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Biathlon : Qu’attendre des Bleues pour la saison 2024-2025 ?

Sophie Clapier

Publié le

Biathlon Qu'attendre des Bleues pour la saison 2024-2025
Photo Icon Sport

BIATHLON – Évidemment, on rêve d’une saison à la hauteur de celle offerte l’année dernière par l’équipe de France féminine. Espérons que nous ne soyons pas trop gourmands, mais Lou Jeanmonnot, Justine Braisaz-Bouchet ou encore Julia Simon ont toutes les cartes pour s’imposer au top du classement en fin de saison. On fait le point sur les forces en présence, avec un œil sur la relève également.

Il y a énormément de densité en équipe de France féminine, de bon augure pour l’avenir du biathlon tricolore. L’année dernière, le bilan des Bleues était tout simplement historique. 34 podiums en 25 courses dont ce quadruplé sur le sprint des Mondiaux, on espère vibrer tout autant cette année. Et pourquoi pas plus avec le gros globe pour l’une des Françaises ? Car individuellement, chacune peut prétendre au plus haut. On pense notamment à Lou Jeanmonnot, Justine Braisaz-Bouchet ou encore Julia Simon qui avaient toutes trois fini dans le top 5 du général à l’issue de l’édition 2023-2024.

Beaucoup de concurrence chez les Bleues du biathlon

Alors oui, face aux Norvégiennes d’Ingrid Tandrevold et l’Italie de Lisa Vittozzi, désireuse de garder son gros globe de cristal, les duels seront âpres pour les Bleues, même entre elles. Et donc d’autant plus enthousiasmants à suivre. Surtout que Lou Jeanmonnot avait terminé de peu derrière la Transalpine au général avec deux courses en moins. Si la Française parvient à rester en forme toute la saison, sa régularité pourrait la mener au sommet. Ou du moins vers un nouveau petit globe.

Ses résultats de l’été sont également probants. Si elle n’a pu défendre ses chances sur la poursuite au lendemain de son statut de vice-championne de France du sprint court à Prémanon, elle est de nouveau montée sur le podium un mois plus tard, deuxième du sprint et de la poursuite d’Arçon. La première étape à Kontiolahti permettra de jauger sa forme.

Une manche initiale avec un premier relais dames et rappelons-le, la France est championne du monde de la spécialité ! L’équipe tricolore comptera aussi sur Julia Simon et Justine Braisaz-Bouchet pour conserver son statut de favorite dans cette nouvelle édition. Mais au-delà du collectif, il y aura aussi beaucoup à jouer individuellement. La saison estivale a été plutôt propice à la vainqueure de la Coupe du monde 2023 et la championne olympique de la mass start avait signé un retour en force l’année dernière. Reste à confirmer pour les deux biathlètes des Saisies qui font face à une féroce concurrence.

La montée en puissance d’Océane Michelon

Car dans leur dos, certaines tiennent à s’imposer définitivement en Coupe du monde. Comme Jeanne Richard et Gilonne Guigonnat. Cette dernière avait fait quelques allers-retours en IBU Cup mais avait conclu la saison avec un premier podium sur le circuit principal. De quoi espérer de belles choses. Cependant, au cours des derniers mois, sur les traces de Lou Jeanmonnot, c’est Océane Michelon qui a dominé les débats. Cette dernière a logiquement été promue « chez les grandes » après avoir remporté le classement général de l’IBU Cup mais également les petits globes du sprint et de la poursuite.

C’est encore elle qui a devancé Lou Jeanmonnot pour le titre de championne de France du sprint court cet été. Et c’est toujours elle qui a laissé Julia Simon à la seconde place de la poursuite à Prémanon, quelques semaines après sa victoire sur la course de ski-roues au Martin Fourcade Nordic Festival. Le passage à Arçon s’est moins bien déroulé, il ne faudra pas se tromper sur les deux premières étapes sous peine de redescendre en équipe B. Car tout juste auréolée du titre de championne de France du sprint, Chloé Chevalier attend impatiemment de faire son retour dans l’élite.





Un point sur l’IBU Cup

La sœur cadette d’Anaïs a connu une saison dernière bien compliquée, surtout moralement. Reléguée en IBU Cup après une mauvaise entame de Coupe du monde, elle avait ensuite décidé de couper avec la discipline. Si elle assure avoir difficilement réussi à se motiver pour entamer cette nouvelle édition, elle a néanmoins retrouvé le sourire grâce au sprint d’Arçon comptant donc pour les Championnats de France. De quoi donner un peu de baume au cœur à la Française même si la poursuite du lendemain n’a pas été très encourageante avec, entre autres, trois erreurs sur le second couché.

Retrouver le plaisir sera peut-être le principal objectif pour Chloé Chevalier alors que pour Paula Botet, c’est le physique qui sera déterminant au lancement de l’IBU Cup. Minée par des douleurs récurrentes ces derniers mois au tibia, la Vosgienne semble avoir pris mesure de son corps. Pourvu que ça tienne. On attend aussi le retour de Caroline Colombo. En progression constante, elle avait connu une saison blanche l’an passé, touchée par une neuropathie. Si aujourd’hui le mal semble être derrière elle, reste à voir si la préparation aura porté ses fruits pour reconquérir l’équipe première. Derrière, Anaëlle Bondoux et Fany Bertrand guettent le moindre faux pas.

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