Nous suivre
Champions Cup

Champions Cup : Face à un Stade Toulousain affaibli, l’UBB doit saisir sa chance

Maxime Cazenave

Publié le

Champions Cup : Face à un Stade Toulousain affaibli, l’UBB doit saisir sa chance
Photo Icon Sport

CHAMPIONS CUP 2024/25 – Force majeure du rugby français et européen depuis le début de la décennie, l’UBB est toujours en quête d’un titre majeur, près de vingt ans après sa fondation. Ce dimanche, la réception de Toulouse en demi-finale de Champions Cup représente une nouvelle chance de franchir un palier supplémentaire, une première finale européenne étant à la clé.

Si je vous demande de jouer votre maison sur le vainqueur potentiel, vous allez la mettre sur qui ? Évidemment qu’avec la force de l’habitude, le champion en titre, son doublé l’an dernier, le grand public se dit qu’on va retrouver Toulouse – Leinster en finale.

Le constat est simple, et tiré par l’entraîneur de l’UBB lui-même, Yannick Bru, dans les colonnes de Sud Ouest. Un constat représentatif du climat régnant à l’aube du choc franco-français des demi-finales de Champions Cup, qui mettra aux prises Bordeaux-Bègles et le Stade Toulousain.

L’UBB roi d’Europe cette année, mais clair outsider face à Toulouse

Face à l’ogre du rugby français et européen, le club bordelais va devoir réaliser une grosse performance pour valider une campagne de Champions Cup absolument impeccable jusque-là. Auteur d’un 20 sur 20 en face de poules avec plusieurs cartons à la clé, l’UBB a ensuite confirmé en terrassant successivement les Nord-Irlandais de l’Ulster (43-31), puis les Irlandais du Munster (47-29). Là encore, la domination bordelaise fut totale, malgré des relâchements coupables après l’heure de jeu, finalement sans conséquences.

Ce parcours parfait a ainsi permis aux hommes de Yannick Bru de rallier le dernier carré de la Champions Cup pour la deuxième fois de leur histoire. En 2021, l’UBB avait alors subi la loi du futur vainqueur… Toulouse. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, mais ils sont encore 9 à avoir pris part à cette frustrante défaite il y a quatre ans à faire partie du groupe aligné dimanche : Jefferson Poirot, Cyril Cazeaux, Maxime Lucu, Matthieu Jalibert, Maxime Lamothe, Guido Petti, Ben Tameifuna, Romain Buros et Yoram Moefana.

Au-delà de cette demi-finale européenne, l’UBB avait également vécu une autre grosse désillusion en Top 14, toujours face à ces Toulousains, et toujours dans le dernier carré. Puis, la finale du championnat au printemps dernier avait encore vu le Stade prendre le dessus, en écrasant littéralement les Bordelais (59-3). En conséquence, si les Bordelais ont remporté cette saison les deux duels disputés en Top 14, et réalisent une saison européenne monumentale, il est difficile de les placer en favoris de cette confrontation.

L’opportunité rêvée pour vaincre le signe indien ?

Cependant, ils semblent avoir une chance hors norme de frapper un grand coup. Malgré l’absence préjudiciable de Tevita Tatafu, le retour de Nicolas Depoortère va permettre à Yannick Bru d’aligner ses fantastiques sur la ligne des trois quarts (Bielle-Biarrey, Moefana, Depoortère, Penaud, Buros), tout en pouvant s’appuyer sur Arthur Retière et Joey Carbery en rotations. Avec l’incontournable charnière internationale Maxime Lucu Matthieu Jalibert pour contrôler le jeu, derrière un paquet d’avants costaud.

En face, le Stade Toulousain peut certes s’appuyer sur le retour prématuré d’Ange Capuozzo, et les présences de Paul Graou et Naoto Saito pour tenir un poste de demi de mêlée longtemps incertain, mais compte aussi ses blessés. En plus des absents de longue date, le Stade a déploré trois forfaits majeurs ces derniers jours, ceux de Peato Mauvaka, Blair Kinghorn et Thomas Ramos. Si les 23 hommes couchés sur la feuille par Ugo Mola sont en capacité de terrasser n’importe quelle équipe, cet UBB semble être plus que jamais en capacité d’enfin faire chuter son rival garonnais dans une rencontre à élimination directe.





Une irrégularité à gommer absolument

Pour cela, il faudra faire bien mieux que la dernière sortie ratée face à un Stade Rochelais pourtant à la dérive (10-21). Yannick Bru ne disait pas autre chose dans Sud Ouest.

Dès samedi soir, dans le vestiaire, il y a eu une prise de conscience. C’était un accident de parcours en termes d’attitude, de baisse de nos standards de performance. Il y a une responsabilité collective sur ce match.

Cette défaillance est donc intervenue telle une piqûre de rappel : aucun relâchement ne sera permis. En dépit d’un talent global exceptionnel, ce collectif a montré à plusieurs reprises sa capacité à se déliter sur plusieurs minutes en cours de match. Si cela n’a pas eu de conséquence lors des tours précédents, le Stade Toulousain saura tirer profit de ces situations. Avec ses forces et ses faiblesses, l’UBB devra absolument être sérieuse durant 80 minutes si elle veut enfin briser l’un des derniers plafonds de verre entravant sa lente et progressive montée en puissance vers les sommets.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *