Vendée Globe 2020 : tous les bateaux sont partis !
C’est avec 1h20 de retard que les 33 IMOCA ont pris le départ de ce neuvième Vendée Globe. Faute de visibilité à cause du brouillard, le départ n’a pas pu être donné à l’heure prévue. À 14h20 donc, les skippers ont quitté terre pour au moins 70 jours de navigation, près de 130 pour les derniers. Présentation de cette course mythique.
La remontée du chenal des bateaux, moment habituellement festif et joyeux, s’est cette année faite sans public, confinement oblige. C’est donc sans encouragements que les skippers se sont élancés pour ce qui constitue probablement la course la plus importante de leur vie. Le Vendée Globe est une course à la voile monocoque autour du monde, en solitaire, sans escale et sans assistance, qui a lieu tous les quatre ans. Pendant quatre années de préparation, les marins se préparent en concourant dans des courses mineures ou intermédiaires, et tentent de récolter des fonds pour monter un projet pour le Vendée Globe. Le départ se fait aux Sables-d’Olonne en France, tout comme l’arrivée. Les skippers doivent passer trois caps pour valider leur tour du monde : le cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud, le cap Leeuwin en Australie et le cap Horn au Chili. Il leur est interdit de passer trop au sud de ces caps, pour éviter les risques de collision avec des icebergs. Plus de 40.000 kilomètres sont à parcourir.
Une édition 2020/21 plutôt ouverte
Pour cette neuvième édition, 33 skippers ont pris la mer, soit quatre de plus que l’édition précédente. Vingt-trois Français font partie d’une flotte composée de huit nationalités en tout (voir la liste complète ici). Six femmes vont aussi prendre part à la compétition, ce qui constitue un record pour la course. Côté expérience, il y aura dix-huit rookies, qui participent à leur premier Vendée Globe. Parmi les plus expérimentés, Arnaud Boissières (4 participations), Jérémie Beyou (4 participations) et bien sûr Jean Le Cam (5 participations) sont bien présents. Aucun ancien vainqueur ne sera là, puisque Armel le Cléac’h et François Gabart ne participent pas cette année.
L’édition 2020/21 devrait donc s’avérer plutôt ouverte. Le Britannique Alex Thompson, dauphin de Le Cléac’h en 2016, se révèle comme le grand favori. Son bateau Hugo Boss est suréquipé et très performant. Il l’a lui-même confirmé au Télégramme : «Je suis évidemment le favori !» Sa victoire constituerait en tout cas un exploit, puisque aucun skipper étranger n’a jamais remporté le Vendée Globe. Côté tricolore justement, Jérémie Beyou semble être celui qui pourrait lui poser le plus de problèmes. Le skipper breton avait terminé troisième lors de l’édition précédente. Cette année, son bateau Charal est récent et performant. Il a déjà fait ses preuves cette année en remportant les 48h azimut et la Volvo Atlantic Race. Marin expérimenté, Beyou a disposé d’un gros budget pour monter un projet compétitif. À part ces deux-là, beaucoup d’autres skippers peuvent espérer avoir leur chance dans cette course de longue haleine.
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— Vendée Globe (@VendeeGlobe) November 8, 2020
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