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Althéa Laurin, championne olympique de taekwondo, suspendue pour trois « no shows »

Sébastien Gente

Publié le

Althéa Laurin, championne olympique de taekwondo, suspendue pour trois no shows
Photo Icon Sport

TAEKWONDO – RMC Sport révèle que la championne olympique 2024 de taekwondo, Althéa Laurin, est suspendue depuis février pour trois « no shows ». 

C’était l’un des visages des Jeux Olympiques de Paris 2024. Althéa Laurin avait remporté le premier titre olympique du taekwondo français, et mis ce sport sur le devant de la scène dans l’Hexagone. Deux ans après, l’ambiance est tout autre : RMC Sport explique qu’elle est suspendue depuis février pour trois manquement à ses obligations de localisation (« no shows »), et ce pour une durée totale de 20 mois !

Une situation ubuesque

Chaque sportif doit préciser sa localisation pour permettre des contrôles antidopage inopinés de la part des instances. Et à la troisième occurrence de contrôleurs qui se déplacent sans pouvoir effectuer leur travail, c’est la sanction. Pour Althéa Laurin, celle-ci a démarré le 9 février dernier. Sa suspension prendra donc fin en octobre 2027.

Selon RMC Sport, le premier contrôle manqué est volontaire de la part de la Française, qui n’a pas fait l’effort de s’y soumettre alors qu’elle était à l’INSEP. Les deux suivants sont « la cause d’un interphone défectueux et non réparé malgré les demandes ». Assez ubuesque donc, même si cela ne l’avait pas empêché de participer aux Mondiaux en octobre dernier, grâce à un recours. Néanmoins, elle avait échoué en quarts, et si elle avait raflé une médaille, celle-ci lui aurait été retirée. Interrogée par RMC Sport, Althéa Laurin a d’abord mis les points sur les i.

Je voudrais rappeler qu’il ne s’agit pas d’une affaire liée à une substance interdite mais à trois manquements aux obligations de localisation sur une période donnée.

Un point pour la championne olympique. Mais ses explications ne sont pas vraiment convaincantes…

Avec le recul, je me dis que je n’ai pas pu consacrer l’énergie nécessaire à ces obligations de localisation. Tout s’est enchaîné très vite autour de moi. C’est quelque chose que je regrette. J’ai des regrets par rapport à cette situation et la manière dont tout s’est produit. Personne n’a envie de vivre ce genre de situation et encore moins quand on est athlète de haut-niveau et qu’on représente le public, les partenaires… Après les JO, j’ai voulu repartir un peu trop rapidement vers de nouveaux objectifs. Je me dis que j’aurais dû prendre plus de temps pour récupérer. J’ai voulu enchaîner, répondre présente. J’aurais dû vraiment couper.

Les obligations de localisation sont désormais partie intégrante du quotidien des sportifs de haut niveau. Il va falloir désormais patienter pour Althéa Laurin, qui se fixe déjà de nouveaux objectifs.

Je ne veux pas être définie par cette période difficile mais je veux être définie par la manière dont je vais réussir à rebondir.

Restera l’éternel poids de la suspicion…

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