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NBA 2025/2026 : L’an III de Victor Wembanyama, que peut viser le phénomène ?

Victor Clot-Amiot

Publié le

NBA 20252026 L'an III de Victor Wembanyama, que peut viser le phénomène
Photo Icon Sport

NBA 2025/2026 – À l’aube de sa troisième saison en NBA, Victor Wembanyama sera à nouveau la pièce maîtresse des Spurs, une franchise désormais attendue à la lutte pour les places en playoffs.

Retour en forme

On l’a vu jouer au football au Costa Rica ou en pleine immersion dans le quotidien des moines Shaolin, mais l’heure de la reprise a sonné pour Victor Wembanyama. Celui qui a manqué tout le dernier tiers de la saison dernière après une thrombose veineuse à l’épaule juste après le All-Star Game a annoncé avoir fourni un travail immense pendant l’été. Ainsi, le Français se dit prêt pour aborder la saison dans une forme physique étincelante afin de tenir dans la durée d’une saison régulière composée de 82 matchs. En prime, le géant Wembanyama a été mesuré à 223,5 cm, soit 1,5 de plus que l’année dernière à la même période.

Les voyants sont donc au vert, d’autant que le Français n’était pas dans la sélection française pour l’EuroBasket. De quoi entrevoir la saison sereinement après une première année où il a fallu s’adapter à la répétition des matchs et un deuxième exercice en tant que sophomore abordé avec un tournoi olympique dans les jambes. Rookie de l’année en 2023-2024, déjà en double double de moyenne lors de ses deux premières saisons, Victor Wembanyama pourrait encore affiner ses lignes de statistiques et compter sur une équipe qui semble enfin capable de jouer le Top 10 a minima, dans une conférence réputée comme étant la plus dense.

Un effectif enfin à la hauteur ?

L’intersaison a en effet vu les Spurs se renforcer avec les arrivées de Dylan Harper, deuxième choix de la draft, ou encore de Luke Kornet et Kenny Olynyk qui s’inscriront dans une rotation plus solide. Néanmoins, c’est finalement l’arrivée de De’Aaron Fox juste avant le All-Star Break qui suscite le plus d’attentes. Si le meneur a déjà enfilé le maillot des Spurs, il n’a joué que cinq rencontres avec Wemby avant que le Français ne se blesse. Un mois plus tard, il se blessait à son tour, contraint de tirer un trait sur la fin de saison. L’association Victor Wembanyama – De’Aaron Fox sera donc l’une des curiosités de ce début de saison et pourrait ouvrir plus d’espaces au Français et lui permettre de déléguer la création.

Il faudra par ailleurs compter sur Stephon Castle, rookie de l’année en 2025, Harrison Barnes pour l’expérience et capable de prendre feu à 3 points, ainsi que sur Keldon Johnson, Devin Vassell et Jeremy Sochan. Le Polonais, réputé très bon défenseur et capable de mettre en déroute les meneurs adverses, devra néanmoins progresser sur le plan offensif. On l’aura compris, Victor Wembanyama sera donc le leader d’un effectif qui semble cohérent et plus solide sur le papier au regard de celui des deux dernières saisons.

Mais pour quelles attentes d’un point de vue collectif ? L’équipe semble taillée pour être en lice pour les places en Play-In. Dans un autre contexte, elle aurait pu prétendre au top 6 et à une qualification directe en Play-Off mais la conférence ouest propose un plateau d’une telle densité qu’une performance de ce niveau serait une surprise. Il serait au contraire décevant de voir les Spurs stagner en dehors du top 10. Si la franchise de San Antonio a progressé, passant de 22 à 34 victoires au cours des deux dernières années, il faudra faire mieux et tourner probablement autour des 40 pour espérer disputer le Play-In.





Qu’attendre individuellement ?

Sur le plan individuel, Wembanyama a tout pour réaliser une saison de cador. De là à entrer dans la liste des prétendants au titre de MVP ? Peut-être pas au regard de sa récente blessure et des prétentions collectives de sa franchise encore un peu faibles sans doute. Néanmoins, sauf aléa majeur, le statut de All-Star et la distinction de Defensive Player of the Year ne semblent pas pouvoir lui échapper. Il ne serait pas étonnant non plus de le voir réaliser un match à plus de 50 points. Une prouesse qu’il a déjà réalisée l’an dernier contre les Wizards quelques semaines avant d’empiler presque coup sur coup deux matchs à 42 points.

Son récent match de pré-saison contre les Pacers, vice-champions en titre a néanmoins permis de mettre en lumière des points d’amélioration. S’il a été efficace offensivement (27 points, 4 passes, 2/3 à 3 points, le tout en 24 minutes), Wemby a cependant totalisé sept pertes de balle, soit près de 40% des turnovers de son équipe. Le Français a ainsi conclu ses deux premières saisons avec une moyenne de 3,7 et 3,2 ballons perdus par match. Un domaine dans lequel il est donc largement perfectible, même si le Français a une nouvelle fois impressionné…

En revanche, s’il y a bien un aspect du jeu dans lequel le Français n’a pas d’égal, il s’agit des contres. Tournant en moyenne à 3,8 contres par match la saison dernière, Wembanyama sait se montrer dissuasif sous le cercle et pourrait pourquoi pas réaliser la prouesse immense de terminer un match en triple double avec 10 contres. L’an dernier déjà, contre Portland, il avait conclu une rencontre en double double avec 30 points et 10 contres. Une affaire à suivre donc, même si en résumé l’an III de Wembanyama pourrait bien être l’année de la consistance… ou du décollage vers de nouveaux sommets !

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