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Billet d’humeur Tour de France : Merci messieurs pour cette 11ème étape

Etienne Goursaud

Publié le

Billet d'humeur Tour de France Merci messieurs pour cette 11ème étape
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2025 – Une étape digne des étapes d’antan, des coureurs qui n’ont pas calculé. Merci messieurs pour ce brin de folie sur la Grande Boucle.

La France qui travaille, et qui ne peut pas regarder le Tour de France, ne sera sans doute pas d’accord avec moi. Ces Français qui aiment le Tour de France, mais qui ne peuvent suivre la Grande Boucle en semaine et qui prient pour que l’étape ne se termine pas trop tôt. Le verdict est donc 17h02. Encore des gens qui vont râler. Et qui vont arriver et voir Laurent Luyat et le Vélo Club ce mercredi au lieu du dénouement de cette 11ème étape.

La faute aux coureurs et à un rythme infernal. Merci messieurs pour cette folle journée. On ne s’est absolument jamais ennuyé sur cette étape, dont on ne promettait pourtant qu’une fin explosive. Mais c’est toute la course qui a été incroyable. Et nous, en apnée devant la télé, avec la peur d’aller aux toilettes et de louper un fait de course majeur. Il fallait au moins avoir le même sens de la course que Jonas Abrahamsen, pour choisir le bon timing de la pause toilette.

Une étape de déglingo, du suspense jusqu’à la photo finish

Merci messieurs de vous vous être livrés sans arrière-pensée sur cette étape. Merci aux deux groupes pour le mano à mano qui nous a tenu en haleine tout au long de la deuxième moitié de course et jusqu’à 300 m de la ligne. Et avec pour aboutissement, une photo finish pour venir délivrer Jonas Abrahamsen. Merci pour ce suspense et ces rebondissements. Tout ce qu’on aime dans le cyclisme, qui nous rappelle, à l’heure où peu de coureurs sont capables de gagner les plus grandes courses, qu’il reste un sport d’incertitudes. De glorieuse incertitude même. Malgré le programme très copieux dès le lendemain, avec un Hautacam indigeste en guise de dessert. Il est sûr que les cartouches laissées aujourd’hui vont peser dans tous les organismes. Et pourtant, tout le monde ou presque était candidat à animer la course.

Encore une fois – même si c’est un autre débat – ce n’est pas le parcours qui a fait la course, mais bien les coureurs. Seuls juges de paix. Car les deux premiers tiers de la course ne payaient pas de mine sur le papier. Hormis une côte, un profil plutôt plat. On en attendait énormément de la fin, notamment de la côte de Pech David, qu’on voyait comme juge de paix. Ce fut le cas, mais dans une configuration différente. Et voir un coureur d’Uno X-Mobility remporter la course la plus disputée, pour sa troisième participation sur la Grande Boucle, c’est un petit bonbon qui donne encore plus de gout à cette étape. Qui n’en manquait pas. C’était une étape d’antan aujourd’hui.

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