Biathlon 2024-2025 : 5 bonnes raisons de suivre la nouvelle saison
BIATHLON – Après une saison exceptionnelle pour l’équipe de France féminine et à l’approche de la nouvelle édition de Coupe du monde, voici 5 bonnes raisons de ne rien manquer des évènements prévus cette année.
Chaque année, c’est la même chose, la saison de biathlon défile à toute allure. À peine le temps de savourer les exploits de l’équipe de France qu’il faut déjà se remettre à rayer les jours jusqu’à l’édition suivante. Mais ça y est, le compte à rebours arrive à son terme. Dans une semaine, Français, Norvégiens, Allemands ou autres Suédois, Autrichiens et on en passe, se retrouveront pour attaquer les hostilités. Et voici cinq bonnes raisons de ne rien manquer des échéances à venir.
Le gros globe pour une Française ?
Au lancement de cette nouvelle saison, trois Françaises sont attendues pour la course au gros globe de cristal. Lou Jeanmonnot, Justine Braisaz-Bouchet et Julia Simon avaient respectivement pris les 2ème, 4ème et 5ème places du général. Et pour la plus jeune d’entre elles, il s’en était fallu d’un rien pour devancer Lisa Vittozzi à l’issue de Canmore. Touchée par le Covid-19, Lou Jeanmonnot avait dû déclarer forfait en décembre 2023 sur le sprint et la poursuite de Lenzerheide. De précieux points laissés en route qui lui avaient causé du tort au moment de faire les comptes, seule une vingtaine d’unités la séparant de l’Italienne. La donne pourrait bien s’inverser cette année avec l’absence de la n°1 mondiale pour la première étape.
En revanche, Justine Braisaz-Bouchet avait pu performer en Suisse. Et de quelle manière ! Le triplé sprint-poursuite-mass start en poche, la Savoyarde avait quitté Lenzerheide avec le dossard jaune. Une distinction conservée lors de l’étape suivante avant de le céder à Ingrid Tandrevold, qui le transmettra à son tour à l’Italienne. Libérée mentalement depuis son retour de maternité, la biathlète des Saisies a toutes les cartes en main pour se placer en haut du général, à l’image de Julia Simon. La mass start de préparation à Bessans a d’ailleurs placé cette dernière sur la première place du podium, devant Jeanmonnot et Braisaz-Bouchet. Faut-il y voir un signe ?
Le duel France – Norvège, un retour attendu
Alors qu’on faisait le bilan d’une équipe de France féminine historique, celui des hommes manquait d’éclat. Si ce n’est la progression d’Éric Perrot sur laquelle on reviendra, Quentin Fillon Maillet était notamment passé à côté du circuit en Coupe du monde. Depuis sa victoire en 2021-2022, agrémentée des petits globes du sprint et de la poursuite, le Français semble progressivement régresser. 8ème au général en 2023, il a terminé la saison dernière au 16ème rang, sans un podium.
Plus en jambes, mais trop irrégulier, Émilien Jacquelin avait échoué aux portes du top 5, impuissant face à la domination des Norvégiens qui regrettaient également le manque de combat avec l’équipe de France. Celui-ci devrait reprendre dès cette année. Espérons-le du moins, afin de rivaliser avec Johannes Boe jusqu’à la fin…
Vers les derniers tours de piste de Johannes Boe
Ce qui devait être une simple hypothèse avant d’entamer la bagarre à Kontiolahti a finalement été confirmé par l’intéressé lui-même, il y a quelques jours : Johannes Boe mettra un terme à sa carrière à l’issue de la saison 2025-2026, après une dernière olympiade. Tout un symbole puisque le Scandinave prendra sa retraite en même temps que son grand frère Tarjei, tous deux ayant toujours souhaité quitter la scène ensemble. Il nous reste donc deux ans pour savourer les derniers tours de piste du cadet. Et deux ans pour lui afin d’inscrire un peu plus son nom dans l’histoire du biathlon, avant de laisser place à la relève.

La progression de la relève tricolore
Parmi ceux qui veulent titiller le Norvégien et ses successeurs côté tricolore, Éric Perrot pointe en tête. Deuxième meilleur Français la saison dernière, il a complété une première année en Coupe du monde avec deux podiums dont un succès. À 23 ans seulement, tout reste perfectible pour Perrot qui, à défaut de pouvoir encore batailler pour le classement du meilleur jeune, devrait se tourner vers ceux des petits globes… et pourquoi pas du gros.
À ses côtés, c’est surtout chez les femmes que la concurrence française fait rage. Évoquée précédemment, Lou Jeanmonnot est au sommet de cette relève. Et ça frappe encore à la porte derrière elle. Forte d’un premier podium en Coupe du monde à la fin de l’hiver dernier, Gilonne Guigonnat ne demande qu’à valider. Mais les dernières tendances basculent davantage vers une confirmation d’Océane Michelon ou encore Jeanne Richard. Et si la première, vainqueure sur le circuit inférieur en 2024, suivait le même chemin que Lou Jeanmonnot qui s’était, elle, imposée sur l’IBU Cup deux ans plus tôt ? Une chose est sûre, la France est pleine de promesses.
En route pour les Mondiaux de biathlon
Des promesses qu’il ne reste qu’à tenir pour les Bleu(e)s. Et à la Coupe du monde s’ajoutent évidemment les Championnats du monde. Programmés du 12 au 23 février 2025, ces derniers auront lieu en Suisse, à Lenzerheide. Un site pas évident à appréhender dû à son altitude (1 400 m) et sa piste assez dure, mais que les biathlètes tricolores, et particulièrement les femmes, ont parfaitement pris en main l’année dernière.
C’était alors la première apparition de Lenzerheide en Coupe du monde et Justine Braisaz-Bouchet avait écrasé ses adversaires sur les trois courses individuelles, emmenant dans ses traces Julia Simon sur le podium de la poursuite. Les Mondiaux à Nove Mesto avaient, eux, offert un sursaut d’orgueil aux représentants français masculins, tout en mettant en évidence la domination des Françaises. Le combo Mondiaux + Lenzerheide ne serait-il pas la combinaison parfaite pour un autre carton tricolore ? Tous en skis, la nouvelle saison de biathlon démarre le 30 novembre, spectacle garanti dans le viseur.
🇫🇷 LES BLEUES SONT CHAMPIONNES DU MONDE DU RELAIS POUR LA PREMIERE FOIS DE L’HISTOIRE ! #lequipeBIATHLON pic.twitter.com/sD51pAvV9L
— la chaine L’Équipe (@lachainelequipe) February 17, 2024



