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Coupe du monde de ski alpin

Scheib, Franzoni, Ljutić… Les Tops et Flops de la saison de ski alpin

Maxime Cazenave

Publié le

Scheib, Franzoni, Ljutić Les Tops et Flops de la saison de ski alpin
Photo Icon Sport

SKI ALPIN – Suite aux finales disputée à Lillehammer cette saison, découvrez les tops et flops de cet hiver en ski alpin.

Les Tops

Franjo von Allmen (24 ans, Suisse)

Faisant partie des révélations de l’hiver dernier, Franjo von Allmen a fait plus que confirmer cet hiver. S’il compte une victoire de moins en Coupe du monde (descentes de Val Gardena et Crans-Montana) pour autant de podiums (7) que l’hiver précédent, l’autre fusée suisse s’est imposée comme la star des Jeux olympiques.

Tout simplement intouchable à Bormio, il a glané 3 médailles d’or sur les 3 épreuves auxquelles il a pris part (descente, super-G et combiné). Une réussite totale qui lui confère un nouveau statut à seulement 24 ans. Et s’il a levé le pied suite à sa conquête olympique, nul doute qu’il sera un candidat sérieux dans la course aux globes la saison prochaine.

Julia Scheib (27 ans, Autriche)

Sûrement la plus grande sensation de cet hiver. Auteure d’un seul podium en carrière avant le début de la saison, Julia Scheib a littéralement cartonné cet hiver. Portée par son premier succès décroché dès son premier géant à Sölden, elle a ensuite réalisé une saison absolument brillante.

Excepté ses deux sorties de piste à Špindlerův Mlýn et à Mont-Tremblant, elle n’a pas quitté la boîte lors des huit autres courses, alignant un total de 5 victoires ! Ses résultats exceptionnels lui ont ainsi permis de décrocher son premier petit globe lors des finales de Lillehammer. Au final, seuls les Jeux olympiques pourront lui rester en travers de la gorge (5e). À 27 ans, l’Autrichienne sera donc attendue au tournant pour confirmer cet hiver de feu.

Giovanni Franzoni (24 ans, Italie)

Tout simplement la révélation de l’hiver. S’il s’était déjà approché à plusieurs reprises d’un podium sans l’accrocher, Giovanni Franzoni a brisé son plafond de verre avec maestria. Discret lors des deux premières manches américaines, il a ensuite gratté une superbe 3e place sur le super-G de Val Gardena. Un résultat qui a fait office de déclic.



Dans la foulée, il a multiplié les meilleurs temps aux entraînements, tout en confirmant en piste. À Wengen et Kitzbühel, il a changé de dimension en remportant deux victoires dans deux spécialités (super-G et descente), tout en ajoutant une nouvelle 3e place ! Il confirmera ensuite sa forme olympique en décrochant une magnifique médaille d’argent à Milan-Cortina, avant d’affirmer sa nouvelle régularité en fin de saison avec plusieurs Tops 6 et un 5e et dernier podium en Coupe du monde.



Mikaela Shiffrin (31 ans, États-Unis)

La reine du slalom a repris son trône, et de quelle manière ! En dépit de quelques succès, le dernier hiver de Mikaela Shiffrin avait été tronqué par une blessure à l’abdomen. Une blessure oubliée au vu du retour de sa domination quasi absolue. En retrait sur le géant, où elle n’a pas accroché une seule boîte, l’Américaine a écrasé la saison de slalom.

Sur ses 11 départs dans la spécialité en Coupe du monde, elle a cumulé la bagatelle de 10 succès ! Seule Camille Rast a réussi l’exploit de la battre à Kranjska Gora. De quoi lui assurer le petit globe de la spécialité, mais aussi son 6e gros globe de cristal. Et si cela ne suffisait pas, elle a réalisé une démonstration aux Jeux olympiques en collant plus d’une seconde et demie à sa dauphine pour s’emparer de l’or. À 31 ans, la skieuse aux 110 victoires en Coupe du monde en a encore sous les skis.

Emma Aicher (22 ans, Allemagne)

Sur la pente ascendante, Emma Aicher a totalement explosé cet hiver. Suite à ses deux premiers succès l’an dernier, la jeune Allemande de 22 ans a fait parler sa polyvalence et son endurance pour décrocher 10 podiums, dont 3 victoires. Alignée sur toutes les disciplines, sa régularité lui a permis de rester dans la course au gros globe jusqu’à la dernière course.

2e du général, mais aussi dans le Top 6 de trois spécialités (descente, slalom et super-G), Emma Aicher a également obtenu sa première médaille olympique en terminant 2e du combiné. De quoi parachever une saison exceptionnelle, où l’Allemande s’est invitée à la table des cadors.

Paco Rassat (27 ans, France)

Qui aurait pu prédire en début de saison que, sur les 3 victoires du ski alpin français cet hiver, 2 seraient acquises par Paco Rassat ? S’il s’était affirmé ces derniers mois dans le Top 15 mondial en multipliant les places d’honneur entre 9 et 15, le slalomeur tricolore a tout cassé en début de saison. 6e à Levi, il a ensuite raflé une victoire détonante à Gürgl pour ouvrir son palmarès.

