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Euro 2017 Féminin

L’Allemagne tranquille et la Suède sans briller filent en quart

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Le principal enseignement de cette soirée, c’est qu’il y a trois équipes malheureuses. La Russie, qui rentre déjà chez elle après une défaite deux à zéro face à l’Allemagne. L’Italie, qui, déjà éliminée, jouait pour la gloire, et la Suède. La Suède, peut nourrir des regrets. Elle va, elle, en quarts de final, mais les trois buts encaissés face à l’Italie la placent deuxième de ce groupe B, et la sentence est sans appel : affronter les Pays Bas, devant une nuée de supporters orange.

Retour sur cette soirée en deux actes.

Acte I : la Mannschaft, force tranquille

Sur le papier, dans les journaux, dans la bouche des commentateurs avisés et non avisés, constat unanime : la Russie s’apprêtait à passer une soirée délicate. Du haut de sa 25ème position au classement FIFA, elle pèse peu face à la seconde nation qu’est l’Allemagne, d’autant qu’en 19 confrontations, toutes compétitions confondues, la Russie s’en tire avec un bilan famélique : 17 défaites et deux matchs nuls. Pour se qualifier pour les quarts, la Russie le sait : battre l’Allemagne ou mourir.

Le sport nous fait rêver, le football regorge de contes où des petits poucets l’emportent face à des géants, comme un déraillement de l’histoire.

Entre la Russie et l’Allemagne, hélas, l’histoire avait répété ses gammes, elle s’est écrite sans sourciller. Le suspens a confiné au néant.

La Russie, Petit Poucet écrasé

D’entrée, les coéquipières de Dzsenifer Marozsán s’installent tranquillement dans la partie, sous le regard de supporters peu nombreux, mais courageux, bravant la pluie tombée toute la journée sur la pelouse du Stadion Galgenwaard d’Utrecht. Le cœur balançait plus pour la Mannschaft, surtout ils donnaient surtout de la voix, et dans ce match au rythme train corail, cela réveillait.

La meneuse de jeu allemande, Dzsenifer Marozsán, son numéro 10 fiché dans le dos, afficha la couleur : l’animation du jeu, c’est moi ! Cela faillit payer d’entrée, avec un premier but, refusé pour un hors-jeu de l’attaquante allemande Mandy Islacker (2ème). La défense teutonne, reposant principalement sur la charnière et de la gardienne de Wolfburg, championne d’Allemagne en titre, tint à faire montre de sa rigueur et ses automatismes : Peter, Goessling, Blässe, sereines dans leur entente avec la gardienne Schult. Leur soirée serait des plus tranquilles, mais elles marquèrent d’entrée leur territoire, face à une timide incursion russe, en mode éclaireur (7ème minute).

Les filles de Steffi Jones s’employèrent à user leurs adversaires, par un jeu de passes et de patience, pas rapide ni flamboyant, mais efficace, reposant sur la monopolisation du ballon, et la faille qui devait nécessairement surgir à un moment ou un autre.

L’Allemagne aime les pénalties

Anja Mittag (Allemagne) et Anna Kozhnikova (Russie) à la lutte (credit UEFA)

Elle surgit, et ce fut grâce à l’arbitre, qui désigna le point de penalty après que Mitag et Makarenko se sont agrippées mutuellement dans la surface, se préoccupant de tout sauf du jeu. Babet Peter posa la balle, frappa côté gauche. Shcherbak, la gardienne russe, s’étire, anticipe parfaitement la direction de la balle. Mais ne s’attend pas à ce qu’elle rase le sol. Elle l’effleure du bout des doigts, ça rentre.

Russie 0 – Allemagne 1. 10ème minute.

De toutes les joueuses russes, la gardienne Shcherbak fut la plus brillante. Elle en a du talent, cette gardienne, pour être parvenue à repousser les innombrables frappes allemandes. Car en ce début de première mi-temps, l’Allemagne ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Mais sans forcer, surtout ne pas forcer.

