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Bastien Pitte, « le Normand qui court » a bravé le froid de la SaintéLyon 2017

Romain Delanis

Publié le

Nous avons rencontré Bastien Pitte, « le Normand qui court », qui a parcouru le week-end dernier la célèbre et difficile course de nuit la « SaintéLyon » !

Salut Bastien ! Je te laisse te présenter et nous présenter la course à laquelle tu as participé le week-end dernier, la « SaintéLyon » :

Salut ! Pour faire simple, je suis un Rouennais de 25 ans passionné de course à pied depuis un peu plus de 2 ans maintenant, et récemment diplômé en Management du Sport. J’ai donc participé le week-end dernier à la « SaintéLyon », une des courses les plus anciennes du circuit en France puisque les organisateurs ont mis en place cette année la 64ème édition. Plusieurs parcours sont proposés, dont la plus mythique (mais aussi la plus compliquée) : la « SaintéLyon Solo » sur 72km qui relie Saint-Etienne à Lyon en partant à 23h30. C’est un mélange de trail avec des portions de course sur route.

Comment tu t’es décidé à participer à ce raid en pleine nuit ?

A vrai dire, c’est un peu par hasard puisque je suis un novice en matière de trail. J’avais envie de me lancer un nouveau défi en course à pied et sortir un petit peu de la routine qu’est la mienne en terme de course sur route. En fouillant un peu les sites spécialisés, la SaintéLyon est une course qui revenait souvent comme incontournable et après quelques hésitations devant la page d’inscription, je me suis lancé un soir, sans prendre l’assurance annulation pour ne plus pouvoir faire marche arrière !

Quelles étaient tes attentes en participant à la SyntéLyon ?

Jusqu’au départ de la course, je me suis retrouvé dans le flou total concernant mon objectif par rapport à cette course. J’additionné les facteurs inconnus sur une course de ce calibre : un premier Trail, une première course nocturne, une première fois avec des conditions climatiques si difficiles, une première fois au-delà des 42km…

Je voulais donc tout simplement apprendre à me connaitre encore plus, voir où se trouvaient actuellement mes limites et ainsi me mettre clairement en danger. L’idée était donc tout simplement de franchir la ligne d’arrivée et d’être « finisher » de cette SaintéLyon.

Es-tu satisfait de ton résultat ?

Honnêtement, oui !

L’objectif premier était de tout faire pour terminer cette course, ce fut le cas. Mais au-delà de ce statut de « finisher », c’est la manière qui me donne confiance pour la suite et me pousse à aller encore plus loin.



Je finis cette course en 8h25, ce qui correspond à la symbolique « SaintéLyon d’argent » pour les Finishers en moins de 9h. Bien que le classement final n’a clairement pas grand intérêt à mes yeux sur une course comme celle-ci, il m’a permis de prendre conscience de la belle performance réalisée puisque je finis en 507ème position sur plus de 5.700 Finishers.



Physiquement, c’était comment cette course ?

On attaque la partie moins marrante là ! Comme au cours d’un marathon, le fameux mur du 30ème kilomètre fut compliqué avec l’apparition de crampes et de jambes lourdes. Mais l’alternance entre la marche et la course au cours d’un trail comme celui-ci permet de limiter ces douleurs. Et ma bonne gestion en termes d’hydratation (lorsque l’eau des gourdes n’était pas gelée) et d’alimentation m’a permis de poursuivre la course dans de bonnes conditions. Finalement la plus grande difficulté était liée au froid puisqu’aux alentours de 3-4h du matin, la température était de l’ordre de -10 degrés, ce qui n’est pas simple à gérer.

Quel type d’entrainement faut-il réaliser pour être au top sur ce genre de course ?  

Pour être franc, je ne me suis pas spécifiquement entrainé pour cette course ci.

J’avais fait une grosse préparation (une dizaine de semaines à trois entrainements par semaine) pour le marathon de Toulouse à la fin du mois d’octobre. Pour la « SaintéLyon », j’ai donc tenté le pari de ne pas trop forcer au cours du mois de novembre, en limitant à 2 sorties la semaine (en plus des autres activités sportives à coté), pour arriver frais et avec de l’envie à cette dernière course de l’année. Je peux dire aujourd’hui que cette stratégie fut payante… !

Raconte-nous ton parcours de runner, ce qui te motive et les différentes courses auxquelles tu as participé. 

Depuis toujours j’ai l’habitude de faire beaucoup de sport et tout particulièrement du football. J’étais un des rares à apprécier les séances physiques. Suite à l’arrêt du football pour cause de blessure à 19 ans, j’ai donc conservé cette habitude de courir pour me maintenir en forme.

Il y a un peu plus de 2 ans, un de mes amis d’études a eu la bonne idée de m’inscrire sur un semi-marathon, estimant que j’avais largement les capacités de courir 21km… Le même défi s’est répété un an plus tard mais avec cette fois la distance qui fait peur à tous coureurs : le marathon.

J’ai donc participé en 2016 à mon premier marathon à Amsterdam, suivi en 2017 par ceux de Paris et de Toulouse.

La liberté qu’offre cette discipline sportive, que ce soit à travers les objectifs qu’on veut se fixer, la réalisation des entrainements ou encore les différents lieux de pratique sont autant de points qui me motivent depuis plus de deux ans maintenant à pratiquer régulièrement la course à pied.

Quel est ton meilleur souvenir sur une course ?

Je dirais que l’ensemble des grandes courses auxquelles j’ai participé apportent leurs lots de souvenirs. La « SaintéLyon » restera tout de même particulière dans le sens où les conditions de participation furent assez dantesques et je ne suis pas près de retrouver les mêmes de si tôt.

Mais je garde aujourd’hui encore en souvenir l’émotion qui fut la mienne dans les derniers mètres de mon premier marathon à Amsterdam avec l’arrivée dans le stade olympique et la délivrance après des semaines de préparation et le fait de se dire qu’on devient réellement un coureur à pied !

Et ton programme en 2018 ?

Le rendez-vous majeur sera le marathon du Mont-Blanc en juillet prochain. Cette course va être un test important pour la suite du fait du dénivelé important et inhabituel pour moi, afin de prendre conscience de la possibilité ou pas d’aller sur de très grandes courses de trail dans les années à venir.

Mais je n’oublie pas non plus une date importante, celle du 15 Septembre 2018 avec le premier marathon organisé à Rouen, à la maison. J’espère y être et avoir la chance de courir cette distance reine devant mes proches.

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Romain Delanis

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