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Cyclisme

Alaphilippe, Gaudu, Démare, Bardet… le carnet de notes des coureurs français en 2021

Flo Ostermann

Publié le

Alaphilippe, Gaudu, Démare, Bardet... le carnet de notes des coureurs français en 2021
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Un goût d’inachevé

Arnaud Démare : 11/20

Les + : Sa victoire en patron sur Paris-Tours. Pour sa dernière course de la saison, le Picard a montré qu’il était très costaud. Force, endurance et panache pour remporter sa plus belle victoire de la saison, en octobre.

Les – : Son niveau sur les sprints massifs. Parmi les trois plus rapides en 2020, le Beauvaisien a grandement déçu face aux autres cadors du sprint en 2021. Mauvais placement, poissons pilotes en-deca de leur niveau habituel, manque de confiance, et tout simplement manque de force au moment de conclure. Hors-délais lors du Tour sur la 9ème étape avec comme meilleure perf’ une 4ème place, une 2ème place sur la Vuelta lors de la 4ème étape avant de sombrer.

Bilan : Coureur le plus prolifique du peloton en 2020 (14 victoires), Démare termine 2021 avec 9 succès, dont Paris-Tours, sa plus belle victoire de l’année. Mais avant cela, le sprinteur de la Groupama-FDJ a surtout gagné sur des courses de second plan, souvent avec un plateau de sprinteurs (très) amoindri. Sa fin de saison reste intéressante pour la suite des événements.

Paris-Tours 2021 : Arnaud Démare s'impose en costaud

Arnaud Démare – Photo Icon Sport


Pierre Latour : 10/20

Les + : Sa victoire sur le Tour des Asturies. Son premier bouquet depuis le 28 juin 2018 et son second titre de champion de France du chrono. Au sein de sa nouvelle équipe, TotalEnergies, le Drômois a retrouvé de l’allant. Les pépins physiques derrière lui, on se souvient de son attaque derrière Julian Alaphilippe sur l’arrivée de la 1ère étape du Tour, un Tour qu’il avait bien commencé, avant de décliner.

Les – : S’il a performé aux Asturies et sur le Tour du Luxembourg, Latour a ensuite alterné le bon et le beaucoup moins bon. Il a été irrégulier et n’a pas réussi à peser sur des courses faites pour lui, comme, pêle-mêle, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de l’Ain, le Tour du Jura ou les classiques italiennes de fin de saison.

Bilan : Ce qui est sûr, c’est qu’il a retrouvé des sensations et du panache en cette année 2021. Jamais avare d’efforts, parfois à contre-temps, on sent qu’il manque encore quelque chose au Drômois pour gagner en régularité. Il devra confirmer en 2022, et se montrer plus consistant lors de certains grands rendez-vous.





Pierre Latour

Pierre Latour – Photo Icon Sport


Ils ont globalement déçu

Warren Barguil : 9/20

Les + : Sa victoire sur le Tour du Limousin. S’il n’a pas gagné d’étape sur l’épreuve limousine, le Breton a décroché son premier succès depuis son titre national en 2019. Loin d’être anodin donc. Encore une fois, il a montré beaucoup de caractère malgré sa malchance chronique. Sa 5ème place sur la Flèche Wallonne prouve qu’il fait partie du gratin sur ce type d’arrivée.

Les – : Des performances en-dessous de son vrai niveau. Et c’est bien ce qui est frustrant avec Warren Barguil. On le sait pétri de talent, mais il peine désormais à décrocher LA grande performance qu’il mérite. Pas épargné par les chutes (abandon sur le Tour et fin de saison précoce après une chute à l’entraînement), il n’a pas pu défendre ses chances sur les classiques italiennes.

Bilan : Le Morbihannais est certainement déçu de sa saison. Il a peiné à retrouver son niveau lors des grands rendez-vous et alors qu’on le pensait être sur de bons rails, Barguil a été frappé par la malchance à plusieurs reprises. Sa victoire sur le Limousin lui donne sans doute un peu de baume au cœur, mais le meilleur grimpeur du Tour 2017 aspire certainement à autre chose.


Nacer Bouhanni : 8/20

Les + : Ses 10 podiums ? Oui, c’est bien ça le réel motif de satisfaction pour le Vosgien. Régulier, on l’a vu de retour à un bon niveau sur le Tour derrière un certain Mark Cavendish, avec trois podiums sur la Grande Boucle. Insuffisant, néanmoins.

