Benjamin Pavard, bien plus qu’un but magnifique


D’un point de vue esthétique et de l’avis de l’ensemble des observateurs de la compétition, le but de Benjamin Pavard est le plus beau de la Coupe du monde. Si la beauté de la réalisation du défenseur français est indéniable, l’importance de ce but l’est tout autant. 

Face à l’Argentine, tout avait pourtant bien commencé, une accélération supersonique de Kylian Mbappé, une faute de Carlos Rojo et un penalty de Griezmann pour bien lancer les Bleus. L’équipe de France joue bien et maîtrise son sujet. Les coéquipiers de Lionel Messi ne trouvent aucune solution pour franchir le bloc français. Jusqu’à la 41ème minute, on se dit que les Bleus ne peuvent pas perdre le match, mais Angel Di Maria, oublié aux 25 mètres, déclenche un amour de frappe qui trompe Hugo Lloris.

Dès le début de la deuxième mi-temps, les Argentins cueillent leurs adversaires à froid, une partie de flipper trompe à nouveau le gardien français et les Bleus se retrouvent menés à la 48ème minute pour la première fois de la compétition. A cet instant, les Tricolores sont en train de se faire prendre à leur propre jeu, menés par une équipe qui fait preuve d’une efficacité chirurgicale. Les jeunes Bleus auraient pu cogiter, trembler ou se laisser dépasser par l’enjeu et pourtant, Pavardinho va sortir de sa boîte.

Moins de 10 minutes après le but de Mercado, le défenseur français qui évolue à Stuttgart en Bundesliga, va armer une sublime demi-volée, venue d’ailleurs, qui va faire trembler les filets du portier argentin. Comme tout le monde l’a répété, c’est un chef d’oeuvre, le premier but du Français en sélection. Mais c’est aussi un but crucial, important et vital pour l’équipe de France. Il permet aux Bleus d’égaliser et Benjamin Pavard évite à ses jeunes coéquipiers une course poursuite délicate face à l’Albiceleste.

Cette réalisation marque aussi un tournant dans la Coupe du monde de l’équipe de France, qui n’a plus jamais été menée par la suite.  Comme si ce but de Benjamin Pavard avait donné un supplément de confiance et d’âme à tous ses partenaires. La suite, on la connaît, les Bleus ont décroché le deuxième titre de champions du monde de leur histoire.

Nicolas Jacquemard

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