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CHL : Incroyables d’abnégation, les Dragons de Rouen arrachent le match nul à Tampere !

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CHL Incroyables d'abnégation, les Dragons de Rouen arrachent le match nul à Tampere !
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CHL 2021-2022 – Décimés par les absents, les Dragons de Rouen semblaient être une victime idéale pour le Tappara ce mardi soir à l’occasion des quarts de finale aller de CHL. Mais ces Dragons ont des ressources exceptionnelles. Menés 2-0, ils ont fait preuve d’une efficacité létale pour recoller à deux reprises, et arracher un match nul improbable, 3-3. Devant le filet, Matija Pintaric a cumulé 39 arrêts.

C’est le genre de match de gala auquel le hockey sur glace français est peu habitué. En déplacement à Tampere pour y affronter le Tappara, Rouen disputait le match aller de son quart de finale de CHL. Une performance déjà historique qu’il fallait désormais assumer face à une place forte historique du hockey finlandais. Pour l’occasion, Fabrice Lhenry devait composer avec un effectif amoindri offensivement par les absences d’Anthony Guttig, mais également des quatre jeunes qui disputeront le Mondial U20 D1B avec l’Équipe de France la semaine prochaine (Théo Gueurif, Kaylian Leborgne, Quentin Tomasino, Jordan Herve). Ainsi, seuls neuf attaquants étaient disponibles pour tenter de déstabiliser la défense adverse.

Une supériorité finlandaise évidente

Il ne va falloir que 40 secondes aux Finlandais pour que Matija Pintaric sorte déjà un premier arrêt décisif en un contre un. Malgré tout, les Rouennais ne se montrent pas impressionnés et parviennent à travailler fort en zone offensive. Vincent Nesa s’offre une première belle occasion qui met à contribution Christian Heljanko. La rencontre est agréable à suivre puisque les deux équipes offrent une intensité de tous les instants. Présents dans les duels, les Dragons réalisent un pressing efficace mais se mettent à la faute rapidement. Le Tappara ne laisse pas passer l’opportunité et trouve le chemin des filets au bout de seulement 12 secondes de supériorité grâce à Kyle Platzer (1-0, 6e).

Constamment en mouvement une fois installés en zone offensive, les Finlandais mettent en difficulté la défense rouennaise, et insistent en envoyant des palets devant l’enclave afin de trouver des déviations. Ils posent leur main sur cette rencontre et Rouen se retrouve progressivement acculé dans son camp. Au fil des minutes qui s’égrènent, le club français semble de plus en plus submergé par les assauts incessants de Charles Bertrand et ses partenaires. Une défense héroïque et un Pintaric sérieux permettent aux hommes de Fabrice Lhenry de résister à une nouvelle infériorité. Malheureusement, quelques secondes plus tard, Anton Levtchi trouve Waltteri Merelä, démarqué plein centre. L’attaquant du Tappara ne tremble pas, portant le score à 2-0 (17e).

Les unités spéciales des Dragons relancent totalement la partie

La seconde période reprend sur le même rythme, et on se dit alors que c’est une longue soirée de souffrance à venir. Si les Rouennais offrent une belle résistance, leur lucidité est mise à rude épreuve, et les palets perdus rapidement après récupération. Limités en terme d’effectif, les Dragons font quand même bloc. Cette année, ils ont déjà montré leur capacité à profiter des rares opportunités se présentant à eux dans les rencontres compliquées. A mi-match, le Tappara se met à la faute. Loïc Lampérier en profite alors pour réduire le score en renard dans l’enclave (1-2, 28e) !

Cela redonne du baume au cœur à l’équipe tout en mettant le doute aux Finlandais. Cela se traduit peu de temps après par une nouvelle pénalité lors de laquelle les Dragons vont une nouvelle fois faire preuve d’une efficacité létale. Joël Caron profite d’un rebond laissé par le portier adverse pour permettre à son équipe d’égaliser (2-2, 32e) ! Le Tappara continue malgré tout à jouer son jeu et va à son tour profiter d’une pénalité adverse pour reprendre l’avantage grâce à un lancer surpuissant de Kristian Tanus (3-2, 34e). Le coup est dur sur la caboche des Français, mais ces derniers ne lâchent pas prise, se permettant des incursions plus nombreuses en zone offensive grâce à l’impact d’un Vincent Nesa toujours aussi déterminé pour aller gratter des palets.

Pintaric fait du Pintaric, Johnston arrache l’égalisation

L’effort se poursuit dans la dernière période. Si les Finlandais se procurent les occasions en profitant notamment de leur domination totale sur les remises en jeu, les Rouennais y croient, se projetant rapidement à l’avant avec envie lors des pertes de palet adverse. L’intensité baisse au fil des minutes, les deux équipes ayant déjà donné beaucoup auparavant. Pour tout le monde, sauf pour Matija Pintaric. Le gardien slovène continue le chantier monumental qu’il a entamé depuis le début de la compétition en frustrant les attaquants adverses. Il multiplie les parades, ce qui préserve totalement les chances rouennaises dans cette double confrontation. En fin de partie, il compile ainsi un total de 39 arrêts.

Jusqu’au bout, Casimir Jürgens, Tyler Morley ou Anton Levtchi tentent toute sorte de tirs, sans jamais réussir à tromper une nouvelle fois Pintawall. Même lorsque les Dragons se retrouvent une nouvelle fois en infériorité. Contre toute attente, ce sont ces derniers qui vont réussir l’exploit d’égaliser ! Suite à une passe laser de Mark Flood qui transperce la défense, Andrew Johnston gagne son duel avec classe face à Christian Heljanko (3-3, 55e) ! Si les dernières minutes sont un supplice, Rouen maintient le score pour réaliser un exploit monumental. Avec ce score nul de 3-3, le match retour à l’Île Lacroix sera décisif. Ces Dragons sont résistants et ont du cœur. Est-ce que cela sera suffisant pour créer un nouvel exploit de taille ? Réponse la semaine prochaine !


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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