Malgré un abandon à Val d’Isère entre deux, il a enchaîné avec un nouveau podium à Madonna di Campiglio, avant de triompher à Adelboden ! Dans la course au globe en janvier, il a ensuite marqué le pas, notamment aux Jeux olympiques, où il n’a pas terminé la course. Malgré tout, le Chambérien a démontré son aptitude à jouer les premiers rôles.

Benjamin Jacques Alliod (26 ans, Italie)

À un moindre niveau, Benjamin Jacques Alliod s’est révélé comme l’une des belles surprises de l’hiver. Pour sa troisième saison sur le circuit, l’Italien a progressé de manière édifiante. Auteur de seulement deux anecdotiques Tops 30 jusque-là (16e de la descente de Kvitfjell, et 28e de celle de Wengen en 2025), il a reproduit cette performance à 9 reprises cet hiver, en super-G comme en descente.

Ces dernières semaines, il est même passé à 17 centièmes du podium sur la descente de Crans-Montana (5e), avant de boucler la saison par une 8e place à Lillehammer. Ses deux meilleurs résultats en carrière. De quoi se tailler une belle place au sein de la dense équipe italienne.


Les Flops

Justin Murisier (34 ans, Suisse)

Vainqueur de sa première Coupe du monde à Beaver Creek et solidement installé dans le Top 20 du classement général l’an dernier, Justin Murisier a clairement rétrogradé cet hiver. S’il avait laissé de côté le géant pour se concentrer sur la descente et le super-G, il n’a jamais trouvé la bonne carburation. Incapable de se hisser dans le moindre Top 10, souvent relégué au-delà de la 20e place, ses performances l’ont carrément privé des Jeux olympiques.

Le Suisse a ainsi bouclé cette fade saison avec seulement 142 points au général, et pour meilleur résultat deux anecdotiques 10e places en fin de saison. En termes de chiffres, il s’agit de son hiver le moins concluant depuis une décennie. Une page s’est peut-être tournée.

Zrinka Ljutić (22 ans, Croatie)

Meilleure jeune, 4e du général, gagnante du petit globe du slalom, Zrinka Ljutić sortait d’une saison canon. Les attentes étaient donc élevées cet hiver. Hélas, la confirmation n’a pas été au rendez-vous. Hormis une 2e place sur le géant de Mont-Tremblant, et quelques placettes éparpillées, la Croate est passée à côté de son hiver.

Minée par des erreurs qui ne lui ressemblent pas, elle a accumulé les résultats décevants et les sorties de piste, au point d’être absente des classements généraux de fin de saison (27e au global, 23e en slalom, 9e en super-G). En ajoutant à cela deux courses traversées comme un fantôme à Milan-Cortina, le bilan est bien maigre.

James Crawford (28 ans, Canada)

L’une des plus grandes déceptions de cet hiver. 5e du classement de la descente et vainqueur de sa première manche de Coupe du monde l’hiver dernier, James Crawford a disparu des premiers rôles. La 7e place obtenue sur le dantesque super-G de Beaver Creek en novembre est même restée son meilleur résultat de la saison, bien loin de ses rêves d’or olympique.

Jamais dans le coup, il a accumulé les places décevantes au-delà du Top 20, et parfois même du Top 30. Logiquement, un miracle ne s’est pas produit à Milan-Cortina, où son niveau actuel ne lui permettait pas de lutter. À 28 ans, le Canadien va sans doute se remettre en question pour retrouver ses sensations.

Lara Colturi (19 ans, Albanie)

Dans la continuité d’un premier hiver complet exceptionnel du haut de ses 18 ans, Lara Colturi était très attendue cette saison. En grande forme en novembre, l’Albanaise avait enchaîné trois podiums sur les trois premiers slaloms. Si elle a obtenu une 4e et dernière boîte à Schladming, cela a précédé un début d’année 2026 bien plus compliqué.

Plusieurs DNF sont venus miner son bilan, et elle ne s’est surtout plus jamais approchée du podium, devant se contenter de quelques places en fond de Top 10. Seulement 10e du slalom olympique, la fin de saison est arrivée à point nommé pour la toute jeune skieuse. Au vu de son âge et de son talent indéniable, ce petit coup d’arrêt ne devrait toutefois pas entraver un avenir qui s’annonce brillant.

Albert Popov (28 ans, Bulgarie)

Suite à sa magnifique victoire à Madonna di Campiglio début janvier 2025, Albert Popov n’a pas retrouvé la lumière. Le slalomeur bulgare était pourtant très attendu, avec son style engagé qui lui permet de signer occasionnellement des performances de choix. Hélas, cela n’a pas marché cet hiver.

À l’instar de son abandon aux Jeux, ses résultats ont été extrêmement décevants puisqu’il ne compte qu’un seul Top 10 à son actif (9e à Gurgl). Un bilan bien maigre pour un garçon qui restait alors sur une 12e place au général de la Coupe du monde de slalom (seulement 22e cet hiver).

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