Les – : Très souvent placé, mais jamais gagnant en 2021. Jamais Nacer Bouhanni n’a trouvé l’ouverture pour la gagne cette saison. Cinq abandons (dont une course où il a été non-partant) pour le natif d’Épinal, qui a semblé sur la corde raide en fin de saison.

Bilan : Forcément, un sprinteur de sa classe qui termine la saison avec aucun succès, cela fait tâche. Bouhanni, 31 ans, a montré ses limites sur les sprints massifs, voire même en plus petit comité. Toujours battu par plus fort, on espère le revoir à un autre niveau en 2022.


Bryan Coquard : 6/20

Les + : Son choix de changer d’équipe la saison prochaine, en rejoignant Cofidis.

Les – : 0 victoire, 6 abandons, hors-délais lors de la 9ème étape du Tour. Ses 6 podiums cette saison masquent un long chemin de croix pour le sprinteur puncheur de 29 ans, incapable de performer, même sur des courses moins huppée. Et en plus, son aventure au sein de la structure B&B se termine en eau de boudin, son manager Jérôme Pineau ne trouvant rien de mieux à faire que de le descendre, après sa deuxième place sur le GP du Morbihan.

Bilan : Que dire ? En plein doute toute la saison ou presque, dépassé physiquement, Bryan Coquard a peut-être vécu sa pire saison. Celui qui n’a pu gagné depuis le 1er août 2020 a sans doute fait le bon choix en partant pour Cofidis, une équipe ambitieuse.


Mention spéciale et révélations

Au rang des révélations, certains coureurs tricolores se posent là et méritent une belle mention spéciale. À commencer par Clément Champoussin (AG2R Citroën), vainqueur de la 20ème étape de la Vuelta au terme d’un sacré numéro au nez et à la barbe des cadors du général. Contraint à l’abandon sur le Giro, le coureur de 23 ans est une vraie promesse pour l’avenir. Un peu plus âgé, Victor Lafay (25 ans, Cofidis) a lui aussi marqué les esprits, avec son succès d’étape sur la 8ème étape du Giro, après avoir terminé 4ème de la Tour de la Communauté de Valence.

Tour d'Espagne 2021 Clément Champoussin s'impose sur la 20ème étape

Clément Champoussin – Photo Icon Sport

On peut également féliciter et encourager Franck Bonnamour (B&B Hotels p/b KTM) et Dorian Godon (AG2R Citroën). Le premier cité, 26 ans, a crevé l’écran cette saison, en franchissant de gros paliers. Super-combatif du Tour, déterminant avec les Bleus lors du sacre d’Alaphilippe, ses deuxièmes places sur le Tour de Limousin, mais surtout sur Paris-Tours, laissent à penser qu’il peut vivre une belle année 2022, avec cette fois-ci, on lui souhaite, une belle victoire. Le second nommé a également franchi un cap. Trois victoires cette saison (Paris-Camembert, victoire d’étape sur le Limousin et le Tour du Doubs) pour le coureur de 25 ans, capable de régler un sprint en petit comité et de se muer en puncheur. Enfin, mention très spéciale également pour Valentin Madouas (Groupama-FDJ), costaud toute la saison et auteur d’une vraie masterclass sur les Mondiaux derrière Julian Alaphilippe. Même chose pour Aurélien Paret-Peintre, autre arme fatale d’AG2R Citroën.

Quid de Thibaut Pinot ?

Difficile de noter la saison de Thibaut Pinot. En souffrance en début de saison puisque toujours en délicatesse avec son dos, le Franc-Comtois a terminé le Tour des Alpes dans le rouge fin avril. Après avoir soigné ses douleurs dorsales persistantes, le grimpeur de la Groupama-FDJ est revenu au mois d’août sur le Tour du Limousin. Plutôt performant en septembre (7ème du Tour de Luxembourg, remuant lors des championnats d’Europe), il a terminé la saison sur les rotules, avec une 50ème place sur le Tour de Lombardie. À 31 ans, on sent que le natif de Mélisey a encore des choses à faire dans le peloton. Reste à savoir quel sera son programme la saison prochaine.

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