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NBA 2023-2024

Bilan NBA 2024 : Orlando a apporté un peu de Magic dans les yeux de ses fans

Tom Compayrot

Publié le

Photo Icon Sport

SAISON NBA 2023-2024 – La fin de la saison approche en NBA. Alors que les finales battent leur plein, 28 équipes sont déjà en vacances pour les six prochains mois. L’heure est donc venue de faire le bilan de la saison de ces franchises. Aujourd’hui, place à une équipe qui s’est révélée cette saison, le Magic d’Orlando.

Ce qu’il faut retenir de la saison du Orlando Magic

C’est une des belles surprises de cette saison NBA. Alors qu’ils avaient terminé les trois dernières saisons entre la 13e et 15e place, les joueurs du Magic ont accroché le Top 5 de l’Est cette saison. Avec 47 victoires pour 35 défaites, ils ont obtenu le meilleur bilan de la franchise depuis… 2010/11. À cette époque lointaine, Dwight Howard, Vince Carter ou encore un certain Mickaël Pietrus figuraient dans l’effectif. Cette saison, ce sont Paolo Banchero, Franz Wagner et Jalen Suggs qui ont mené l’effectif vers les playoffs. Ils ont profité d’une conférence Est faiblarde pour se faufiler où ils n’étaient pas vraiment attendus. C’est notamment grâce à une superbe défense collective (la 3ème meilleure de NBA avec 110.8 de Defensive Rating) que le Magic a obtenu ces résultats. Cette équipe homogène constituée de grands gabarits est capable de « switcher » à tous les postes.

Ce qui a failli les amener au second tour des playoffs. Leur série contre les Cleveland Cavaliers s’est en effet décidée au Match 7, durant lequel les hommes du coach Jamahl Mosley ont péché offensivement, comme souvent dans la saison. La 22ème meilleure attaque de la ligue a été limitée à moins de 100 points trois fois dans la série. Dont au dernier match (perdu 106-94), et notamment lors d’un troisième quart-temps fatidique où le Magic n’a marqué que 15 points et a encaissé un écart d’une quinzaine de points qu’ils n’ont jamais rattrapé. « On a beaucoup accompli cette saison […] On s’est améliorés, on a grandi, et on a construit quelque chose de spécial pour les années à venir » a conclu le coach Mosley après l’élimination.



Notre prévision en début de saison : 12èmes / Classement final : 5èmes


Le MVP : Paolo Banchero

Il est le meilleur joueur du Magic pour la deuxième année d’affilée. Paolo Banchero a encore une fois donné cette impression de noircir la feuille statistique sans forcer. Il a même amélioré celle-ci par rapport à sa saison rookie, en marquant 22.6 points et 5.4 passes de moyenne, contre 20.0 et 3.7 la saison dernière. L’Italo-américain devient donc un joueur complet. Et surtout, ses pourcentages aux tirs sont en nette hausse, puisqu’il passe de 29.8% à 33.9% à trois points, ainsi que de 47.1% à 49.3% à deux points. Le tout en prenant encore plus de shoots qu’avant. Son évolution est remarquable sur ce plan-là. Il connaît désormais ses zones de prédilection et les utilise à bon escient.



Si bien que Banchero a été nommé All-Star pour la première fois cette saison, sa deuxième dans la grande ligue américaine. Il est le premier représentant du Magic au match des étoiles depuis Nikola Vucevic en 2020/21. Une récompense méritée au vu de sa saison. Et l’ailier fort de seulement 21 ans a encore haussé son niveau pour les premiers playoffs de sa carrière. Et ce alors qu’il avait joué 80 matchs de saison régulière à 35 minutes de moyenne. Dans la série contre les Cavaliers, il a atteint les 27 points de moyenne malgré un match up compliquée face à Evan Mobley. Il n’a pas grand-chose à se reprocher, au contraire de son lieutenant Franz Wagner. En bref, Banchero a montré cette saison qu’il faisait maintenant bel et bien partie des stars de la NBA.

