Ces Français qui peuvent briller sur le Tour d’Italie 2026
TOUR D’ITALIE 2026 – Focus sur les Tricolores qui peuvent briller sur les routes italiennes du Giro. Avec seulement 8 coureurs au départ.
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Une petite délégation tricolore sur les routes italiennes
Pour ceux qui aiment faire des listes, celle des Tricolores sur le Tour d’Italie 2026 sera brève. Huit Français sont sur la ligne de départ ce vendredi en Bulgarie. Groupama-FDJ United est (de loin) l’équipe qui aligne le plus de représentants de l’Hexagone. Avec Rémi Cavagna, Axel Huens, Cyril Barthe, Paul Penhoët, Rémy Rochas et Brieuc Rolland. Six coureurs auxquels s’ajoutent Paul Magnier (Soudal-Quick Step) et Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling Team).
Deux équipes tricolores sans Français au départ
Historiquement, c’est un contingent très faible, même si on est loin de 2002, année lors de laquelle le seul Fabrice Gougot était au départ, sous les couleurs de la sulfureuse Phonak. Si on se replonge dans les années récentes, la présence française n’a jamais été très faible. Les années 2023 (19 Tricolores) et 2024 (21 Tricolores) faisant alors exception. Mais le plongeon est vertigineux. Alors que la participation tournait entre 11 et 13 coureurs sur les autres années depuis 2020 (inclus), on plonge à huit coureurs. Pourquoi cette faible participation ?
Première explication, l’absence de deux Continentales Pro françaises. Cofidis est absente cette année. Une équipe qui a parfois brillé par le passé, notamment avec la victoire d’étape de Victor Lafay en 2021. Idem pour TotalEnergies. L’autre explication, c’est l’absence de coureurs français chez certaines équipes françaises.
Comment ne pas citer Decathlon CMA CGM, qui part en Italie sans le moindre Tricolore. Loin des six coureurs alignés en 2023, à une époque où la formation s’appelait encore AG2R Citroën Team. Mais c’est aussi le cas d’Unibet Rose Rockets. Moins surprenant pour cette équipe, qui ne compte que six Français dans son effectif.

Paul Magnier, le grand espoir français et une saison à relancer
Parmi les huit Tricolores engagés, Paul Magnier va sûrement attirer bien des attentions. Il sera la meilleure carte pour les victoires d’étape. Sa pointe de vitesse est bien rodée, tout comme sa réputation dans les pelotons. De là à jouer le maillot cyclamen ? Il devra se frotter à Jonathan Milan (Lidl-Trek), qui avait remporté ce maillot en 2023 et 2024 et qui a également ramené le maillot vert à Paris, à l’occasion du Tour de France 2025.
Sur les routes italiennes, le jeune Français de 22 ans a envie de relancer une saison qui a pris une drôle de tournure. Mine de rien, après une ouverture de saison réussie et deux victoires sur le Tour dAlgarve, Paul Magnier n’a plus retrouvé le chemin de la victoire. Pire, il n’est plus monté sur un podium d’une course. Avec au mieux une 4ème place sur la 3ème étape de Tirreno-Adriatico. Rattrapé par la malchance sur les classiques flandriennes, il n’a jamais pesé sur l’une d’entre elles. Au mieux 11ème de l’Omloop Nieuwsblad.

Deuxième coureur qui a le plus gagné en 2025 (19 succès), derrière les 20 succès de l’ogre Tadej Pogacar, il aura envie de redébloquer le compteur en Italie. Avec la perspective de remporter son premier succès en Grand Tour. Il avait déjà participé au Giro en 2025, terminant 3ème de la 6ème étape, avec deux autres Top 10, avant de renoncer à la 16ème étape.
Mathys Rondel, le seul atout au classement général
Un Français peut-il terminer dans le Top 10 au classement général ? La question se pose, alors qu’en 2025, Nicolas Prodhomme avait été le meilleur Tricolore (15ème). Un classement général qui ne sourit que rarement ! Romain Bardet a pris la 9ème place en 2024. Mais seul Thibaut Pinot a su se hisser dans le Top 5 dans les dix dernières années. 5ème en 2023 et 4ème en 2017. Le dernier Tricolore sur le podium est John Gadret, en 2011.
Et les espoirs sont minces en 2026. Ils reposent même sur les épaules d’un seul coureur. Mathys Rondel est le seul Tricolore qui a les capacités de briller. Mais plusieurs interrogations vont subsister autour de lui. Son rôle au sein de la Tudor Pro Cycling Team, qui emmène le Suisse Michaël Storer, 10ème l’an passé. Un coureur monté en puissance et qui sort d’une 4ème place au général du Tour des Alpes. Très bon lors de la dernière étape.
Une course dans laquelle le Français a pu jouer sa carte, avec une 5ème place au général derrière son coéquipier. Ce résultat valide un début de saison solide au niveau World Tour. 12ème du général de l’UAE Tour et surtout 8ème de Paris-Nice.
De belles références sur une semaine, auxquelles s’ajoutent une 9ème place sur le Tour de Romandie 2025 et une 15ème place sur le Critérium du Dauphiné. La seconde interrogation sera de savoir comment il va encaisser trois semaines d’effort. Ce sera une découverte pour lui, alors qu’il n’a que 22 ans.

Groupama-FDJ United à l’offensive
Avec le forfait de Clément Berthet, Groupama-FDJ United amène une équipe sans leader au classement général. Elle a un sprinteur, avec Paul Penhoët. Mais ce dernier manque de références pour être vu comme une valeur sûre, ne serait-ce que pour rentrer dans des Top 5 d’étape.
L’équipe devrait se tourner vers l’offensive, avec des coureurs qui vont essayer de prendre un maximum d’échappées. Mine de rien, un coursier comme Axel Huens, en vue sur les Flandriennes (mal récompensé), peut trouver quelques étapes à sa convenance. C’est aussi le cas pour Brieuc Rolland, passé deux fois proche de la victoire sur le Tour d’Espagne 2025 (3ème de la 12ème et de la 16ème étape, ainsi que deux autres Top 10 en Espagne). On avait vu son tempérament offensif, mais aussi sa capacité à briller sur plusieurs terrains.


