Malheureux dans l’Alpe d’Huez, Lenny Martinez n’a pas tout perdu sur la 19e étape du Tour de France 2026
TOUR DE FRANCE 2026 – Lenny Martinez (Bahrain Victorious) n’a pas pu remporter la 19e étape. Mais grâce à son échappée, il remonte à la cinquième place du classement général.
On se souvient forcément des vainqueurs lors des arrivées mythiques. Lenny Martinez (Bahrain Victorious) aurait pu entrer dans la légende du Tour de France et remporter la 19e étape au sommet des 21 virages de l’Alpe d’Huez ! Repris et dépassé dans le dernier kilomètre par la fusée Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG), le Français prend la deuxième place.
Le premier des autres, au terme d’une échappée fleuve qui n’aura pas suffi. Malgré ses 3:30 d’avance au pied de la montée, l’ogre slovène était encore une fois tout simplement trop fort. Mais tout n’est pas perdu pour le Français, qui grimpe à la cinquième place du classement général !
Des regrets limités pour Lenny Martinez
On peut éventuellement parler du moment où le Français a tergiversé avec Sepp Kuss (Visma | Lease a Bike) et Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), les derniers rescapés de l’échappée de 41 coureurs. Il est vrai qu’ils ont peut-être perdu de précieuses secondes.
Mais il faut contextualiser. En montant l’Alpe d’Huez en 35:25, le maillot jaune a détruit l’ancien record de l’ascension, détenu par Marco Pantani en course. En une montée, il a infligé une correction à tous les autres favoris. Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) a été repoussé à 2:29. Isaac Del Toro, coéquipier du maillot jaune, a été relégué à 2:41, tandis que Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) a concédé 2:45. Comme s’ils étaient des cadets face à un ogre.
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Cela signifie que Lenny Martinez, deuxième à six secondes du Slovène, a gravi l’Alpe d’Huez en moins de 39 minutes. Pour contextualiser, c’est mieux que Jan Ullrich lors du contre-la-montre de 2004… sur une montée sèche. C’est aussi deux minutes de mieux que Geraint Thomas, vainqueur en 2018.
Malgré une journée passée à l’avant, le Français a grimpé comme une fusée. Mais cela ne suffisait pas face au missile Tadej Pogačar. Lenny Martinez a été grand ! Mais il n’y avait tout simplement rien à faire. Il faut savoir s’incliner.
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Une grande opération au classement général
Surtout, tout n’est pas perdu pour le Français, qui remonte à la cinquième place du classement général. Il profite de cette échappée pour dépasser Mattias Skjelmose et Juan Ayuso, ses deux concurrents directs. L’Espagnol a connu une journée sans et a été repoussé à 2:58, alors qu’il possédait plus de trois minutes d’avance au départ. Le Danois sera une menace bien plus sérieuse, puisqu’il ne pointe qu’à neuf secondes du leader de Bahrain Victorious.
Un Top 5 sur le Tour de France, ce n’est pas une petite performance ! Surtout sur cette édition, présentée comme la plus rapide et l’une des plus difficiles de l’histoire. Malgré un rythme effréné, le Français est toujours bien accroché. Mieux, il remonte au classement au fil des jours. S’il a pu bénéficier des abandons de Jonas Vingegaard et Florian Lipowitz, il doit cette fois sa progression à lui-même et à ses propres jambes.
Lenny Martinez, pour la première fois régulier sur trois semaines
Ce Top 5 au classement général n’était pas écrit d’avance. Pour la première fois de sa carrière, le Français affiche une véritable régularité sur une course de trois semaines. On connaissait ses qualités sur une semaine, avec des podiums sur des courses par étapes WorldTour. Pas plus tard que cette saison, il a terminé deuxième du Tour de Catalogne et troisième du Tour de Romandie. Derrière Jonas Vingegaard et Tadej Pogačar, s’il vous plaît.
Régulier depuis 2024 sur une semaine, il devait encore confirmer sur trois semaines. Après avoir porté le maillot rouge sur les routes de la Vuelta en 2023, il avait connu une fin de Tour d’Espagne compliquée. Le Tour de France 2024, qu’il avait abordé émoussé, avait ressemblé à un chemin de croix. L’édition 2025 avait été meilleure, mais encore marquée par des hauts et des bas.
Cette année, le Français a fait le choix de s’accrocher au classement général, quitte à sacrifier le maillot à pois. Cela ne l’a pas empêché d’avoir sa chance pour une victoire d’étape. Ce vendredi, il n’avait jamais été aussi proche de décrocher le bouquet.
Il lui restera la grande étape de samedi et ses 5 400 mètres de dénivelé positif, avec un retour à l’Alpe d’Huez. Un menu gargantuesque. Il faudra bien récupérer avant de repartir au combat pour l’étape reine. Il n’aura pas grand-chose à perdre.