La Mannschaft multilplia les séquences de jeu identiques, avec perforation de la défense centrale russe, sans succès. Puis s’employa à utiliser les côtés, sans trop se presser non plus. La Russie, de son côté, tenta de répliquer pour la forme, avec une belle action individuelle d’Elena Danilova, l’avant centre de cette formation et grande solitaire de cette soirée tant elle toucha peu de ballons. La frappe de Danilova fut détournée en corner. C’était à la 15ème minute puis ce fut tout.

On atteignit la pause en petites foulées, sur ce rythme rasoir instauré par les deux équipes, où l’on aura simplement retenu que Dzsenifer Marozsán anime le jeu, que son équipe frappe de loin, de préférence en dehors de la surface, que la Russie n’a pas le niveau technique requis pour une compétition de ce calibre, tout en démontrant de belles qualités de vaillance.

La seconde période fut une copie conforme de la première, le rythme en moins. On devine les consignes de la sélectionneuse allemande « N’allez pas vous blesser, si on joue les Pays-Bas en quarts on aura besoin de tout le monde ! ». C’est peu de dire que les joueuses ont intégré le message.

La solitude de Danilova

La Russie se montra incapable de créer la moindre séquence de jeu, et Elena Danilova poursuivit sa soirée de solitude à la pointe d’une attaque dont le milieu de terrain était tout employé à défendre. A la 56ème minute, Margarita Chernomyrdina eut la mauvaise idée de tirer le maillot de Sara Däbritz qui filait dans la surface. Penalty encore, cette fois c’est Dzsenifer Marozsán qui s’en charge. Et cette fois encore, Shcharbek part du bon côté, mais la balle rase le poteau, et Shcharbek est trop courte.

Marozsan marque (credit UEFA)

Le match plongea ensuite carrément dans la naphtaline. On devait sûrement suivre les déboires de l’équipe suédoise face aux Italiennes, promptes à défendre leur honneur.

La Mannschaft continua son jeu de la passe à dix, multiplia les tirs à l’extérieur de la surface, qui ne mirent jamais Shcharbek en difficulté, à l’exception de la frappe de Mandy Islacker à la 58ème, bien servie par Dzsenifer Marozsán, tir que la gardienne russe dévia sur sa barre transversale.

Quand le coup de sifflet ultime retentit, les Allemandes surent qu’elles avaient leur sort entre les mains, que le Danemark serait leur prochain adversaire. La Russie ne se qualifie pas, encore un peu de chemin pour être parmi les grandes. Et nous, nous sommes allés nous coucher, somnolant depuis 90 minutes déjà.

Acte II, l’Italie a du piquant

Sur cette pelouse du Stadion De Vijverberg, Doetinchem, en excellent état, l’Italie était appelée à jouer les faire-valoir. Déjà éliminée de la compétition, les filles d’Antonio Cabrini, le sélectionneur italien, n’avaient rien à perdre, rien à gagner. Leur mission : décider du rang de la Suède. Les filles de Pia Sundhague finiraient-elles premières de leur groupe ou secondes ?

Bref, il y avait de l’enjeu, et les supporters suédois, venus garnir les tribunes, ne s’y trompèrent pas : ils chantaient, ils encourageaient leurs championnes.

Lorsque l’arbitre a signé la fin de la partie, sur les coups de 22h40, plusieurs enseignements. Le premier, l’Italie a de la fierté. Le second, la Suède a une défense friable. En kit et sans notice, à tenter un mauvais jeu de mot.

L’Italie marque d’entrée, la Suède court après

Dès la 4ème minute, première illustration.  Sur un centre long et sans dommage d’Alia Gagni, la défenseuse Linda Sembrant récupère le ballon, pense éliminer Daniela Sabatino qui rôde dans son dos, effectue un contrôle poitrine, précisément dans la course de Sabatino. L’attaquante fusille Hedvig Lindhal, trahie par sa défenseuse.

Sabatino marque deux fois (credit UEFA)

C’est un pénalty qui relancera la Suède.

Dès la 13ème minute. L’attaquante Stina Blackstenius est accrochée dans la surface par Federica Di Criscio. L’Italienne fait les choses bien. Lorsque la Suédoise s’effondre, elle lui emboîte le pas, espérant tromper l’arbitre. Elle écopera d’un carton jaune, pour sa faute et son forfait de dissimulation. Lotta Schelin se charge du reste. 1 partout.

