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Basket masculin – Jeux Olympiques : Tout ce qu’il faut savoir sur la poule A

Maxime Cazenave

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Basket masculin - Jeux Olympiques Tout ce qu'il faut savoir sur la Poule A
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JEUX OLYMPIQUES DE TOKYO 2020 – BASKET – À partir de dimanche, le tournoi masculin olympique de basket va débuter à Tokyo. Avec une densité intéressante et des grosses affiches dès la phase de poules, la compétition s’annonce intense. Dicodusport vous présente donc les différentes sélections qui vont lutter pour aller décrocher l’or, poule par poule. Premier volet avec la poule A, au sein de laquelle l’équipe de France va évoluer.

États-Unis : digérer la déconvenue de 2019

On commence fort avec la nation qui, comme chaque édition, sera la grande favorite. Pourtant, on parlé là d’une sélection qui reste sur une défaite en quarts de finale de la dernière Coupe du monde en 2019. Avec une équipe D à l’époque, la sélection américaine a bien compris qu’il fallait mettre le paquet pour viser Tokyo. Son roster est donc nettement plus impressionnant. Si toutes les plus grandes stars NBA ne sont pas là à l’image de Lebron James ou Stephen Curry, Gregg Popovich peut s’appuyer sur un effectif tout de même incroyable avec Kevin Durant, Damian Lillard, Jayson Tatum ou Zach Lavine entre autres.

Malgré tout, les Américains ont eu du mal en préparation. Battus successivement par le Nigeria et l’Australie, ils ont finalement réagi en surclassant l’Argentine, puis en dominant l’Espagne pour terminer sur une note positive. Au sein de leur poule, la première place leur est destinée, et seule la France semble être en capacité de pouvoir les inquiéter. Si une véritable cohérence est trouvée dans la hiérarchie et les rotations, cette mouture de Team USA semble imprenable malgré une raquette peu fournie (seuls Javale McGee et Bam Adebayo comme véritables intérieurs). Revancharde, cette dernière veut frapper fort à Tokyo, et elle s’en est donnée les moyens.

Le roster :

Bam Adebayo, Devin Booker, Kevin Durant, Jerami Grant, Draymond Green, Jrue Holiday, Keldon Johnson, Zach Lavine, Damian Lillard, Javale McGee, Khris Middleton, Jayson Tatum.

France : enfin une médaille ?

La génération Tony Parker-Boris Diaw a échoué dans cette mission. Est-ce que celle de Rudy Gobert et Evan Fournier parviendra à le faire ? Vingt-et-un ans après la médaille d’argent décrochée à Sydney par Laurent Sciarra, Antoine Rigaudeau et leurs partenaires, l’équipe de France a comme toujours l’ambition d’aller le plus haut possible. Auteur d’une dernière Coupe du monde magnifique avec un succès historique sur les États-Unis en quarts de finale avant de craquer en demies face à l’Argentine, les hommes de Vincent Collet ont de l’ambition. Pourtant, ce n’est pas avec une confiance débordante qu’ils vont aborder le tournoi.

Si plusieurs cadres n’étaient pas présents, les Bleus ont perdu leurs trois rencontres de préparation, deux fois face à l’Espagne, mais surtout une fois contre un Japon, bien plus faible sur le papier. Comme d’habitude, Rudy Gobert dans la peinture et Evan Fournier pour donner le ton au scoring seront les deux fers de lance de l’équipe. Dans le rôle de leader, Nicolas Batum sera encore là pour apporter du liant dans l’équipe, comme il l’a magnifiquement effectué avec les Clippers cette saison.

Derrière ces trois têtes d’affiche estampillées NBA depuis de longues années, l’équipe est équilibrée sur le papier avec des profils différents à tous les postes. A l’arrière, Thomas Heurtel et Nando De Colo sont là pour apporter une étincelle, du dynamisme, et possèdent les capacités et l’expérience nécessaires pour step-up dans des moments cruciaux. Mais cette équipe sera attendue surtout sur sa défense avec de nombreux profils solides dans ce registre (Andrew Albicy, Timothé Luwawu-Cabarrot, Moustapha Fall…). Si cette dernière atteint un niveau élite, les Bleus ont de bonne chance de réaliser une olympiade de très haut niveau.

