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Boxe Poids lourds-légers : Arsen Goulamirian prêt pour un retour en force

Alexandre Jeffroy

Publié le

Boxe Poids lourds-légers Arsen Goulamirian prêt pour un retour en force
Photo Icon Sport

BOXE POIDS LOURDS-LÉGERS – Ce vendredi, le champion du monde Arsen Goulamirian s’apprête à défendre sa ceinture WBA des poids lourds-légers. Pour son retour après deux années d’absence forcées, le Français fera face au Russe Aleksei Egorov. 

MATCH ANNULÉ : ARSEN GOULAMIRIAN A ÉTÉ TESTÉ POSITIF À LA COVID-19

L’année fut difficile pour la boxe tricolore. Chez les pros, Nordine Oubaali et Maiva Hamadouche ont perdu leur titre de champion du monde. En amateur, les Tricolores ont sombré lors des Jeux Olympiques de Tokyo. Heureusement, Sofiane Oumiha (boxe amateur) et Ségolène Lefebvre (boxe pro) ont tous les deux remporté un titre de champion du monde. Ce vendredi 10 décembre, à quelques jours des fêtes de fin d’année, on aimerait bien qu’une bonne nouvelle nous parvienne de nouveau. L’espoir se nomme Arsen Goulamirian et il est le dernier boxeur masculin français à posséder une ceinture de champion du monde chez les pros.

Une longue attente

Ce n’est pas un secret, combattre sur un ring est loin d’être facile. Mais souvent, pour les boxeurs, et en particulier les pugilistes français, les combats ont aussi lieu en dehors du ring. Champion du monde WBA des poids lourds-légers, Arsen Goulamirian se doit de défendre son titre. Seulement, le Français n’a plus combattu depuis deux ans. La faute au Covid, évidemment, mais pas que. Effectivement, Feroz espérait s’entrainer et défendre sa ceinture aux Etats-Unis. Malheureusement, il n’a pu obtenir de demande de visa comme il l’avait expliqué cet été. Pour sa préparation, il misait alors sur les infrastructures de l’INSEP. Mais l’institut français de la haute performance n’a pas souhaité lui ouvrir ses portes. Dans un reportage de France Télévisions, le boxeur donnait son ressenti, amer. « Aujourd’hui, la boxe est mise de côté. (Les boxeurs français) On n’est pas considéré. »

Pour sa préparation, le pugiliste français a donc misé sur l’Espagne. Pour ce qui est du combat, il aura lieu sur les terres de son challenger, en Russie. En clair, le Français a vécu une préparation difficile, qui a eu un coût aussi bien en terme d’énergie que de finance. « Récemment, je n’arrivais pas à payer les gars, tous les matins j’allais faire de la maçonnerie », expliquait-il pour le média Le Sport Business, cet été. En effet, le champion du monde a perdu plusieurs sponsors à cause de la crise et de son inactivité forcée. 

Goulamirian avait aussi été interrogé sur le cas de Nordine Oubaali, déchu de son titre de champion du monde face à Nonito Donaire en mai dernier. « Ce n’est pas forcément à cause de cela qu’il a perdu mais il n’était pas bien psychologiquement, ce ne sont pas de bonnes conditions pour se préparer. » Là encore, le poids coq avait rencontré beaucoup de soucis administratifs.

Toujours invaincu et ultra motivé

Toutefois, la meilleure nouvelle est que le combat devrait bien avoir lieu ce vendredi. Deux ans après, Arsen Goulamirian remet les gants pour de bon et peut défendre, à nouveau, son titre de champion du monde. Face à lui, il aura affaire au Russe Aleksei Egorov. A 30 ans, le champion d’Europe amateur de 2013 est encore invaincu. Un point commun qu’il partage avec notre Français. En revanche, Goulamirian est bien plus expérimenté puisqu’il s’apprête à disputer son 27ème combat pro alors que le Russe n’en a réalisé que 11 pour l’instant.





Forcément, après autant de temps sans combattre, Feroz est ultra-déterminé et aborde ce combat comme une revanche sur ces deux années de coups durs. « Le jour J, je serai là. Je voulais et j’attendais ce combat, déclarait-il dans un reportage de Canal+. Je vais montrer au monde entier que la ceinture restera avec moi et on continuera à aller chercher d’autres ceintures. » A 34 ans, Arsen Goulamirian peut encore espérer rattraper le retard. S’il défend son titre avec succès vendredi à Ekaterinburg, il pourra légitimement rentrer dans les discussions concernant l’unification des titres de la catégorie des poids lourds-légers.

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