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Athlétisme : ces athlètes qui veulent toujours aller plus vite

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Alors qu’il devient de plus en plus récurrent que des athlètes se mettent en quête de records plus fous les uns que les autres, nous vous proposons de faire un zoom sur certains de ces sportifs pour qui le temps est compté.

C’est un fait. Si les records du monde existent, ils sont faits pour être battus, et si dans certains sports cela ne constitue pas une fin en soi, il en en est autrement dans le milieu de l’athlétisme, et plus particulièrement en ce qui concerne la course à pied. Le crédo de ces athlètes ? Toujours aller plus vite à travers une course qu’ils livrent contre le chrono. Nous vous proposons aujourd’hui un focus sur certains de ces athlètes qui veulent entrer dans l’histoire en repoussant sans cesse les limites pour devenir les maîtres du temps.

Sans vouloir faire un quelconque parallèle et sortir de son contexte la citation de Nelson Mandela à la sortie des geôles de l’apartheid, les mots qu’il avait prononcés pourraient tout de même très bien coller à certains athlètes : « Cela nous semble impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse. » avait-il affirmé. Ces quelques mots, de nombreux sportifs se les approprient, sans doute pour repousser toujours un peu plus leurs limites.

Jim Walmsley, 100 km pour un incroyable pari

Oui vous avez bien lu, 100 km ! Si courir un 100 km sur route peut paraître une distance improbable (en France il existe un peu plus d’une dizaine de courses de ce type, dont la plus célèbre les 100 km de Millau), il en est tout autre au pays du soleil levant où les Japonais demeurent les spécialistes de la discipline. Preuve en est, l’actuel détenteur du record du monde est nippon, il se nomme Nao Kazami et il possède un chrono de référence en 6h09:14 qu’il a réalisé en juin 2018.

Dimanche dernier, ils étaient 6 à s’être engagés sur la distance qui était parcourue aux États-Unis, entre Folsom et Sacramento. Parmi eux, le le tenant du titre mondial IAAF le Japonais Hideaki Yamauchi, des ultras-traileurs de renom comme Mike Wadian, lauréat du dernier World Marathon Challenge où il a dû courir 7 marathons en 7 jours sur 7 continents différents. Et si cela ne suffisait pas, un mois plus tard, il battait le record du monde de l’Israël National Trail où cette fois, en un peu plus de 10 jours d’effort, il parcourut 1000 km, rien que ça ! Enfin, on pouvait également recenser la présence de Tyler Andrew, recordman du 50 km sur piste en 2h43:38.

Un plateau riche donc, mais celui qui attaquait cette course avec le plus d’ambitions était un autre ultra-trailer qui s’est fait un nom dans le milieu, l’Américain Jim Walmsley. Issu de la piste, il a fait parler de lui en janvier dernier en réalisant les minimas nationaux en vue de se qualifier pour les JO. Son chrono ? 1h04:00. Assez bluffant pour cet ultra-trailer qui sous le projet mis en place par son équipementier (tout comme les autres participants), Hoka One One pour le citer, avait pour ambition de tenir une cadence de 3:36 au km. Un pari à moitié réussi puisqu’il a tout de même réussi à battre le record du 50 miles en effaçant des tablettes un record vieux de 35 ans, une amélioration de 13 secondes pour un temps de 4h50:08.

Jim Walmsley, une performance record – GearJunkie

L’intéressé admettra qu’il a « fait une erreur au 20ème mile en accélérant, mais ce n’est pas une déception, je suis content d’être allé chercher le record sur 50 miles, j’aurai d’autres occasions de m’attaquer aux 100 kilomètres. » Pour l’histoire, la course a été remportée par le Japonais Hideaki Yamauchi en 6h19:54 secondes, on vous laisse faire les calculs pour la vitesse moyenne, vous allez être impressionné…

La quête du marathon en moins de 2h

C’était déjà une grande marque qui avait lancé ce pari fou de réunir quelques-uns des plus grands spécialistes de la discipline pour tenter de passer sous la barre mythique des 2h au marathon. Eliud Kipchoge, alors champion olympique de la discipline, Zersenay Tadesay recordman du semi-marathon et Lelisa Desisa, double vainqueur du marathon de Boston, allaient tenter de réaliser cet exploit, le tout organisé par la marque à la virgule. Les conditions étaient spéciales, à savoir un parcours sur le célèbre circuit de Monza à travers des boucles de 2,4 km sur un terrain plat, une voiture protégeant du vent et des lièvres se relayant pour imprégner un tempo tout au long de l’épreuve. Tout avait été orchestré par la marque. Au final, Eliud Kipchoge rata l’exploit pour 26 secondes… Mais cela n’est que partie remise…

En effet, la nouvelle est tombée il y a quelques jours, l’athlète kényan, actuel détenteur du record du monde de la discipline en 2h01:39 à Berlin en octobre dernier, tentera à nouveau l’exploit lors du « 1h59 challenge« , organisé cette fois par INEOS. La différence majeure au programme sera qu’il devrait y avoir plus de 250 000 personnes pour l’encourager dans sa tentative à Londres où l’un des plus grands parcs urbains pourrait être privatisé pour l’occasion. A noter qu’une telle performance ne peut être validée par l’IAAF, mais cela n’a pas l’air de contrarier le Kényan : « Ici il ne s’agit pas de faire un record validé par L’IAAF. Je veux laisser mon empreinte dans l’histoire. Mes 2h00:25 à Monza ont été pour moi le plus beau moment de ma carrière. Donc avoir une autre opportunité de passer sous les 2h m’enthousiasme vraiment ! ».

Eliud Kipchoge, l’homme de tous les records – AP

Si les records sont faits pour être battus, aujourd’hui, on s’aperçoit que de grandes marques sont prêtes à tout pour tirer la couverture sur elle. Mais quoi qu’il en soit, certains records prestigieux résistent depuis de longues années, comme celui de Bekele sur 10 km avec une marque de 26:17″53 en 2005 ou sur une toute autre discipline, le record du 100 m féminin détenu depuis 1988 par Florence Griffith-Joyner en 10″48 !

A quand un défi pour tenter de battre le record de la fusée Bolt et ses 9″58 sur 100 m ? Pour prétendre battre ce record, il faudrait tout de même des conditions très favorables et un athlète hors norme, comme l’était la fusée Usain Bolt. Toujours plus vite, toujours plus haut, toujours plus fort…

Julien Corréia

 


Journaliste/rédacteur depuis janvier 2019 - Tombé dans le monde du ballon rond étant petit, j’aurais pu devenir pro sans ces foutus ligaments croisés. Défilant sur les champs (mais pas Elysées) en 98, j’ai été bercé par les exploits de Mister George, piqué par la technique du Snake, grandi avec Captain Rai et Ronnie, mûri avec Pauleta et Edi. Mais Ibracadabra, je suis désormais reconverti en runner/traileur. Moins rapide que Bolt et moins endurant que Jornet, c’est donc plume à la main que je partage les exploits de ces athlètes !

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