Grande Ligue ?

Ousmane Dieng (3 points, 28% à 3 points, 11 minutes)

Comment faire sa place dans un effectif champion l’été dernier et qui sur-domine la Ligue, alors que Jalen Williams est encore absent ? Ousmane Dieng a remporté une bague de champion, mais son temps de jeu en souffre. Il ne joue pas ou très peu. Mais il est beaucoup trop fort pour la G-League. Faut-il partir du Thunder pour trouver des minutes ?

Sidy Cissoko (4,4 points, 16,7 minutes de jeu)

Après un début de carrière à San Antonio, Sidy Cissoko s’impose enfin du côté de Portland. Il a joué plus de 22 minutes sur ses cinq derniers matchs, en profitant des absences. Son manque de réussite offensive (moins de 4 tirs tentés par match) est pour l’heure un frein, et le sera encore pour conserver une place de titulaire NBA.

Rayan Rupert (1,9 point, 2 rebonds, 7,9 minutes)

Tout comme son compatriote à Portland, Rayan Rupert vit un début de saison compliqué. Son temps de jeu est le plus faible de sa carrière NBA, alors qu’il entre dans sa troisième saison. Peu en réussite offensivement (27% à 3 points), Rupert a toutefois dépassé son record de points (10) il y a quelques jours. Synonyme du lancement de sa saison ?

Victor Wembanyama (26,2 points, 12,9 rebonds, 4 passes, 3,6 contres, 34,7 minutes)

Un début de saison en mode MVP, avec des performances qui ont fait le tour de la planète. Pour sa troisième saison NBA, Victor Wembanyama a décidé de choquer le monde du basket. San Antonio a même commencé sur un 5-0 dans le sillage de « l’Alien ». Ça n’était jamais arrivé dans l’histoire de la franchise texane. Plus costaud, plus dominant, l’intérieur joue plus proche du cercle depuis le coup d’envoi de la saison. Du coup, il est plus efficace globalement (50% aux tirs contre 47 l’an dernier) et il tire plus de lancers francs (7 contre 4). Son match contre Dallas et Anthony Davis pour l’ouverture de la saison (40 points, 15 rebonds, 3 contres) a directement planté le décor. Une seule fois sous les 19 points sur le début de saison, Wemby a clairement passé un cap.

Touché au mollet depuis la mi-novembre, toutes les précautions ont été prises autour de Victor Wembanyama. Rejouera-t-il avant Noël ? Pas sûr. Mais le Français est en tout cas prêt pour rentrer dans la discussion des meilleurs joueurs de la Ligue.

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