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Championnats du monde de cyclisme sur route

Championnats du monde de cyclisme 2026 : les favorites et engagées de la course en ligne juniors femmes

Flo Ostermann

Publié le

Championnats du monde de cyclisme 2026 les favorites et engagées de la course en ligne juniors femmes
Photo Icon Sport

MONTRÉAL 2026 – Découvrez les favorites et les engagées de la course en ligne juniors femmes des Championnats du monde de cyclisme sur route 2026, disputée vendredi à Montréal.

Après le contre-la-montre de mardi, les juniors femmes retrouveront les routes de Montréal vendredi pour aller chercher le maillot arc-en-ciel sur la course en ligne. Six tours du circuit de 13,4 kilomètres seront au programme, soit 80,4 kilomètres et environ 1 600 mètres de dénivelé positif. La distance reste raisonnable, mais la répétition des montées devrait rapidement faire des dégâts.

Alejandra Neira, une saison qui parle pour elle

Douzième du Mondial l’an dernier à Kigali, où elle avait travaillé pour la future championne du monde Paula Ostiz, Alejandra Neira revient avec un tout autre statut. L’Espagnole a accumulé les résultats en 2026 et s’est surtout montrée très à l’aise dès que la route commençait à grimper.

Elle a notamment remporté Liège-Bastogne-Liège Juniors, décroché les titres de championne d’Espagne sur la route et contre-la-montre et gagné sur le circuit de la Coupe des Nations. Elle a même déjà eu l’occasion de se frotter au peloton professionnel avec Movistar, formation qu’elle rejoindra la saison prochaine.

Le parcours de Montréal semble bien lui convenir. Il faudra grimper, mais aussi être capable de répondre aux attaques et de garder suffisamment de punch pour les derniers kilomètres. Neira a déjà montré cette saison qu’elle savait faire tout cela.

Thaïs Poirier veut confirmer son Mondial 2025

La France aura elle aussi une vraie carte à jouer avec Thaïs Poirier. Sixième de la course en ligne des Mondiaux 2025 à Kigali, la Française a depuis gagné en régularité. Elle a passé une bonne partie de sa saison 2026 aux avant-postes et a rarement quitté le top 10.



Grimpeuse, mais pas seulement, Poirier est capable de rester dans le match lorsque les ascensions sont plus courtes et les courses plus nerveuses. Elle a notamment terminé deuxième derrière Alejandra Neira à Mende, sur une arrivée qui ne pardonnait pas.



Elle connaît aussi déjà son avenir. Poirier a signé pour trois saisons avec FDJ United-Suez et fera donc ses débuts chez les professionnelles en 2027. Avant cela, il reste un dernier grand rendez-vous chez les juniors et une occasion de faire encore mieux que sa sixième place de Kigali.

Zoe Roche à la tête d’une solide équipe britannique

La Grande-Bretagne fera partie des trois seules nations, avec l’Espagne et le Canada, à pouvoir aligner cinq coureuses vendredi. Et Zoe Roche sera l’un des noms à suivre dans une sélection qui ne manquera pas d’options.

La Britannique a surtout fait parler sa régularité cette saison. Sur deux courses par étapes disputées en Espagne et particulièrement vallonnées, elle a terminé troisième puis deuxième du classement général. Pas encore beaucoup de victoires, donc, mais suffisamment de références pour arriver à Montréal avec des ambitions.

Le nombre pourrait aussi jouer en faveur des Britanniques. Avec cinq filles au départ, elles auront davantage de possibilités pour suivre les attaques et ne pas laisser Roche porter seule le poids de la course.

Justine Baud, une deuxième carte pour les Françaises

L’équipe de France ne reposera pas uniquement sur Thaïs Poirier. Justine Baud a elle aussi de bonnes raisons d’être ambitieuse vendredi. Championne de France juniors sur route cette saison, elle a montré qu’elle savait répondre présente sur une course d’un jour. Même chose pour Lise Revol, à l’aide sur les parcours casse-pattes et lauréate du Tour des Flandres juniors cette année.

Leur présence aux côtés de Poirier peut surtout permettre aux Françaises de ne pas courir dans un seul registre. Sur six tours et avec une distance assez courte, la course pourrait s’animer rapidement. Avoir plusieurs filles capables d’accompagner les mouvements sera alors précieux.

