C’est officiel, Johannes Boe se met au football
Fraîchement retraité du biathlon, Johannes Thingnes Boe surprend en signant à Vinger FK, club de sixième division norvégienne. Montant du transfert : 67 €.
Il avait l’habitude de viser la cible à 50 mètres dans le bruit des stades enneigés. Désormais, c’est sur un rectangle vert que Johannes Thingnes Boe, légende vivante du biathlon, compte faire parler son adresse. Retraité depuis mars dernier, le quintuple champion olympique a rejoint… Vinger FK, modeste club de sixième division norvégienne.
L’annonce a d’abord surpris par sa légèreté. Sur Instagram, l’ancien numéro un mondial a évoqué un « montant du transfert » de 800 couronnes norvégiennes – soit environ 67 € – correspondant aux simples frais administratifs auprès de la Fédération norvégienne de football. Rien à voir avec les millions du mercato estival : ici, l’affaire se joue surtout dans la bonne humeur et la passion.
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Du podium à la pelouse
À 32 ans, le cadet des frères Boe revient à un sport qu’il n’a jamais totalement oublié : « Je jouais au football à Stryn avant que le biathlon ne me prenne tout mon temps », a-t-il confié au quotidien Oppland Arbeiderblad. Loin des circuits glacés, il retrouve le goût du collectif, le vestiaire et l’odeur de l’herbe coupée.
Et pour sa grande première, l’icône n’a pas manqué le rendez-vous. Entré en jeu lors du match contre Kjellmyra, leader de la poule, il a inscrit l’un des deux buts de son équipe, arrachant un nul 2-2. De quoi faire lever les quelques dizaines de spectateurs présents sur le petit stade local.

Un choix de cœur
Pour Vinger FK, ce recrutement inattendu est une aubaine sportive et médiatique. Mais Boe prévient : pas question de viser la Ligue des Champions. L’objectif est clair : s’amuser, se maintenir en forme et partager des moments simples, loin de la pression du haut niveau.
Avec ce détour par le football amateur, Johannes Boe cultive l’image d’un champion accessible, capable de passer d’un globe de cristal à un maillot floqué dans l’anonymat des divisions inférieures. Une façon de rappeler que, même au sommet, la passion du sport n’a pas de frontières.


