Biathlon, ski alpin, snowboardcross… nos tops et flops français aux JO 2026 de Milan-Cortina
JO 2026 – Certaines étaient attendues côté français et ont répondu présent, d’autres sont passées au travers ou ont surpris. Voici les disciplines qui ont plus ou moins bien brillé à Milan-Cortina.
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À peine le temps de se remettre de la quinzaine olympique que l’heure est déjà au bilan pour la France. Et si l’on regarde le verre à moitié plein, le record de médailles est largement satisfaisant. Mais si l’on prend le verre à moitié vide, la récolte aurait pu être encore plus grande. Entre confirmations et déceptions, retour sur les tops et les flops de la délégation française aux JO 2026 de Milan-Cortina.
Le biathlon français sur une autre planète aux JO 2026
Ils se savaient attendus de pied ferme : les biathlètes tricolores ont répondu haut la main. Excepté la poursuite féminine, où Lou Jeanmonnot et Océane Michelon terminent respectivement 4e et 5e, l’équipe de France est montée sur le podium olympique de toutes les courses ! 11 épreuves, 13 médailles dont 6 titres, avec deux doublés chez les femmes et un triplé inédit sur les relais.

En individuel comme collectivement, les Bleus n’ont laissé que des miettes à la concurrence. Hormis Justine Braisaz-Bouchet, passée à côté de son rendez-vous, tous les Français alignés ont glané une récompense (8/9). Une moisson historique qui a grandement contribué au record de la délégation tricolore dans ces Jeux. Aux Néerlandais le patinage de vitesse, aux Norvégiens et aux Suédoises le ski de fond… mais aux Français le biathlon !
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Mathis Desloges porte le ski de fond… et le drapeau français
Du ski de fond, parlons-en ! Car si le Grand Chelem était promis, ou presque, à la légende Johannes Klæbo, les Bleus d’un certain Mathis Desloges sont venus titiller les favoris norvégiens. En privant les Scandinaves du doublé sur le skiathlon et du quadruplé sur le 10 km libre, le Français est resté sur son nuage argenté jusqu’au relais hommes.
❄️ #MilanoCortina2026 | 🔥🇫🇷 ELLE EST LÀ LA PREMIÈRE MÉDAILLE FRANÇAISE !
Mathis Desloges décroche l’argent sur le skiathlon derrière la légende norvégienne du ski de fond Johannes Klæbo. C’est la première médaille individuelle en ski de fond pour la France depuis 2006 pic.twitter.com/CuyiL0hr3a
— francetvsport (@francetvsport) February 8, 2026
Dans tous les bons coups, la surprise Mathis Desloges a contribué aux trois médailles tricolores en ski de fond, enfin replacé sur la carte olympique après 20 ans d’attente. Première médaille française en Italie, il sera aux avant-postes lors de la cérémonie de clôture puisqu’il a été désigné porte-drapeau national. Le rendez-vous est en tout cas pris pour les Jeux 2030 à la maison !

Question piège pour le ski-alpinisme
Mettre ou ne pas mettre le ski-alpinisme dans les tops ? Telle est la question. Car pour sa première olympique, la discipline a grandement contribué à garnir l’escarcelle de l’équipe de France. Et la question ne se serait même pas posée… si cette médaille d’argent d’Emily Harrop sur l’individuel avait été d’une autre couleur. L’or lui semblait promis : quadruple lauréate de la Coupe du monde, vice-championne du monde en titre… et pourtant, il lui a glissé entre les doigts.
Impossible toutefois de classer les Bleus dans les flops : ils sont montés sur le podium des trois épreuves au programme. De quoi rafler tous les métaux. Une collection qui pourrait encore s’agrandir dans quatre ans en France. C’est tout ce qu’on espère, car le ski-alpinisme n’a pas encore officiellement sa place aux Jeux Olympiques 2030.

Romane Miradoli sauve les meubles du ski alpin
Loin de la fête, le ski alpin français a déçu. Avec une seule médaille au compteur, il a signé sa plus mauvaise olympiade depuis Vancouver 2010. Et là où l’on attendait surtout des résultats chez les hommes, c’est une femme qui s’est muée en sauveuse.
Première médaille française en ski alpin féminin depuis 2002, heureusement que tu es restée à Cortina (et un immense bravo) Romane Miradoli 👏 pic.twitter.com/ah42A6lYPl
— Eurosport France (@Eurosport_FR) February 12, 2026
Vice-championne olympique du Super-G, Romane Miradoli a su hausser le ton, contrairement à ses compatriotes, globalement dépassés par le rythme. À l’instar de Clément Noël, jamais vraiment dans le coup pour conserver son titre en slalom. Pas sûr que la malédiction du porte-drapeau y soit pour quelque chose… même si ce statut n’a pas davantage souri à Chloé Trespeuch.
Les crosseurs évitent de peu le zéro pointé
Comme le ski alpin, les crosseurs ont frôlé le zéro pointé. Certains pointeront le parcours — trop plat, trop lent, pas assez technique —, d’autres évoqueront les conditions climatiques. Mais les circonstances ont été les mêmes pour tout le monde, et les Français n’ont pas su s’y adapter. Les espoirs étaient pourtant nombreux et les ambitions légitimes après une saison convaincante en Coupe du monde.
Julia Nirani-Pereira et Chloé Trespeuch restaient ainsi sur un doublé à Dongbeiya. Léa Casta et les frères Chollet étaient, quant à eux, tous montés sur un podium cet hiver. Il en allait de même pour une partie des skieurs. Mais ces derniers, contrairement à leurs homologues snowboardeurs, n’ont pas eu d’épreuve par équipes pour sauver l’honneur et effacer la déception. Comme cette 4e place frustrante de Marielle Berger Sabbatel.

Lors de Milan-Cortina 2026, la France a goûté neuf fois au chocolat italien. Alors oui, le bilan aurait pu être plus prolifique, mais il n’en reste pas moins historique ! Félicitations à tous nos représentants !
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