Athlétisme : Les 5 performances françaises à retenir du week-end du 31 janvier au 2 février
ATHLÉTISME – Trois records de France battus ce week-end et deux comebacks gagnants. Le premier week-end de février a été riche en performances. Tour d’horizon en cinq performances.
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Renaud Lavillenie et Just Kwaou-Mathey – Retours gagnants
Normandie, terre religieuse, Normandie terre de rédemption ? Le fait est que, à deux jours d’intervalle, deux internationaux français ont signé un retour gagnant. On va accorder à Renaud Lavillenie le droit d’ainesse. Force est de constater que le champion olympique 2012 rugit encore à plus de 38 ans. Après une année 2024 marquée par la reconstruction et une opération à la cuisse, ainsi qu’un rêve olympique envolé. 2025 semble être l’année du retour. Du moins l’année d’une rentrée probante au Perch’Xtrem de Caen. Avec un concours bouclé à 5.80 m. Cela faisait près de deux ans et demi qu’il n’avait pas franchi une barre à 5.80 m. On a vraiment hâte de voir la suite de sa saison. Et s’il ramenait une médaille internationale ?
Lui est plus jeune, mais a également ramené une médaille internationale. C’était en 2024, aux championnats du monde en salle à Glasgow. Quelques jours avant le drame d’une rupture du tendon d’Achille, qui a mis fin à son rêve olympique. Tout cela est derrière Just Kwaou-Mathey, qui vient de signer son grand retour. Sous la forme de minima pour les championnats du monde en salle 2025. Avec un chrono de rentrée en 7.53 puis 7.52, lors du Meeting de l’Eure 2025. Une bonne chose de faite pour celui qui a dû pleinement se rassurer à domicile. Et qui redevient un grand candidat aux médailles internationales.
Trois records de France
L’athlétisme a ce charme qu’il peut se disputer aux quatre coins du globe. Et de Boston à Val-de-Reuil, trois records de France ont été battus. Le premier, dans la nuit de samedi à dimanche, aux États-Unis. Par un Jimmy Gressier décidément spécialiste en la matière. Qui s’est emparé de la marque nationale sur 5 000 m. Une distance certes pas la plus usuelle en salle, mais dont l’ancien détenteur n’était autre que Bob Tahri. Dont les 13:11.13 ont volé en éclats. La nouvelle marque est désormais de 13:00.54. Les « sub » 13 minutes ont bien failli être réalisés. Ce n’est peut-être qu’une question de temps. Autant dire que Kiprun, qui a signé l’athlète français il y a quelques semaines, pour un juteux contrat, doit se frotter les mains, en ce début de mois de février.
Et Bob Tahri a perdu un deuxième record de France ce week-end. Celui du 3 000 m en salle. Azeddine Habz, également à Boston, mais sur le meeting gold, a réalisé un chrono stratosphérique de 7:31.50. Et devient le 5e performeur mondial de tous les temps, en se rapprochant d’une barrière mythique, celle des 7:30. On n’est qu’au début du mois de février et on s’aperçoit que nos pointures internationales sont en grande forme. Du 800 m (moins de 1:44), jusqu’au 3 000 m, le médaillé européen à Istanbul en 2023 montre une belle polyvalence, qui pourrait lui servir sur sa distance fétiche du 1500 m.
Andrew Coscoran 🇮🇪 smashes the Irish 3000m Record in Boston by almost 8 seconds, clocking a new PB of 7:30.75!
He beat Azeddine Habz 🇫🇷 who also set a National Record of 7:31.50, while 18-year-old Cameron Myers 🇦🇺 also joined the National Record train in 7:33.12 for 3rd place. pic.twitter.com/ZehJpVKuCh
— Track & Field Gazette (@TrackGazette) February 2, 2025
Et elle aussi commence, mine de rien, à se faire un joli palmarès en termes de records de France. Agathe Guillemot avait déjà celui du mile en salle. Mais ce dimanche à Val-de-Reuil, elle a pulvérisé son ancienne marque. Pour le porter à 4:25.99. Médaillée européenne, l’été dernier, à Rome, sur 1 500 m, la Bretonne se taille, petit à petit, une réputation de coureuse à la fois solide et fiable, que ce soit pour chercher des gros chronos, comme pour bien figurer en grand championnat. À l’issue de sa course, elle a plus ou moins laissé entendre qu’elle visait le titre aux championnats d’Europe cet hiver.