Les errances suédoises

L’Italie est piquée. Les occasions les plus franches seront transalpines. Il y eu d’abord, à la 36ème, la démonstration de la classe à l’italienne façon Barbara Bonansea, qui, d’une chevauchée de dribles et de vitesse, donna des migraines à la défense. Sa frappe lointaine, cadrée, est détournée en corner par la gardienne Hedvig Lindhal.

La Suède s’en sortait avec un simple avertissement.

Mais ce soir-là, les Italiennes étaient bien décidées gratter les plaies de l’adversaire. A la 37ème, les Suédoises dégagent plein centre un ballon qui tombe dans les pieds de Linda Tucceri Cimini. D’une ouverture savamment dosée, qui aurait dû trouver la tête de Magdalena Ericsson, elle trouve l’intenable Daniela Sabatino. L’attaquante azur lève la jambe, ce qu’il faut, et, paisiblement, trompe Lindhal pour la seconde fois.

La défense suédoise encore en cause

Au retour des vestiaires, conscientes de laisser filer leur chance de finir en tête de leur groupe B, les Suédoises. A la 47ème, suite à un beau mouvement côté droit, Stina Blackstenius reprend victorieusement un centre millimétré.

Les temps qui suivirent furent suédois. Elles poussent, elles poussent les filles de Pia Sunhage. Il y eut d’abord cette tête de Stina Blackstenius sauvée de la tête également par Daniela Stracchi (60ème). Puis, sur une action en tout point similaire à celle qui a conduit à leur égalisation, Stina Blackstenius  frappe cette fois de la tête et trouve… le poteau ! C’était la 78ème, et la Suède venait de laisser filer pour de bon sa chance de l’emporter.

Les Italiennes rentrent à la maison (credit UEFA)

Car les Italiennes surent faire sonner la poudre. A la 84ème minute, la défense décidément engluée dans ses crampons se fait littéralement enrhumer. Sur un centre venu de la gauche, c’est au tout de Jonna Andersson d’aller aux fraises, laissant dans son dos Cristina Girelli expédier au fond des filets la balle de la victoire.

L’Italie a bien versé une larme lorsque l’arbitre a sifflé la fin du match. Les Suédoises, elles, n’osaient se réjouir. En quart, oui, mais que la partie sera dur face aux feux follets Martens, Miedema. Surtout avec une défense en kit.

Camille Cordouan


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Quiz : connaissez-vous Kadidiatou Diani ?

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Honneur aux dames en ce premier avril, c’est aujourd’hui Kadidiatou Diani qui fête son anniversaire. Alors avant de courir à la chasse aux oeufs, répondez vite au quiz et testez vos connaissances sur la footballeuse tricolore. C’est à vous de jouer !

Comme chaque jour, voici dix questions et une minute 30 pour y répondre. C’est le moment de savoir si vous êtes vraiment connaisseurs de la footballeuse tricolore. C’est parti !

Sophie Clapier


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Euro 2017 Féminin

Euro 2017 de football féminin: Le Triomphe des Oranje

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Finale Euro 2017 de football feminin
Finale inédite ce soir pour cet Euro 2017 de football féminin entre les hôtes Hollandaises et celles qui ont sorti les tenantes du titre: les Danoises. Les 2 équipes sont novices à ce niveau de compétition et disputeront leur 1ère finale internationale. Entre des Néerlandaises, favorites, et les Danoises, la partie s’annonce ouverte pour un nouveau vainqueur. Au terme d’une belle opposition, les Néerlandaises l’emportent 4-2, 2 buts par période, et soulèvent le trophée tant mérité.

Présentation des équipes et contexte du match

La côte auprès des parieurs devait être belle. En effet, nul n’attendait les 2 finalistes européens à ce niveau. Si la présence des Pays Bas n’est forcément une surprise en tant que pays hôte, celle du Danemark était moins attendue. Mais les 2 équipes ont mérité leur place pour ce match. De plus, il s’agit d’une revanche du match de poule, remporté par la Hollande 1-0.

