Perch’Xtrem Caen 2025 : Renaud Lavillenie attendu pour sa rentrée
ATHLÉTISME – Le champion olympique 2012, Renaud Lavillenie, fait sa rentrée du côté du Perch’Xtrem à Caen. Où un concours femmes devrait prendre de la hauteur avec Angelica Moser et Molly Caudery.
Pour une première édition, c’est une sacrée édition ! Inauguré en 2025, le Perch’Xtrem de Caen, qui aura lieu ce vendredi 31 janvier, met les petits plats dans les grands. Avec un concours de niveau mondial. Une semaine pile après le Perche Élite de Rouen, qui a servi de rentrée pour quelques athlètes, la Normandie va rester la région de la perche mondiale, avec un détour dans le Calvados, après la Seine-Maritime. Hors de question, pour les dix-sept protagonistes (huit hommes, neuf femmes) de ce concours international, de s’enivrer avec les mets locaux. Car la concurrence promet d’être très rude pour être le premier et la première à inscrire son nom au palmarès de l’épreuve.

Rentrée pour Renaud Lavillenie, au milieu des cadors
Sa rentrée va être surveillée. C’est un des évènements de ce Perche Élite à Caen. Renaud Lavillenie, champion olympique 2012 et ex-recordman du monde (6.16 m) a choisi le Calvados pour lancer sa saison. Dans l’espoir de retrouver les joies des concours internationaux. Après une course contre-la-montre perdue en 2024, pour la qualification olympique. Perdue certes, mais malgré un retour tardif après une opération à la cuisse, il avait sauté à 5.72 m. Et le Charentais/Clermontois aura une forte concurrence à Caen. Il retrouvera sur sa route, le Grec Emmanouil Karalis, qui a fait forte impression, pour sa rentrée à Rouen, en dominant le concours avec un bond à 5.85 m. Et qui fera figure de favori pour le doublé normand en sept jours.
Si Sam Kendricks, présent à Rouen, ne sera pas de la partie, le concours masculin garde un petit accent américain, avec Jacob Wooten, lui absent du rendez-vous rouennais. Mais aussi Chris Nilsen, quelque peu décevant le week-end dernier. Les deux Américains seront sans doute les principaux outsiders du concours, avec Menno Vloon, le néerlandais qui a déjà bondi cette saison à 5.82 m du côté de Dévoluy et le Turc Ersu Sasma, 3e à Rome l’an passé. À moins que la surprise ne vienne de Baptiste Thiery, brillant deuxième à Rouen, avec un bond à 5.75 m, record égalé. Mais surtout de magnifiques tentatives à 5.85 m. Il y aura des ambitions de minima pour les mondiaux de Tokyo (5.82 m). Et pourquoi pas, dans un jour immense, rêver de ceux pour les Mondiaux en salle de Nanjing (5.85 m). Un objectif envisageable pour Thibaut Collet, qui a également sauté 5.75 m à Rouen.
Premier concours en 2025 pour Molly Caudery
Si pour Renaud Lavillenie, c’est une rentrée hivernale, ce n’est pas tout à fait le cas pour la Britannique Molly Caudery. La championne du monde indoor 2024 a déjà sauté cet hiver. Mais c’était le 8 décembre dernier. Une rentrée avec un bond à 4.71 m, qui peut laisser augurer de belles choses. Et il en faudra pour remporter ce concours. Face à Angelica Moser. Qui a pris une nouvelle dimension en 2024. Avec un titre de championne d’Europe, mais surtout un record porté à 4.88 m, lors du meeting Diamond League de Monaco. Si la médaille aux JO s’est envolée (4e), la Suissesse est devenue une cador de sa discipline. Et sa rentrée, le 19 janvier dernier au Luxembourg, est très prometteuse, avec un bond à 4.65 m.
Face aux deux perchistes, il sera intéressant de voir Marie-Julie Bonnin. La Française a connu un début de saison en tout point idéal. Une première à 4.51 m à Dévoluy. Un second concours chez elle à 4.66 m à Bordeaux, soit son record en salle et à quatre centimètres de son record absolu. Elle va retrouver une adversité qui peut l’aider à continuer à prendre de la hauteur. Toujours du côté des Françaises, on surveillera Alix Dehaynain. Sortie frustrée du concours à Rouen, la Lilloise espère se rapprocher de son record personnel, qui est de 4.53 m. Les Normandes Elise Russis et Louise Boulent seront également du concours international. L’occasion pour elles de continuer à engranger de l’expérience au plus haut niveau. Et pourquoi pas se rapprocher de leur record (4.40 m et 4.35 m).

