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Champions Cup : Le Leinster domine le Stade Toulousain et se qualifie pour la finale

Nicolas Mezine

Publié le

Photo Icon Sport

CHAMPIONS CUP, DEMI-FINALE – Sur cette première demi-finale, c’est le Leinster qui s’est imposé face au Stade Toulousain (40-17). Auteurs d’une performance majuscule, les Irlandais défieront en finale le vainqueur de Racing 92-La Rochelle. Les Toulousains abandonnent leur couronne européenne, les 120 minutes de jeu disputées face au Munster ont laissé des traces dans les rangs toulousains, qui n’ont jamais été en mesure de contrecarrer le jeu du Leinster. 

Ce sont deux habitués du dernier carré de la Coupe d’Europe et deux des équipes les plus titrées sur le continent qui s’affrontaient sur cette première demi-finale. Auteur d’un parcours quasi-parfait, le Leinster s’est défait des Tigers de Leicester la semaine dernière, tandis que le Stade Toulousain a pris le dessus sur le Munster aux tirs au but.

Quarante minutes quasi-parfaites du Leinster

Les vingt premières minutes furent une démonstration de la puissance du collectif Irlandais. Les systèmes et les cellules de jeu étaient réglés comme du papier à musique, la cadence de ce jeu se déroulait sur une intensité que peu d’équipe sont capable de produire. Ce travail tout-terrain a permis aux Irlandais d’ouvrir le score d’une pénalité. Les temps de jeu des Leinstermen se multipliaient et la défense toulousaine était mise à rude épreuve. Néanmoins, sur leur premier ballon, les Rouge et Noir ont inscrit le premier essai de la rencontre, en contre grâce à un Antoine Dupont qui a les cannes pour parcourir près de 80 m en solitaire. Vexé d’avoir été contré alors qu’il dominait outrageusement la partie, la réaction du Leinster n’a pas tardé.

En l’espace de dix minutes, les joueurs du duo Cullen/Lancaster ont fait mouche à deux reprises. D’abord par James Lowe, qui a parfaitement exploité une offrande de Johnny Sexton dans les cinq mètres, puis par Josh Van der Flier, qui a bonifié une magnifique feinte de passe de ce même Johnny Sexton , qui a mystifié la défense toulousaine. Après vingt-cinq minutes de jeu, le score était déjà lourd (20-7) pour le Stade Toulousain, qui était pris par l’intensité du jeu irlandais, et qui n’arrivait pas à se dégager proprement de son camp. Les cent vingt minutes de jeu disputées il y a une semaine sur cette même pelouse face au Munster se fait ressentir dans les rangs toulousains. Les pénalités s’accumulaient (7 en 35 minutes), ce qui a conduit Emmanuel Meafou à écoper d’un carton jaune. Ils apparaissaient étouffés et émoussés physiquement, ce qui ne permettait de gagner les collisions. A la pause, le Leinster menait donc 23 à 10, avec 72% d’occupation sur ce premier acte, rien que ça.

Toulouse a tout donné, mais l’adversaire était trop fort

Toulouse faisait jeu égal avec les joueurs du Leinster dès la reprise du jeu. Cependant, la touche toulousaine n’arrivait pas à sécuriser les ballons, ce qui n’a pas permis de porter le danger dans le camp irlandais. Bien au contraire, et ce même si le Leinster avait perdu Tadgh Furlong et Ronan Kelleher sur blessure, les Irlandais continuaient leurs séries de vagues successives dans le cœur de la défense toulousaine. Suite à une belle attaque entre Jack Conan et Michael Ala’alatoa au centre du terrain, la continuité était assurée au centre du terrain par Caelan Doris et Robbie Henshaw. D’une sautée bien ajustée, Jonathan Sexton offrait le doublé à James Lowe, et le quatrième essai irlandais de l’après-midi. 30 à 10, le score était encore un peu lourd pour le Stade Toulousain. Les joueurs d’Ugo Mola jouaient tous les ballons pour tenter de revenir dans cette partie, mais certaines passes furent forcées voire mal ajustées, avec pour exemple cet offload d’Elstadt pour Dupont au centre du terrain.

À un quart d’heure du terme de cette demi-finale, les Toulousains se sont donnés le droit de croire à une « remontada ». Sur un groupé pénétrant à cinq mètres de la ligne d’embut, Selevasio Tolofua, en tant que dernier porteur de balle, a joué un tour de passe-passe sur le bord de la ligne touche pour aller aplatir le cuir en coin, bien transformé par Thomas Ramos (30-17). Autant en première période, il n’y avait pas photo entre ces deux équipes, autant sur la deuxième période, les Toulousains faisaient jeu égal, les entrées de Tolofua ou de Flament ont fait le plus grand bien au moral. Mais à plusieurs reprises, les Haut-Garonnais n’ont pas contrôlé ou mal négocié les deux trois ballons qui auraient pu faire basculer leurs offensives.





La pénalité de Ross Byrne à la 72ᵉ minute aura sonné le glas dans cette rencontre (33-17), avant la conclusion en beauté de Hugo Keenan de la belle après-midi irlandaise à la sirène (40-17). Les Toulousains échouent donc au stade des demi-finales, mais pourront être fiers de leur parcours. Cet après-midi, les hommes d’Ugo Mola ne pouvaient pas faire grand-chose, car la marche était beaucoup trop haute, face une équipe du Leinster auteur d’une véritable masterclass sur cette demi-finale. Le 28 mai prochain, au stade Vélodrome de Marseille, le Leinster affrontera le vainqueur de la deuxième demi-finale franco-française, entre le Racing 92 et le Stade Rochelais, pour aller tenter de soulever pour la cinquième fois le trophée de la Coupe d’Europe de rugby.

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