Bilan NBA 2022 : Les Charlotte Hornets, une équipe en progrès mais encore trop tendre
NBA 2021-2022 – La saison NBA touche à son terme. Les playoffs approchent et plusieurs équipes vont connaître une fin de saison anticipée. À cette occasion, la rédaction de Dicodusport revient sur la saison des équipes éliminées. Aujourd’hui, nous allons parler des Charlotte Hornets.
Ce qu’il faut retenir des Charlotte Hornets
Nous en avions parlé dans notre preview du début de saison, les Hornets étaient cette année dans une optique de développement avec l’espoir malgré tout de décrocher une place pour le Play-in Tournament. Cela s’est bien passé pour les frelons avec une 10ème place, avec seulement une victoire de moins que les Nets, 7èmes. Mais, comme l’an dernier, le Play-in leur aura été fatal et assez brutalement encore une fois. Défaits 132 à 103 par les Hawks, Charlotte n’atteindra pas les Playoffs.
Pourtant la saison régulière aura été positive dans l’ensemble, notamment en attaque où le duo LaMelo Ball/Miles Bridges aura fait des ravages. Dans la lignée de son titre de rookie de l’année 2021, LaMelo a continué à améliorer ses stats en passant de 15 à 20 points, en prenant également plus de rebonds et distribuant de nombreux caviars (7,6 par match). Avec des pourcentages en hausse et un impact de plus en plus positif sur le jeu de son équipe, le meneur de 20 ans peut donner de nombreux motifs d’espoir aux supporters des Hornets pour les prochaines années.
LaMelo Ball 🤝 Miles Bridges
Faut mettre les deux au ASG 👀 pic.twitter.com/ExZsAFeAuo
— Place du Con FR 🐝 (@HornetsFR) January 29, 2022
À ses côtés, Terry Rozier est dans ses standards habituels avec une vingtaine de points au compteur et un apport offensif complémentaire de LaMelo. Défensivement c’est un peu plus compliqué, à l’image des Hornets qui n’ont que le 22ème rating défensif avec des lacunes toujours aussi évidentes dans le secteur intérieur. L’an dernier Cody Zeller se faisait maltraiter par les pivots adverses, Mason Plumlee a fait un peu mieux cette saison mais il manque toujours à l’équipe un patron au poste 5. L’arrivée de Montrezl Harrell en cours de saison a empiré les choses, ce dernier n’étant pas connu pour sa défense exemplaire, loin de là. Enfin, P.J. Washington enchaîne une nouvelle saison assez moyenne, après une année rookie pourtant prometteuse.
Sur les ailes, Gordon Hayward n’a joué que la moitié des matchs, la faute à des soucis physiques qui ne le laisseront sans doute jamais plus tranquille. Le Yoann Gourcuff de la NBA en somme, attention quand tu promènes ton chien Gordon. Trêve de plaisanterie, en 48 matchs Hayward a pu scorer 15 points avec quelques rebonds et passes pour compléter l’addition. En 31 minutes de jeu c’est légèrement faible, surtout que son niveau défensif a lui aussi baissé, certainement à cause de son physique en berne. On aurait pu le classer dans les déceptions mais on ne tire pas sur l’ambulance, surtout quand Gordon Hayward est dedans.
Petite mention pour les joueurs du banc de Charlotte, à commencer par Cody Martin. À l’image de son frère Caleb, Cody a réalisé une belle petite saison dans l’ombre, en remplissant ses missions de 3&D parfaitement. Bon défenseur en sortie de banc, il est également passé de 27% à 38% de réussite à 3 points, en apportant une touche de playmaking intéressante. Le genre de joueur toujours utile dans un effectif NBA. Dans un profil totalement opposé, Kelly Oubre Jr s’est quelque peu ressaisi offensivement après une saison catastrophique aux Warriors. Toujours 15 points par match dans la besace de l’ailier, mais avec un peu plus d’efficacité de loin cette année. Défensivement on repassera par contre.
Jalen McDaniels, Nick Richards et Ish Smith n’ont quasiment pas pesé dans l’effectif des Hornets, impactant la profondeur de banc de l’équipe. Enfin, J.T. Thor et Kai Jones n’ont pas pu montrer l’étendue de leur talent ou n’ont juste pas convaincu James Borrego à l’entraînement, dommage en tout cas de ne pas les avoir plus vu dans une saison où les Hornets n’avaient pas grand chose à perdre.
Notre prévision en début de saison : 11ème / Classement final : 10ème
La révélation : Miles Bridges
MILES BRIDGES OMG 🤯 pic.twitter.com/8N3b2X3jhJ
— Bleacher Report (@BleacherReport) April 8, 2022
On le connaissait dans un profil de slasheur capable de marquer à distance, Miles Bridges a prouvé cette saison qu’il était capable de faire bien plus que cela. Avec un temps de jeu plus conséquent que l’an dernier, l’ailier fort des Hornets en a profité pour passer de 12,7 à 20,2 points par match, devenant ainsi un sérieux candidat au titre de MIP, récompensant la meilleure progression de l’année. Bridges est bien plus agressif offensivement et profite également des caviars donnés par LaMelo Ball ou Terry Rozier. Défensivement pas trop mauvais par rapport à ses collègues du secteur intérieur de Charlotte, Miles a réalisé une saison pleine à un moment charnière de sa carrière.
En effet, le joueur de 24 ans est en fin de contrat et sera un agent libre restreint cet été. Après avoir refusé une offre de 60 millions sur 4 ans, Bridges viserait selon ses agents un contrat max. Il n’en vaut évidemment pas la moitié, mais cela forcerait les Hornets à proposer un très gros montant pour que Bridges reste à Charlotte, ou à s’aligner sur des offres extravagantes d’autres équipes. À l’image de ce qu’avaient fait les Nets avec Otto Porter Jr (offre de plus de 100 millions que Washington avait du matcher), le contrat de Bridges cet été pourrait être source de regrets pour les années futures, à moins que le joueur continue à nous épater l’an prochain. À suivre avec attention.
La déception : James Bouknight
Il nous faisait saliver en début de saison mais n’a disputé que 31 matchs pour 10 petites minutes de jeu. Une embrouille avec son coach en cours de saison, une blessure au coude et des passages en G-League, voilà le résumé des moments marquants de la saison de James Bouknight. On attendait clairement plus d’un 11ème choix de Draft mais, à l’image de Kai Jones et J.T. Thor, il n’a pas semblé encore prêt pour le niveau NBA, en tout cas pas de l’avis de son coach. Souvent comparé dans son profil à Jordan Clarkson, l’arrière des Hornets va devoir bosser à l’intersaison pour pouvoir tenir la comparaison. Avec un +/- de -7,1 sur la saison, Bouknight n’a contribué ni offensivement ni défensivement aux bonnes prestations des Hornets cette année. À 21 ans, il reste du temps au jeune arrière pour convaincre son coach James Borrego.
Quel avenir pour les Charlotte Hornets ?
Avec un total des salaires pour l’an prochain s’élevant à 108 millions de dollars, les Hornets n’ont quasiment pas de marge salariale cet été, surtout avec le dossier Miles Bridges à gérer. Il reste 9 millions à payer à Nicolas Batum, coupé il y a deux ans par les Hornets mais qui continuent de payer son salaire. Rajoutez 30 millions pour Hayward et 23 pour Rozier et le cap des Hornets est déjà bien chargé pour des joueurs qui ne valent sans doute pas autant. Il va donc falloir continuer à développer les jeunes joueurs déjà en place, prolonger Bridges et trouver un intérieur digne de ce nom pour pouvoir enfin espérer à jouer les Playoffs l’an prochain.


