Nous suivre
Tour de France

Billet d’humeur Tour de France : Une dernière étape alpestre au goût amer

Maxime Cazenave

Publié le

Billet d'humeur Tour de France : Une dernière étape alpestre au goût amer
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2025 – Alors qu’elle devait être le théâtre des dernières joutes passionnantes en haute montagne, la 19ème étape n’a pas été à la hauteur des attentes.

Depuis le début de ce Tour de France 2025, le spectacle a été au rendez-vous quasiment tous les jours. Jeudi encore, tous les meilleurs grimpeurs du peloton ou presque en avaient décousu dans une après-midi de folie finalement marquée par la victoire de Ben O’Connor. Ce vendredi, on pouvait donc espérer un spectacle similaire pour une étape d’un peu plus de 130km avec quatre cols au programme.

🔒 La suite de cet article est réservée.

Choisissez une option pour continuer :

TOUR DE FRANCE 2025 – Alors qu’elle devait être le théâtre des dernières joutes passionnantes en haute montagne, la 19ème étape n’a pas été à la hauteur des attentes.

Depuis le début de ce Tour de France 2025, le spectacle a été au rendez-vous quasiment tous les jours. Jeudi encore, tous les meilleurs grimpeurs du peloton ou presque en avaient décousu dans une après-midi de folie finalement marquée par la victoire de Ben O’Connor. Ce vendredi, on pouvait donc espérer un spectacle similaire pour une étape d’un peu plus de 130km avec quatre cols au programme.

L’absence préjudiciable du Col des Saisies

Cependant, une première balle a été tirée dans le pied de cette 19ème étape dès jeudi soir, l’organisateur informant avoir pris la décision de retirer le col ses Saisies en raison d’une épidémie bovine dans les lacets de ce dernier. Résultat, 40km du tracé, dont le premier géant de la journée, ont été mis au placard. Sur le papier, il y avait encore de quoi faire avec le Col du Pré, le Cormet de Roselend et l’ascension finale vers La Plagne. Seulement, en plus de l’aspect extra-sportif, l’aspect sportif a également miné les possibilités de vivre une étape d’anthologie.

Dès les premiers lacets du col du Pré, le scénario s’est dessiné. Comme toujours, une guerre cinglante a été déclenchée pour former l’échappée du jour, et l’UAE Team Emirates de Tadej Pogacar a cadenassé la course en limitant drastiquement l’écart autour de la minute, grâce aux coups de pédale appuyés du stakhanoviste Tim Wellens. Dans le même temps, la garde rapprochée de Jonas Vingegaard côté Visma Lease a bike s’est délité bien plus vite que d’habitude. Les jambes étant devenues lourdes suite à tous les efforts vainement effectués les jours précédents. Ainsi, toutes les chances de voir une course totalement débridée se sont envolées.

Les cadors se neutralisent, au détriment du spectacle

Pourtant, un candidat majeur s’était déclaré : Primoz Roglic. Dans l’optique du général, le Slovène est resté à l’avant de longs kilomètres, avant de finir par payer son effort dans l’ascension finale. Un retour de bâton déjà connu la veille par son coéquipier Florian Lipowitz, mais qui a au moins eu le mérite d’apporter des palpitations.

Puis, le début de l’ascension vers La Plagne s’est profilée. Hélas, les rêves d’une ascension de légende se sont rapidement transformés en une décevante monotonie. Triste pour la dernière grande ascension de ce Tour de France. Rapidement, Tadej Pogacar a essayé de s’isoler, mais il s’est heurté à la résistance de Jonas Vingegaard. S’en est alors suivi une longue observation entre les deux hommes. Ramena à la raison à deux reprises, Thymen Arensman a finalement profité de la situation pour s’échapper, laissant les deux grands duos de cette édition 2025 se regarder derrière, Pogacar et Vingegaard donc, mais aussi Onley et Lipowitz.



Roue dans roue, les grands de ce Tour se sont regardés, et seule une nouvelle timide attaque du maillot jaune aura entravé l’avancée lente de ces hommes. Si Lipowitz a roulé sur le sommet pour distancer définitivement Onley dans la course au podium, ces garçons ont laissé filer la victoire à un Thymen Arensman qui n’en revenait pas sur la ligne. La victoire du Néerlandais sera d’ailleurs le seul véritable grand enseignement d’une journée qui ne restera pas dans les annales de la grande histoire du Tour.



À ce sujet

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *