Ahmad Badreddin Wais, du cauchemar au rêve olympique
Grand espoir du cyclisme syrien, Ahmad Badreddin Wais a été contraint de fuir son pays lors de la guerre. Après un périple hors du commun, il va tenter de se qualifier pour les Jeux Olympiques.
Une histoire incroyable. Né dans une famille aisée d’Alep, Ahmad Badreddin Wais (30 ans) menait une vie normale en Syrie. A côté de ses études, le jeune homme était un passionné et pratiquant de cyclisme. Puis en 2011, la guerre civile éclate. Après 1 an sur place, Badreddin Wais décide de fuir les conflits pour éviter un enrôlement de force dans l’armée. C’est alors que démarre son long périple vers l’Europe.
La Suisse comme terre d’accueil
Comme il l’a expliqué à Stade 2, Ahmad Badreddin Wais rêvait d’abord de rejoindre la Belgique, « le pays du vélo » comme il l’appelle. Mais son voyage ne l’emmènera pas au plat pays. Après avoir fui la Syrie en voiture, Wais est arrivé au Liban. Le point de départ d’une longue odyssée, qui l’a ensuite mené en Turquie. Après avoir vécu à Mersin, Gaziantep et Adana, le coureur syrien s’est installé à Istanbul.
Là-bas, il a rencontré un passeur qui l’a aidé à rejoindre l’Union Européenne via la Grèce. Une fois à Athènes, Wais a payé 1800 euros pour obtenir un passeport kazakh, qui lui a permis de prendre un avion pour la Suisse. Sa destination finale, après 3 mois d’exode et 6000 kilomètres parcourus.
🚴 Fuir la guerre en Syrie pour aller aux JO, c’est la belle histoire de Badreddin Wais. Le cycliste réfugié syrien rêve d’une qualification pour #tokyo2021. #stade2 pic.twitter.com/3CXNPhna0f
— France tv sport (@francetvsport) April 11, 2021
Le cyclisme comme exutoire
Après avoir obtenu le statut de réfugié politique, Wais s’est installé à Berne. Il a appris l’zllemand, et trouvé un travail à temps partiel dans une boutique de sport. Mais il n’a pas renoncé à ses rêves de cyclisme. Le Syrien a participé au contre-la-montre des Championnats du monde 2020. Seul coureur amateur au milieu des professionnels, Badreddin Wais avait terminé dernier, à 6 minutes du vainqueur Filippo Ganna. Mais cette participation aux championnats du monde n’est qu’une étape dans le parcours du Syrien, qui vise la course ultime : les Jeux Olympiques.
Avec l’aide du CIO, Wais s’entraîne sur son temps libre pour se qualifier aux JO, qu’il disputera s’il réussit avec l’équipe des réfugiés. Ce challenge est un rêve pour lui, comme il l’a expliqué devant les caméras de Stade 2 :
Ça représente beaucoup pour moi. Tu te retrouves avec les meilleurs athlètes du monde. Les Jeux, ce n’est pas le Tour de France, ni les Mondiaux… C’est mon rêve depuis que je suis tout petit.
Le coup de pouce de la Groupama-FDJ
Pour réaliser ce rêve, Ahmad Badreddin Wais a pu compter sur l’aide de la Groupama FDJ. Le Syrien a été invité en France dans les locaux de l’équipe pour une journée d’entrainement avec le directeur de la performance Fred Grappe.
While this dream hasn’t materialised yet, I have got something awesome to share today. I was invited by @GroupamaFDJ team in France to have a bike fitting with @fredgrappe to help me improve my posture and my performance which will help me achieve a better result! pic.twitter.com/lub385tDxN
— Badreddin wais (@BadreddiW) May 2, 2021
Même si ce rêve ne s’est pas encore matérialisé j’ai une superbe nouvelle à partager aujourd’hui. J’ai été invité par l’équipe Groupama FDJ en France pour améliorer ma posture et mes performances à vélo avec Fred Grappe. Ça devrait m’aider à obtenir de meilleurs résultats !
Espérons que ces séances d’entrainement permettront à Ahmad Badreddin Wais de se qualifier aux JO. L’histoire avait mal commencé avec la guerre. Mais elle pourrait connaitre une fin parfaite aux Jeux Olympiques de Tokyo.


