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Tour d'Espagne

Bryan Coquard remporte une 8e étape du Tour d’Espagne marquée par l’abandon de Tadej Pogačar

Etienne Goursaud

Publié le

Bryan Coquard remporte une 8e étape du Tour d'Espagne marquée par l'abandon de Tadej Pogačar
Photo Icon Sport

TOUR D’ESPAGNE 2026 – Bryan Coquard remporte sa première victoire en Grand Tour sur la 8e étape. Tadej Pogačar a été victime d’une chute et a dû abandonner

Il n’est jamais trop tard pour une grande première sur un Grand Tour. Parfois passé tout près, comme à Limoges sur le Tour de France 2016, Bryan Coquard (Cofidis) décroche sa plus grande victoire à l’âge de 34 ans ! Le sprinter français lève les bras sur la 8ᵉ étape ! Il la mérite tellement, après bien des frustrations ! Il était le plus véloce dans une étape chaotique, qui a perdu son leader !

C’est l’information majeure de ce samedi ! Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG) a abandonné sur les routes de la Vuelta. Les images impressionnantes de la chute du Slovène nous rappellent la vulnérabilité des coureurs sur un vélo. Seulement protégés par un maillot fin, bien dérisoire. Pour lui, c’est le risque d’une fracture du bras. Pour la Vuelta, c’est un rebondissement majeur, après un début d’épreuve marqué par la domination du désormais ex-maillot rouge !

Sinuhé Fernández à la manière d’un Baptiste Veistroffer

Pourtant, rien n’indiquait un scénario aussi fou ! Après un début de Vuelta très animé et de nombreuses attaques et de la nervosité, le peloton s’était pourtant d’abord accordé une « pause » ce samedi. Du moins dans les premiers kilomètres. L’Espagnol Sinuhé Fernández (Burgos Burpellet BH) s’est, lui, octroyé une petite sortie en solitaire. Parti très tôt dans cette étape et son profil longtemps très plat, le coureur n’a jamais eu une grande avance. Mais il s’est offert de nombreux kilomètres de plaisir, seul en tête de la course.

Tel un Baptiste Veistroffer, héros solitaire à de nombreuses reprises sur le Tour de France et qui vient de prolonger deux ans avec Lotto-Intermarché, l’Espagnol aura animé cette étape pendant de nombreux kilomètres. Le peloton lui a accordé un beau crédit ! Après 40 kilomètres de course, le fuyard compte 5:30 d’avance. Seul, l’Espagnol a été facile à contrôler, mais le peloton n’a pas voulu prendre de risques démesurés ! À 75 km du but, l’homme de tête n’a plus que 2:20 d’avance. Il sera repris à 38 km du but.

Tadej Pogačar abandonne

C’est alors qu’intervient le tournant de cette Vuelta ! Tadej Pogačar est victime d’une énorme chute. Le Slovène fait un énorme vol plané et se retrouve au sol. Il ne se relèvera pas. La Vuelta a perdu son maillot rouge et ultra-favori pour le général. Le quintuple vainqueur du Tour de France devra patienter un an avant de réaliser un de ses objectifs : gagner les trois Grands Tours. Les cartes sont rebattues.



Un Tour d’Espagne dure trois semaines et le danger guette même lors d’étapes plus anodines. Le champion slovène aura payé de sa personne. À vrai dire, on aurait aimé voir le Slovène battu à la pédale et non par un abandon sur chute !



Bryan Coquard plus fort que Mads Pedersen

Cela a forcément jeté un énorme coup de froid dans le peloton ! Le Puerto de Barx (8,5 km à 3,9 % de moyenne) a été escamoté par des coureurs quelque peu abasourdis ! Dans la descente, Xabier Mikel Azparren (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team) a tenté d’attaquer. Le Basque a compté près de 20 secondes d’avance sur le peloton. Il résistera jusqu’à 2 kilomètres du but.

Malgré la chute de Pogačar, la nervosité a été présente dans cette fin d’étape. De nouvelles chutes sont venues perturber la course. Il faut dire que pour les sprinters, qui ont passé la bosse, c’était une opportunité en or, pas forcément écrite d’avance sur le papier.

Un sprint chaotique, Kaden Groves projeté dans les barrières, Matthew Brennan (Visma-Lease a bike) enfermé qui ne pourra pas viser le triplé ! On pense alors que Mads Pedersen (Lidl-Trek) a passé à travers toutes les gouttes ! Il lance parfaitement son sprint. C’est alors que déboule Bryan Coquard ! Souvent attendu par le passé, c’est au moment où plus personne ne croyait en lui qu’il réalise le sprint parfait ! La joie en forme de délivrance pour le Français !

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