Le MIP : Jalen Suggs

Sa progression statistique n’est pas phénoménale (de 9.9 à 12.6 points de moyenne par rapport à la saison dernière), mais Jalen Suggs a pourtant terminé neuvième du classement du MIP en NBA cette saison. Et ce parce qu’au-delà des chiffres, l’ancien de Gonzaga a énormément progressé dans l’attitude, dans son statut dans l’effectif, dans l’impression visuelle qu’il dégage… Il semble avoir enfin vraiment trouvé son rôle en NBA.

À savoir celui d’un féroce défenseur extérieur, et d’un porteur de balle secondaire fiable en attaque. Lui aussi a largement gagné en efficacité, en atteignant notamment 39.7% de réussite à 3-points, contre moins de 33% l’année dernière. Il a aussi joué 75 matchs – une grosse différence par rapport à ses deux premières saisons – et tous comme titulaire indiscutable. Et le n°5 de la Draft 2021 n’a certainement pas atteint son potentiel maximum. Sa marge de progression est encore grande.

Le DPOY : Jonathan Isaac

Ce trophée aurait pu être réservé à Jalen Suggs tant il était celui qui s’occupait à chaque fois de défendre sur le meilleur extérieur. Il a aussi été nommé dans la All-Defensive Second Team, en plus de finir 10e du classement du DPOY. Mais il est important de rendre hommage à la saison de Jonathan Isaac. Le n°6 de la Draft 2017 a joué plus de 50 matchs cette saison pour la première fois depuis… cinq ans. Après quasiment trois saisons blanches, le très grand ailier a enfin retrouvé ses pleines capacités. Même s’il a logiquement perdu sa place dans la hiérarchie depuis sa blessure, il a tout de même terminé 9e du classement du sixième homme de l’année grâce à son impact défensif, et malgré sa faible moyenne de 6.8 points par match. Il a livré quantité de highlights défensifs, entre contres spectaculaires et cadenassage d’adversaires. S’il retrouve une place de titulaire dans le futur, il sera un candidat au titre de Défenseur de l’année.

La déception : Jett Howard

Il est peut-être le grand mystère de cette saison du Magic. La franchise avait beaucoup misé sur Jett Howard en le choisissant en 11e position de la dernière draft, alors qu’il n’était clairement pas attendu aussi haut. Ce tireur d’élite sur le poste 2, fils de l’ancien joueur Juwan Howard, pouvait apporter à cette équipe peu adroite à 3-points. Pourtant, il n’a jamais eu sa chance cette saison, avec seulement… 67 minutes en cumulé.

En milieu de saison, le coach Jamahl Mosley expliquait que le rookie devait faire ses gammes avec l’équipe réserve en G-League avant d’avoir sa chance chez les professionnels. Ce qu’il a fait, terminant la saison à quasiment 19 points de moyenne et 38% à 3-points. Mais cela interroge sur sa sélection avec le 11e choix. D’autant plus qu’il souffre de la comparaison avec certains rookies sélectionnés derrière lui : Dereck Lively II, Jaime Jaquez Jr, Brandin Podziemski, Keyonte GeorgeJett Howard est peut-être un prospect qui a besoin de temps pour se développer. Mais sa première saison n’en est pas moins une déception.

Quel avenir pour le Magic ?

Comme l’a dit le coach, « on a construit quelque chose de spécial pour les années à venir. » Les cadres du Magic sont en effet tous jeunes. En dehors des vétérans Joe Ingles et Gary Harris qui encadrent, tous les joueurs de l’effectif ont 26 ans ou moins. Mais tous ne sont pas sous contrat longue durée. Markelle Fultz, Goga Bitadze et Chuma Okeke sont agents libres cet été. Jalen Suggs et les frères Wagner, dans deux ans. Les dirigeants vont devoir prendre des décisions et choisir qui prolonger. Ainsi que valider ou non les player options, qui concernent plus de la moitié de l’effectif. Et enfin pourquoi pas ajouter un ou des gros joueurs pour faire passer un nouveau cap à cette équipe, tant que leur cap salarial le permet. La franchise floridienne a la marge de manœuvre financière pour faire beaucoup de choses. Reste maintenant à faire les bons choix.

Journaliste/rédacteur depuis mars 2017 - Amoureux de la petite balle jaune et du gros ballon orange qui traîne sa carcasse sur Dicodusport depuis 2017. Rafael Nadal et LeBron James sont les meilleurs joueurs de l'histoire.

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