Alexis Hanquinquant : « Être porte-drapeau va prendre un peu d’énergie, mais je n’en manque pas »
JP PARIS 2024 – Le paratriathlète Alexis Hanquinquant, champion paralympique en titre dans sa catégorie PTS4, tentera de conserver son titre à Paris. Auparavant, il descendra les Champs-Élysées et défilera sur la Place de la Concorde en tête de cortège, aux côtés de Nantenin Keïta, en tant que porte-drapeau. Devant la presse, il a néanmoins assuré que ce rôle énergivore ne l’empêchera pas de faire un doublé.
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Que représente ce rôle de porte-drapeau ?
C’est beaucoup de fierté, mais aussi beaucoup d’humilité. J’ai un grand-père qui a combattu pour la France, donc ce drapeau bleu-blanc-rouge… Mon grand-père n’est plus là, mais il serait fier de son petit-fils. Je suis très chauvin : je suis fier d’être Normand et fier d’être Français. Ça me touche énormément de pouvoir représenter mon pays de cette façon, et encore plus pour mon sport puisque c’est la première fois qu’un triathlète est élu porte-drapeau. Je suis très honoré et ça me touche.
Est-ce une grosse responsabilité ?
Bien sûr, et j’en prends conscience. Je pense, qu’avec Nanto (Nantenin Keïta), on a un beau binôme paralympique pour faire changer le regard sur la différence et le handicap. C’est la première fois que les Jeux Paralympiques ont lieu en France (pour les Jeux d’été), et le parasport est méconnu en France. Aujourd’hui, par les performances, je suis persuadé qu’on va booster tout ça. Je veux aussi faire prendre conscience que le sport est accessible à tous et qu’il le faut pour tous. Pas seulement pour les personnes en situation de handicap. Je veux porter le message de faire du sport tous ensemble, avec de la bienveillance et du partage. Il y a une activité physique pour chaque personne. On parle de sport de haut niveau sur des Jeux Paralympiques et Olympiques, mais il y a aussi du sport loisir, du sport santé et c’est super important.
Que souhaitez-vous apporter ?
De la bienveillance. Si je dois apporter un petit peu d’expérience aux plus jeunes, je le ferai avec grand plaisir. Si je dois aller apporter un peu d’humour à ceux qui sont un peu stressés, je le ferai aussi avec grand plaisir. Je me rends disponible auprès des athlètes qui en auront besoin. J’ai prouvé, par ma carrière sportive, que j’étais capable de gagner des grosses courses et c’est tout ce que je souhaite à cette délégation paralympique et olympique. Donc si je peux apporter mon expérience, c’est avec grand plaisir.

Comment comptez-vous gérer ce rôle et le titre à aller défendre ?
Il va falloir gérer cette double casquette. Être porte-drapeau va prendre un peu d’énergie, mais je suis quelqu’un qui ne manque pas d’énergie. Cette médaille paralympique, il va falloir venir me la chercher autour de mon cou parce que je la veux à tout prix. Il faudra compter sur moi.
À quelles émotions vous préparez-vous pour le jour de la cérémonie d’ouverture ?
Il y aura beaucoup d’émotions, c’est certain. Ce sera une cérémonie d’ouverture exceptionnelle qui sera, pour la première, fois hors stade. On ne sait pas ce que ça va donner, mais je pense que ça va être grandiose. Ma famille sera là et j’ai envie de partager ce moment avec eux. J’ai aussi envie de prendre des étoiles plein les yeux, mais surtout de mettre des étoiles plein les yeux. Comme l’a dit Nanto, ça va être un moment unique dans notre vie. J’espère que les récalcitrants en prendront conscience et prendront ce bain de foule avec nous ainsi que cette envie grandiose de vivre fort les Jeux.