Les Oranje ont gagné tous leurs matchs. Les joueuses de Sarina Wiegman ont marqué 9 buts en 5 parties pour un seul encaissé (contre les voisines belges). Elles ont pratiqué un jeu chatouillant et intéressant depuis le début du tournoi. Elles sont mené par Shanice van de Sanden, Lieke Martens et Jackie Groenen qui vont tout faire pour offrir le titre à tout un peuple. Elles n’ont jamais paru souffrir de la pression du pays hôte. En sera t’il de même lors de la finale?

Le parcours danois a été un plus difficile. Elles ont perdu en poule contre les Hollandaises mais elles ont su éliminer les Norvégiennes. Elles ont fait l’exploit en 1/4 de finale face aux sextuples tenantes allemandes! Malgré un match repoussé à cause de la pluie, elles ont réussit à se ressaisir pour sortir les immenses favorites du tournoi (2-1) et accéder aux 1/2 finales. Là, elles ont eut recours aux tirs au but pour éliminer de coriaces autrichiennes. Elles ne sont clairement pas favorites pour ce match mais elles vendront chèrement leur peau. La capitaine Pernille Harder devra guider son pays vers le titre, comme les frères Laudrup en 1992.

Le match a lieu au stade de Twente, plein comme un œuf (record d’affluence pour du football féminin aux Pays Bas). La rencontre sera arbitré par la Suissesse Esther Staubli.

Hollandaises et Danoises se rendent coups pour coups

Les locales attaquent rapidement pour mettre le danger dans la surface adverse. Les Danoises ne se laissent pas intimider et jouent leurs contres à fond. C’est d’ailleurs elles qui sont dangereuses puisqu’elles obtiennent un pénalty à la 5ème minute de jeu.  En effet, Kika van Es commet une faute sur Sanne Troelsgaard. Nadia Nadim exécute parfaitement la sentence et permet à son pays de mener 1-0 (6ème). C’est la 1ère fois du tournoi que les Pays Bas concèdent l’ouverture du score (Pays Bas 0 – 1 Danemark).

La joie de la buteuse Danoise (originaire d’Afghanistan) Nadia Nadim (crédit : www.uefa.com)

Malgré le choc, le peuple orange pousse son équipe qui parviennent à refaire son retard peu après. En effet, van de Senden fait un festival sur le côté droit et adresse un centre millimétré pour Vivianne Miedema qui la met au fond. (Pays Bas 1 – 1 Danemark, 9ème). Quel début de match! Le public est de nouveau en fusion. Leurs protégées remettent le pied sur le ballon. Les Pays Bas se procurent quelques actions grâce à cette diablesse de van de Senden qui est très active sur son côté droit. Mais les Danoises peuvent compter sur leur capitaine Pernille Harder pour semer la zizanie dans l’arrière garde batave.

Alors que l’intensité du match a quelque peu baissé, suite à un début tonitruant, les Pays Bas double la mise grâce à un superbe but d’un Lieke Martens discrète jusque là suite à une passe de Desiree van Lunteren. Les Hollandaises passent devant au score. (Pays Bas 2 – 1 Danemark, 28ème).

Belle réaction des Néerlandaises menée rapidement au score. C’est au Danemark de répondre à présent, ce qui est chose faite à la 33ème minute avec encore un magnifique but de la capitaine Danoise! Harder confirme son début de match et mystifie la défense pour marqué le but! (Pays Bas 2 – 2 Danemark, 33ème). Peu de temps mort dans cette finale, les équipes se rendent coups pour coups. Le contraste est saisissant par rapport à la dernière finale européenne masculine, plus cadenassée. Malgré quelques occasiond jusqu’à la mi temps, plus rien ne sera marqué. A mi match, difficile de dire qui soulèvera le trophée car les 2 équipes sont proches et offrent un spectacle de grande qualité.

la Joie des Hollandaises qui mènent 2-1 à la 28ème minute (crédit: www.uefa.com)