Le roster :

Andrew Albicy, Nicolas Batum, Petr Cornelie, Nando De Colo, Moustapha Fall, Evan Fournier, Rudy Gobert, Thomas Heurtel, Timothé Luwawu-Cabarrot, Frank Ntilikina, Vincent Poirier, Guerschon Yabusele.

République Tchèque : un collectif prêt à jouer les trouble-fêtes

Elle n’était clairement pas la plus attendue lors du TQO disputé il y a une quinzaine de jours. Malgré tout, la République Tchèque a réalisé un parcours formidable pour évincer le Canada sur ses terres, puis la Grèce. Pour la première fois depuis la dissolution de la Tchécoslovaquie en 1992, la sélection dispute donc les Jeux Olympiques. L’essentiel a été réalisé pour les hommes de Ronan Ginzburg. Pris pour un fou lorsqu’il annonçait en 2013 son plan très ambitieux pour le basket tchèque, l’Israélien a surpassé les attentes. Son équipe s’annonce donc comme un potentiel élément perturbateur durant cette olympiade. Le noyau dur se connaît depuis plusieurs années, et possède de véritables ressources pour se tirer de situations tendues.

Avec peu de noms ronflants, la sélection s’appuie sur l’excellent meneur des Bulls, Tomas Satoransky pour dicter le rythme. Accompagné sur la base arrière par le pétard humain Blake Schilb, les deux hommes peuvent compter sur un duo fort à l’intérieur avec l’ancien NBAer Jan Vesely, et l’aspirateur à rebonds de Bilbao, Ondrej Balvin. Autour de ce quatuor, l’effectif dispose de nombreux joueurs jouant aux quatre coins du monde, à l’image de l’extérieur de Strasbourg, Jaromir Bohacik, ou encore de l’ancien de Boulazac, Patrik Auda, qui évolue à Yokohama au Japon. Avec la qualification de deux des meilleurs troisièmes de chaque poule, la République Tchèque possède une réelle chance d’accéder aux quarts de finale par ce biais, mais elle est également très bien capable de mettre en danger les États-Unis ou la France sur une rencontre pour viser plus haut.

Le roster :

Patrik Auda, Ondrej Balvin, Jaromir Bohacik, Lukas Palyza, Martin Peterka, Patrick Samoura, Tomas Satoransky, Blake Schilb, Ondrej Sehnal, Jakub Sirina, Jan Vesely, Tomas Vyoral.

Iran : résister du mieux possible

Nation émergente du continent asiatique depuis une quinzaine d’années, l’Iran fait office de petit poucet dans la compétition. Cette dernière est redevenue une puissance continentale en s’adjugeant notamment trois titres en Coupe d’Asie (2007, 2009, 2013), tout en participant à sa deuxième olympiade à Pékin, en 2008, 60 ans après sa dernière participation. Malgré tout, lors des compétitions mondiales disputées récemment, la sélection iranienne n’a jamais été en mesure d’avoir un réel impact.

Cette année encore, elle devrait repartir de Tokyo avec trois défaites dans la besace face à des équipes évoluant dans une autre catégorie. Composée majoritairement de joueurs évoluant dans le championnat local, son principal objectif sera de résister du mieux qu’elle peut. Arrière en Bundesliga depuis l’année dernière à Rostock puis à Mitteldeutscher, Benham Yakhchali est l’un des rares expatriés avec le pivot Aaron Gemanipoor (Angleterre) ou encore le meneur Pujan Jalalpoor (Autriche). De bons joueurs de basket, mais qui devraient subir des blow-outs plus ou moins importants dans cette poule.

Le roster :

Saeid Davarpanah, Aaron Gemanipoor, Hamed Haddadi, Mohammad Hassanzadeh, Pujan Jalalpoor, Mohammad Jashidijafarabadi, Arsalan Kazemi, Mohammadsanab Nik Khahbahrami, Navid Rezaeifar, Michael Rostampour, Mohammadsina Vahedi, Benham Yakhchali.

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Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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