Bagarre pour le maillot à pois et le podium… les quatre raisons de suivre la 20e étape du Tour de France 2026
TOUR DE FRANCE 2026 – Découvrez les quatre raisons de suivre la 20e étape, l’étape marathon de cette édition de la Grande Boucle, avec quatre ascensions au programme.
La dernière étape de montagne de ce Tour de France, et la plus dure
On y est déjà ! Le Tour de France 2026 touche à sa fin. Cette 20e étape de haute montagne est déjà la dernière de cette édition de la Grande Boucle. Les coureurs vont affronter l’étape la plus difficile sur le papier, et l’une des plus dures du XXIe siècle.
Près de 5 400 mètres de dénivelé positif sont au programme et, surtout, pour la première et dernière fois, une répétition de cols de plus de 20 km et trois passages proches ou à plus de 2 000 mètres d’altitude. Les coureurs vont affronter le col de la Croix de Fer (24,1 km à 5,2 % de moyenne, mais avec des passages très raides), puis l’enchaînement du col du Télégraphe et du col du Galibier, pour près de 24 km avec une toute petite descente au milieu, avant d’enchaîner avec le col de Sarenne, prélude à l’arrivée à l’Alpe d’Huez.
Un programme tout simplement gargantuesque et une étape qui peut réellement bouleverser le classement général. La longueur des cols, l’altitude et leur enchaînement peuvent provoquer des défaillances inattendues chez les grands leaders.
Une bagarre pour le maillot à pois
Trois hommes en sept points ! Après la première arrivée à l’Alpe d’Huez, Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) s’est emparé du maillot à pois. Avec 91 points, il possède une unité d’avance sur Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG), maillot jaune conforté après sa démonstration de vendredi. Il en compte sept de plus que le malheureux Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step), qui a été héroïque, mais a cédé dans le final, laissant l’Équatorien marquer de gros points.
Mais tout est remis en jeu ce samedi. Outre le programme gargantuesque, 70 points seront à distribuer. C’est, de loin, l’étape qui en offre le plus sur ce Tour de France. Des renversements sont encore possibles dans ce classement. Il faudra avoir de bonnes jambes jusqu’au sommet du col de Sarenne, qui pourrait bien constituer la véritable arrivée pour un Valentin Paret-Peintre que l’on a vu véloce au sprint, mais en difficulté sur la durée de l’étape.
Une bagarre pour le podium et le maillot blanc
Avant la première arrivée à l’Alpe d’Huez, 20 secondes séparaient Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG), troisième du classement général et maillot blanc de meilleur jeune, de Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), quatrième du général et deuxième de ce classement. À l’issue des 21 virages, le Mexicain a augmenté son avance de quatre secondes.
C’est à la fois peu et beaucoup. Peu au regard du programme de cette 20e étape. Beaucoup, car les écarts entre les deux hommes sont très resserrés depuis que le Mexicain a repris l’ascendant sur le plateau de Solaison. Ce sont deux coureurs qui n’ont pas beaucoup de références sur des enchaînements de cols aussi difficiles, placés en troisième semaine. Isaac Del Toro a participé au Tour d’Italie 2025… dont il avait perdu le maillot rose lors de la 20e étape.
La question des délais
Une étape gargantuesque… mais une étape de 172 kilomètres. Cette 20e étape du Tour de France est une étape marathon par son dénivelé positif, mais pas par sa longueur. On ne sera pas sur une journée de sept heures, comme on pouvait en voir dans les années 1990. Les délais risquent donc d’être très serrés !
Cette étape sera l’ultime chemin de croix vers Paris pour les moins bons grimpeurs de ce Tour de France 2026. Parmi eux, certains voudront s’accrocher pour briller lors de la dernière étape, sur les routes de Montmartre et des Champs-Élysées. Il leur faudra franchir les 5 400 mètres de dénivelé positif. L’autobus de la Grande Boucle n’aura que très peu de portions planes pour s’organiser. Cela promet sans doute des descentes menées à vive allure et des efforts importants dans les différentes rampes !


