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Boxe Super-Welters : Une dernière étape avant la chance mondiale pour Michel Soro

Alexandre Jeffroy

Publié le

Boxe Super-Welters Une dernière étape avant la chance mondiale pour Michel Soro
Photo Icon Sport

BOXE POIDS SUPER-WELTERS – Après deux ans d’inactivité, Michel Soro remet les gants dans le cadre d’une demi-finale de championnat du monde. S’il bat l’Ouzbek Israil Madrimov, ce vendredi, à Tachkent, il deviendra challenger officiel de l’Américain Jermell Charlo, champion unifié de la catégorie des super-welters. 

Nombreux sont les boxeurs qui ont vu leur carrière mise entre parenthèses à cause de la pandémie de Covid-19. Certains patientent même toujours dans l’espoir de reprendre le cours de leur carrière. C’est, par exemple, le cas du champion du monde Arsen Goulamirian, qui devait remonter sur le ring le week-end passé mais qui est tombé malade juste avant le combat. Pour ce vendredi 17 décembre, on espère que Michel Soro aura plus de chance.

Le retour de Soro

Contrairement à Arsen Goulamirian, Michel Soro n’est pas champion du monde. Toutefois, le boxeur de 34 ans aspire à le devenir depuis un certain temps. En effet, pour le moment, la carrière du natif d’Abidjan a fière allure. En 38 combats chez les pros, il en a remporté 35, pour deux défaites et un nul. Surtout, depuis un moment, il se trouve en haut du classement de la fédération WBA. Alors qu’il la méritait, le Français n’a pas encore obtenu cette chance de jouer un titre mondial. En effet, Soro est un combattant craint et beaucoup cherchent à l’éviter chez les super-welters. Ce combat face à l’Ouzbek Israil Madrimov lui ouvrira les portes d’un championnat du monde en cas de victoires.

Chez les super-welters, il existe deux champions du monde : Brian Castaño, de la WBO et qui a déjà croisé les gants avec Soro, et Jermell Charlo, champion unifié WBA, WBC et IBF. En tant que champion WBA régulier, c’est le challenger officiel de ce dernier que Michel Soro pourrait devenir s’il gagne la demi-finale qu’il dispute vendredi soir. « J’ai envie d’affronter les boxeurs qui ont des titres, déclarait-il pour la chaine Behind The Ring, il y a quelques mois. Une revanche face à Castaño ou un combat face à Charlo. » Le Français n’a jamais caché son objectif de jouer un championnat du monde.

Une préparation de haut niveau

Entre Charlo, les titres mondiaux et Soro, il existe une étape qui se nomme Israil Madrimov. A 26 ans, l’Ouzbek possède une très belle carrière amateur, qui l’a notamment vu remporter le titre de champion d’Asie en 2017. Cependant, en boxe professionnelle, The Dream n’en est qu’à sa troisième année et ne va disputer que son huitième combat. Pour l’instant, il est toujours invaincu et a remporté cinq affrontements avant la limite. Avec son beau bagage de boxeur amateur, l’Ouzbek pourra poser quelques problèmes à Michel Soro. Néanmoins, le Français semble bien mieux armé.

Boxeur technique de base, Michel Soro a fait évoluer sa boxe pour acquérir un style plus offensif. Ce dernier a réussi à mettre 24 adversaires KO en 38 combats. Aussi, il s’entraine dans l’un des meilleurs camps d’entrainement de la planète. Avec Abel Sanchez, ancien entraineur attitré de Gennady Golovkin, Soro se prépare à la dure, en altitude, dans les montagnes isolées de Big Bear, en Californie. Dans certaines interviews, le pugiliste a également affirmé qu’il n’avait pas chômé durant ses deux années hors du ring.





Le boxeur tricolore est prêt et sera déterminé à gagner sa demi-finale, vendredi. S’il est logiquement favori, il devra sans doute faire l’effort de gagner avant la limite. En effet, le combat aura lieu à Tachkent, la capitale ouzbek. On sait que jouer un combat à l’étranger peut-être pénalisant au moment où les juges rendent leur décision.

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