Betclic Élite : L’ASVEL peut-elle empêcher l’AS Monaco de doubler la mise ?
BETCLIC ÉLITE 2023-2024 – C’est désormais une habitude, la nouvelle saison de Betclic Élite va s’élancer avec deux favoris naturels, Monaco et l’ASVEL. D’une puissance surdimensionnée face au reste de la compétition, les deux cadors semblent être destinés à rafler une nouvelle fois la timbale. Mais l’ASVEL sera-t-elle réellement en capacité de contrecarrer la marche en avant de l’une des nouvelles places forte du basket européen ?
Il semble bien loin ce temps où la Pro A d’antan était indécise, laissant la porte ouverte à des surprises en tous genres, avec bien évidemment en point d’orgue le titre improbable de la JSF Nanterre en 2013. Aujourd’hui, la lutte est totalement déséquilibrée entre les deux superpuissances d’EuroLigue que sont l’AS Monaco et l’ASVEL par rapport au reste du plateau.
Deux équipes dans une autre dimension
Certes, les Metropolitans ont réalisé l’exploit de se hisser en finale l’an dernier, avant de se faire rouler dessus par la Roca Team. Le club de la Principauté a ainsi raflé son premier titre, succédant à une ASVEL triple championne sortante. Mais sur plusieurs matchs, les seize autres équipes ne disposent pas des armes nécessaires pour rivaliser en raison de budgets a minima deux fois inférieurs, ce qui implique des rosters compris entre 9 et 12 joueurs maximum, tandis que le duo estampillé EuroLigue peut compter sur 15 joueurs. Des joueurs qui bénéficieraient tous ou presque d’un statut de superstar au sein d’une autre équipe de l’Hexagone. Ainsi, la grande question de cette saison est de savoir si cette ASVEL pourra de nouveau rivaliser l’ASM après une saison catastrophique en termes de résultats.
Voici la carte des Budgets des clubs de Betclic Elite de la Saison écoulée (2022-2023) pic.twitter.com/IEvS9YeXxa
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L’ASVEL en quête de rédemption
18e et dernier d’EuroLigue, seulement 3e de la saison régulière de Betclic Élite avant de se faire expédier en demi-finales par les Mets de Victor Wembanyama, le club lyonnais a raté son exercice. Seule maigre consolation, la victoire obtenue dans une Leaders Cup balancée à la poubelle par l’ASM. Ainsi, l’effectif a connu des remaniements considérables puisqu’ils sont seulement six à repartir pour cet exercice. Dont un Joffrey Lauvergne longtemps resté à l’infirmerie. Afin d’entourer les grognards de l’équipe (De Colo, Kahudi, Lighty, Fall), un sérieux lifting a été réalisé. Tête d’affiche de ce recrutement, Timothé Luwawu-Cabarrot va avoir un rôle majeur, et devrait devenir l’option offensive numéro une au relais de Nando De Colo.
On peut également apprécier le recrutement de joueurs sérieux et réguliers, connaissant les joutes hexagonales, à l’instar de l’ancien meneur de l’OLB et de l’ASM Paris Lee, ou du couteau-suisse choletais Boris Dallo. Anciens joueurs NBA passés par la Betclic Élite, Franck Jackson et Mike Scott vont apporter leur expérience. Pour compléter le tout, le prometteur meneur israélien Noam Yaacov intègre l’effectif, tandis que Mbaye Ndiaye, John Egbunu, et surtout le revenant Edwin Jackson s’apparentent plus à des paris. Bref, sur le papier, il y a de quoi mettre à l’amende l’intégralité des équipes françaises. Mais de là à déloger l’ASM, cela paraît rudement compliqué.
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L’AS Monaco renforce un effectif déjà monstrueux
Demi-finaliste sortant de l’EuroLigue, avec une volonté claire d’aller au bout, la Roca Team fera une nouvelle fois figure d’épouvantail. Si le noyau dur du groupe n’a pas bougé (James, Loyd, Motiejunas, Okobo, Diallo, Ouattara, Brown, Hall, Strazel), le club princier a bonifié ses places restantes en se séparant de joueurs peu utilisés (Makoundou, Moneke) pour en intégrer des chevronnés. Ainsi, trois internationaux tricolores se sont joint à l’armada (Petr Cornelie, Mam Jaiteh, Terry Tarpey). Mais pour couronner le tout, le multiple All-Star NBA Kemba Walker a également rejoint le Rocher. Si pour ce dernier de gros doutes entourent sa condition physique, nul doute sur le fait qu’il pourra se montrer très utile même sur une seule jambe.
En revanche, les coachs n’ont pas changé de part et d’autre. Sasa Obradovic côté monégasque, TJ Parker côté lyonnais. Si pour le premier, les résultats induisent une continuité naturelle, on peut être plus sceptique pour le second. Peu d’entraîneurs auraient survécu à la saison 2022-2023 décevante de l’ASVEL, en termes de résultats déjà. Mais aussi et surtout en raison de la pauvreté abyssale du jeu collectif, dépendant de manière maladive de la maestria de De Colo. Privé de totem, TJ Parker sera plus que jamais dans l’œil du cyclone, et devra imprimer une réelle patte sur son équipe pour redresser la barre.
Ainsi, l’AS Monaco est la grandissime favorite à sa propre succession. Si l’ASVEL est la seule à pouvoir lutter à armes plus ou moins égales, nous ne nous permettrons pas d’enterrer définitivement le reste de la concurrence. D’autant plus que l’ASM aura en priorité les yeux tournés vers son objectif ultime que représente l’EuroLigue, laissant ainsi pourquoi pas une équipe ambitieuse s’insérer dans la faille. La JDA Dijon de Nenad Markovic, la JL Bourg de Frédéric Fauthoux ou encore le nouveau Paris BasketBall de Tuomas Iisalo seront à prendre au sérieux.
🔛 La #RocaTeam attaque une nouvelle saison, pour aller encore plus haut 🚀
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