Vite plier pour les Pays Bas

Alors que la seconde période a repris un peu timidement, un coup franc de la capitaine hollandaise, Sherida Spitse, fait mouche en laissant sur place Stina Lykke Petersen qui va chercher une 3ème fois le ballon au fond des filets. Entame idéale des bataves qui mènent désormais 3-2 à la 51ème. Elles ne relâchent pas la pression pour faire le break le plus tôt possible. (Pays Bas 3 – 2 Danemark, 51ème)

L’heure de jeu rime avec 1ers changements de part et d’autre. Un peu de sang frais pourrait faire pencher la balance. En effet, les Danoises restent sur un match avec prolongation et tirs au but alors que les Néerlandaises ont tranquillement reporter leur match face aux Anglaises 3-0. A la 61ème minute, énorme arrêt de Petersen pour permettre aux siennes de garder espoir! Ces dernières répondent directement avec un ballon qui frôle les montants bataves.

Les Hollandaises ont toute fois la mainmise sur le match en se créant des occasions, des décalages… Ces dernières sont plus proche d’aggraver le score que les Danoises d’égaliser. Coup dur pour les joueuses de Nils Nielsen avec la sortie pour blessure de Simone Boye Sørensen à 15 minutes de la fin du match. Le niveau du match a baissé depuis le 3ème but hollandais. Le public est toujours présent pour pousser ses protégées, même si elles continuent leur jeu en mouvement. Les joueuses se trouvent facilement et dominent la fin de match.

Cependant, la fatigue se fait tout de même sentir dans les 2 camps. Les actions sont moins franches, moins nettes. Les Danoises ne sont pas loin de mettre un 3ème but mais Troelsgaard rate le cadre de peu à la 85ème minute. Elles laissent passer leur chance car Vivianne Midiema y va de son doublé à la 89ème minute. La messe est dite (Pays Bas 4 – 2 Danemark). Dans la foulée, van de Senden sort sous une ovation du public, connaisseur. Les Néerlandaises sont proches d’égaler le palmarès de l’équipe masculine, vainqueur de l’Euro 1988. Les chants sont entonnés dans les travées du stade, un peuple fier et soutenant son équipe nationale. Tous unis pour le trophée. Quand l’arbitre siffle la fin du match, c’est la libération et la liesse dans le camp Oranje. Cela contraste avec la détresse des Danoises qui n’ont pas du tout à rougir ni sur leur parcours, ni sur leur finale.

Célébration du banc Néerlandais. Les Hollandaises sont championnes d’Europe (crédit: www.uefa.com)

Sous les yeux de Marco van Basten, victorieux en 1988, les Néerlandaises ont triomphé lors de cet Euro 2017. Une victoire finale totalement méritée au regard de la compétition. Elles n’ont cessé de monter en puissance, ne concédant que peu de buts (3). Shanice van de Senden a été le véritable métronome de l’équipe, même si le titre de meilleure joueuse a été remis à Lieke Martens. Il faut également souligner le formidable travail de Sarina Wiegman, la sélectionneuse, qui a pris en main l’équipe voilà 6 mois. A noté qu’il s’agit  du premier succès dans un Euro à domicile depuis l’Allemagne en 2001. Grand coup de chapeau également aux Danoises qui ont réalisé un grand tournoi avec comme fait d’armes principal, l’élimination des Allemandes, sextuples tenantes du titre, en quart de finale. Elles manquaient un peu de jus pour espérer pouvoir l’emporter. Elles prennent date pour l’avenir cependant. Prochaine échéances pour toutes ses joueuses: le mondial en France en 2019.

joueuses néerlandaises embrassant le trophée (crédit: www.uefa.com)

 

Damien Meunier


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Euro 2017 Féminin

Demi-finales Euro Féminin : les Pays-Bas facile, le Danemark aux tirs au but

Nico

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Demi-finales Euro

Les demi-finales de cet Euro féminin ont rendu leur verdict. Les danoises ont dû recourir à la séance de tirs au but pour éliminer une valeureuse équipe d’Autriche après qu’aucun but n’ait été marqué pendant le match. De son côté les Pays-Bas ont surclassé l’Angleterre en s’imposant 3 à 0.