Face à l’Espagne et à la Grande-Bretagne, qui disposeront chacune de cinq coureuses, les Françaises devront sans doute éviter de subir. Si la course part tôt, il faudra être devant.

Anja Grossmann connaît déjà le podium mondial

Anja Grossmann n’arrivera pas à Montréal dans l’inconnu. La Suissesse avait décroché la médaille de bronze à Kigali l’an dernier, derrière Paula Ostiz et Megan Arens. Une performance qui suffit déjà à la placer parmi les filles à surveiller vendredi.

Grossmann possède en plus un profil un peu différent. Très présente en VTT, elle est devenue championne du monde de la discipline et a moins couru sur route que certaines de ses rivales cette saison. Cela ne l’a pas empêchée d’être régulière lorsqu’elle s’y est alignée.

Sur un circuit qui demandera de la puissance dans les montées et beaucoup de relances, son bagage venu du VTT peut clairement servir. Et contrairement à plusieurs de ses adversaires, elle sait déjà comment se placer dans le final d’un Mondial.

Maria Okrucińska arrive avec le maillot arc-en-ciel du chrono

Maria Okrucińska a déjà réussi ses Championnats du monde. Mardi, la Polonaise s’est offert le titre mondial juniors du contre-la-montre à Montréal. Trois jours plus tard, elle aura l’occasion de tenter le doublé.

Le défi sera pourtant très différent. Le parcours de la course en ligne semble moins adapté à ses qualités que celui du chrono, avec six passages sur les difficultés du mont Royal. Il faudra surtout voir comment elle aura récupéré des efforts consentis mardi.

Mais difficile d’écarter une coureuse qui vient de montrer qu’elle était en grande forme. Si Okrucińska parvient à rester au contact lorsque la course se durcira, ses qualités de rouleuse pourraient devenir intéressantes dans le final.

Élodie Malois aura le public canadien derrière elle

Parmi les filles à suivre, Élodie Malois aura un avantage que les autres n’auront pas : elle courra à domicile. La Canadienne a beaucoup gagné cette saison et arrive avec de solides résultats, même si elle a moins souvent eu l’occasion de se mesurer aux meilleures Européennes.

Vendredi permettra justement de voir où elle se situe face à Neira, Poirier, Roche ou Grossmann. Le Canada aura en tout cas de quoi l’entourer puisqu’il fait partie des trois pays autorisés à présenter cinq coureuses.

Sur une course juniors, où le scénario peut rapidement échapper aux grandes nations, connaître les routes et pouvoir compter sur plusieurs équipières ne sera pas inutile.

Les engagées de la course en ligne juniors femmes des Mondiaux 2026

Le maillot arc-en-ciel changera d’épaules vendredi. Championne du monde juniors à Kigali en 2025, Paula Ostiz n’est plus dans la catégorie et ne pourra donc pas défendre son titre.

L’Espagne arrivera avec Alejandra Neira parmi ses principales chances. La Française Thaïs Poirier, sixième du dernier Mondial, tentera de franchir un nouveau cap, tandis que Justine Baud offrira une autre possibilité à l’équipe de France.

La Grande-Bretagne pourra notamment s’appuyer sur Zoe Roche. La Suisse aura dans ses rangs Anja Grossmann, troisième à Kigali en 2025, alors que la Pologne comptera sur la toute nouvelle championne du monde juniors du contre-la-montre Maria Okrucińska.

Élodie Malois tentera de profiter de ce Mondial à domicile pour le Canada. La championne de République tchèque Karolina Špicavová, particulièrement à l’aise sur les parcours vallonnés, fait également partie des coureuses à garder à l’œil.

Sur seulement 80,4 kilomètres, il n’y aura de toute façon pas beaucoup de temps pour calculer. Les six passages sur le circuit montréalais devraient vite faire le tri et la montée vers l’arrivée laissera une dernière occasion de faire la différence. Entre les grimpeuses, les puncheuses et les équipes capables de jouer sur le nombre, cette course juniors reste difficile à verrouiller.

La liste des engagées


Le palmarès récent de la course en ligne juniors femmes

2025 : Paula Ostiz (Espagne)

2024 : Cat Ferguson (Grande-Bretagne)

2023 : Julie Bego (France)

2022 : Zoe Bäckstedt (Grande-Bretagne)

2021 : Zoe Bäckstedt (Grande-Bretagne)

2019 : Megan Jastrab (États-Unis)


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