Dans cette première demi-finale, le Danemark était favori contre des autrichiennes novices à ce niveau d’une compétition internationale. C’est pourtant l’Autriche qui démarre mieux le match en obtenant un penalty dès la 12ème minute suite à une main danoise dans la surface de réparation. Sarah Puntigam prend la responsabilité de tirer mais sa frappe est complètement manquée et passe largement au-dessus de la cage danoise. A la 21ème minute le Danemark est proche d’ouvrir le score mais la frappe de Sanne Troelsgaard heurte la barre transversale. En début de seconde période, les danoises ont deux grosses opportunités mais Manuela Zinsberger, la gardienne autrichienne, maintiens ce score vierge et les deux équipes vont devoir jouer 30 minutes de plus pour se départager. Durant les prolongations, le Danemark se procure les meilleurs occasions sans pouvoir trouver la faille, la décision se fera aux tirs au but. L’Autriche réalise une séance catastrophique en ne convertissant aucun tir au but et laisse filer le Danemark vers la finale de cet Euro. Rendez-vous dimanche pour les danoises pour tenter de remporter leur premier Euro.

Dans la deuxième demi-finale, le pays hôte de la compétition, les Pays-Bas, recevaient les tombeuses de l’équipe de France, l’Angleterre. Après une première opportunité à la 19ème minute, c’est à la 22ème que les néerlandaises trouvent la faille par l’intermédiaire de Vivianne Miedema. Sur un beau centre venu de la droite, la joueuse des Pays-Bas marque d’une belle tête décroisée. Quelques minutes plus tard, les anglaises étaient tout proche d’égaliser sur un corner mais la tête a été repoussée conjointement par la joueuse néerlandaise et le poteau. A la 62ème minute, sur une maladresse de la défense anglaise, Danielle van de Donk hérite du ballon dans la surface de réparation et réussit son lob sur la gardienne pour doubler la mise, le break est fait ! 
A 20 minutes de la fin du match, Ellen White a l’occasion de réduire la marque mais sa frappe passe juste à côté de la cage des Pays-Bas. A la 82ème minute, Jodie Taylor se retrouve seule devant le but mais sa frappe est trop sur la gardienne néerlandaise qui repousse sans problème. Dans les arrêts de jeu c’est finalement les Pays-Bas qui va inscrire un troisième but, marqué contre son camp par la malheureuse Millie Bright. Les néerlandaises se qualifient donc pour la finale de leur Euro où elles affronteront le Danemark.

Nicolas Jacquemard


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Euro 2017 Féminin

France – Angleterre, une élimination amère pour les Bleus

Klay

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Retour sur le dernier quart de finale de l’Euro 2017 entre la France, privée de sa capitaine Wendie Renard et l’Angleterre.

L’avant-match

Le dernier quart de finale met face-à-face deux équipes aux trajectoires différentes dans cet Euro. L’équipe de France, régulièrement placée à ce niveau de la compétition (en 2009 et 2013), mais n’ayant jamais pu atteindre les demi-finales, qui a eu toutes les peines du monde pour sortir d’une poule à la portée de la 3ème nation mondiale au classement de la FIFA, se retrouve opposée à l’équipe d’Angleterre, première de sa poule avec trois victoires à son compteur, dix buts marqués pour un seul encaissé et une victoire 6-0 face à l’Ecosse. L’absence de la capitaine tricolore Wendie Renard, suspendue, allait mettre en péril l’avenir bleu dans ce tournoi. Quel impact la guerre verbale entamée par le sélectionneur français Olivier Echouafni allait-elle avoir sur ses joueuses et sur celles de son homologue Mark Sampson ?

La première mi-temps

Dès le coup d’envoi, on peut ressentir la tension qui règne sur le terrain de Deventer. La première mi-temps démarre et les occasions ne sont pas au rendez-vous. Clairement, ce match est équilibré, les deux équipes se valent et personne ne parvient à prendre l’ascendant. Mis à part le tacle très appuyé de l’anglaise Jill Scott sur Amandine Henry, au milieu du terrain, les deux pieds décollés. Les bookmakers prédisaient un match serré, étriqué, ils ne s’étaient pas trompés.

La deuxième mi-temps

La pause ne semble pas avoir libéré les vingt-deux actrices. On approche de l’heure de jeu et sur leur premier tir cadré, les britanniques ouvrent le score. Une anticipation au milieu du terrain, un contre rondement mené, il n’en fallait pas plus à cette diablesse de Jodie Taylor pour tromper Sarah Bouhaddi la portière française, d’une frappe croisée. Il s’agit là de son cinquième but depuis le début de la compétition. Ce malheureux contre-temps lance véritablement la partie des Bleues. Sentant que leur destin ne leur appartient plus à ce moment-là, elles lâchent les chevaux. Cependant, ce soir, le réalisme est anglais. Que ce soit Kadi Diani, d’une frappée sauvée à quelques mètres de la ligne de but, un cafouillage qui permet à Marie-Laure Délie de frapper dans un angle fermé, ou encore l’attaquante française sur un débordement d’Elodie Thomis qui venait de rentrer, le sort est cruel. Le manque de confiance après une phase de poule médiocre semble trotter dans les têtes. La réussite est restée en France et l’histoire semble se répéter. Les situations dangereuses s’intensifient, les tirs contrés par la défense anglaise s’enchaînent, une main n’est pas sifflée à l’entrée de la surface. Claire Lavogez, nouvelle entrante, tente tant bien que mal d’apporter du sang neuf, tout comme Elodie Thomis. Le dernier geste est maladroit, la précision fait défaut. On commence à comprendre que Camille Abily vient de jouer son dernier match international. La blessure de la gardienne britannique Bardsley casse le rythme du match que les françaises tentent d’imposer. Un dernier frisson parcourt le peuple tricolore, qui espère un nouvel exploit, lorsque, après cinq minutes de temps additionnel, la jeune Clarisse Le Bihan reprend péniblement de la tête un centre venu de la droite.

C’en est terminé, la bande à Olivier Echouafni ne fera pas mieux que ses aînées et la France est éliminée de la compétition. La défaite est amère pour les joueuses, coupables d’avoir ratés leur Euro, mais qui pourront se satisfaire d’avoir mouillé le maillot alors que le niveau de jeu n’était clairement pas bon. Au pied du mur, à plusieurs reprises, on aura vu des jeunes filles se dépasser pour sauver les meubles et ne rien lâcher.


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Euro 2017 Féminin

Quarts de finale Euro, l’Allemagne et l’Espagne passent à la trappe

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Deux quarts de finale se sont joués dimanche avant celui de la France contre l’Angleterre. Les deux matchs ont vu les favorites se faire surprendre par de belles équipes.

Reporté à cause des conditions météorologiques le samedi soir, le quart de finale qui opposait les championnes en titre, l’Allemagne au Danemark a débuté à midi ce dimanche. Départ en fanfare pour les allemandes qui ont ouvert le score dès la 3ème minute par l’intermédiaire de Kerschowski suite à une grosse faute de main de la gardienne danoise. Les tenantes du titre ont baissé de pieds et ont laissé le contrôle du jeu aux danoises qui ont égalisé à la 49ème minute par Nadim. En fin de match les allemandes vont se faire à nouveau surprendre par cette jolie équipe danoise qui prend l’avantage grâce à un but de la tête de Nielsen. Plus rien ne sera marqué et les grandes favorites de la compétition sont éliminées dès les quarts de finale.

Dominer n’est pas gagner ! Les espagnoles vont avoir un long moment ce proverbe en tête. Ultra dominatrice avec 64% de possession et 17 tirs à 2 pour leur adversaire, les joueuses ibériques ont été maladroites dans le dernier geste et sont tombées sur une gardienne inspirée. Les prolongations ont ressemblé au reste du match mais sans qu’aucun but ne fut marqué ! La gardienne autrichienne, Zinsberger, sera définitivement l’héroïne de cette rencontre en arrêtant le tir au but de Meseguer ! L’Autriche est en demi-finale pour sa première participation à la compétition où elle retrouvera le Danemark. Cette demi-finale aura lieu jeudi.


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