Clément Carisey : « Je me sens chanceux d’avoir un avenir de deux ans chez les pros »
Pour son retour dans une équipe professionnelle, Clément Carisey a réalisé une performance de choix avec une 9ème place au classement général de l’Étoile de Bessèges et un plateau de très bonne facture. Le nouveau coureur de la formation Delko revient sur ses cinq premiers jours de course de la saison 2021 et évoque son passage chez Israel Cycling Academy, ainsi que le suite de sa saison.
Qu’est-ce que ça fait de terminer premier Français au classement général d’une Étoile de Bessèges exceptionnellement relevée ? Es-tu surpris par ce classement ?
Terminer le premier Français est plus anecdotique qu’une satisfaction personnelle. En effet, on ne court pas pour terminer premier Français. Toutefois, sur cette Étoile de Bessèges, être le seul Français dans le top 10 révèle que le niveau était extrêmement relevé. Finir dans ce top 10 au milieu de grands noms est pour moi plus surprenant que de finir premier Tricolore.
Quelle analyse fais-tu des 5 étapes ? As-tu des regrets sur certaines ?
Nous avons eu deux premiers jours relativement faciles avec des arrivées pour sprinteurs. C’étaient deux bonnes journées pour se mettre dans le bain et bien rentrer dans cette compétition. Il ne fallait pas être pris dans les nombreuses chutes sur ces deux journées tendues. Le 3ème jour est celui qui a dessiné le classement général. Un départ rapide sur un parcours dur, une grosse échappée avec des favoris où il fallait être présent et le plus dur était fait. Dans le final, j’accusais un peu le coup de cette étape courue à pleine vitesse. Finir à l’avant était déjà très satisfaisant, remplissant l’objectif de l’équipe de m’y placer.
Samedi, il n’y avait pas de piège et il fallait éviter de perdre trop de temps sur une arrivée assez compliquée, en vue du contre-la-montre de dimanche. Concernant l’ultime étape justement, les jambes étaient bonnes mais pas autant que ce dont j’aspirais. J’ai quand même pu réaliser un temps correct me permettant d’intégrer le top 10, l’objectif défini le matin même. Je n’ai aucun regret concernant la course, il y a toujours de petits détails perfectibles mais dans l’ensemble, ma rentrée en matière est très réussie.
🇫🇷 À l’issue de cette dernière étape de contre-la-montre, Clément Carisey gagne deux places au classement général.
⭐️ Il termine 9ème de l’@Etoile_Besseges, seul français dans ce Top 10.
👏🏼 Bravo @ClemCari #EDB2021
100%ForTheTeam | #TeamDelko pic.twitter.com/QxBBI9XNcT— Team Delko (@TeamDelko) February 7, 2021
De retour chez les pros après une année chez les amateurs, est-ce important pour toi surtout vu le contexte actuel ?
Revenir dans le milieu professionnel en décrochant un contrat était vraiment mon but en 2020. Quand on voit le contexte actuel, je suis très heureux et je me sens chanceux d’avoir un avenir de deux ans chez les pros. J’en profite en me donnant à fond pour performer du mieux que je peux.
Tu as fais plusieurs saisons au sein de la structure Israel Cycling Academy, qu’en gardes-tu ?
J’ai découvert le monde pro en 2018 chez Israël Cycling Academy, d’abord en tant que stagiaire. En 2019, j’ai vraiment pu faire une saison pleine comme professionnel, j’y ai appris beaucoup. Mon expérience a été accélérée puisque j’étais dans un univers où plusieurs nationalités sont mélangées. Découvrir les courses World Tour a été très instructif également, et tout cela m’a vraiment plu. J’ai envie de rester dans ce milieu et cette première expérience chez Israel a été le déclencheur de cet engouement pour le monde professionnel.
Tu es nouveau chez Delko, comment se passent les premières semaines dans ta nouvelle équipe ?
Les premières semaines chez Delko se passent extrêmement bien. L’équipe m’a mis à disposition un entraîneur, Luc Cheilan, et un nutritionniste, Aitor Ugalde. Cet hiver, j’ai senti que j’avais passé un cap grâce à eux. Le staff est aussi très professionnel, tout le monde bosse dans la même direction dans une ambiance agréable. Entre coureurs, il n’y a pas de mauvais stress, tout le monde s’entend bien et la bonne humeur est de mise. C’est le cadre idéal pour tirer le maximum de chacun.
Quel est ton programme de course pour la suite ?
Désormais, je vais prendre la direction du Tour des Alpes-Maritimes et du Var (19 – 21 février). Ensuite, je dois enchaîner avec les courses belges et des Coupes de France.
À 28 ans, espères-tu toujours rejoindre une WorldTeam dans les saisons à venir ?
Pour le moment, ce n’est pas mon objectif à tout prix. Je suis content d’être dans une ProTeam, nous pouvons participer à certaines courses World Tour sur lesquelles des invitations peuvent nous être attribuées. Je ne suis pas sûr que mon âge joue un véritable rôle dans tout cela. Pour intégrer jeune le World Tour, il faut être catégorisé comme futur talent. Ensuite, tout dépend des profils de chacun et des besoins des équipes. Bien sûr, participer aux plus grandes courses du monde, c’est ce qui me donne envie, mais comme c’est possible d’être au départ de ces courses dans une équipe de deuxième division, je n’ai pas cet objectif d’intégrer le World Tour avant tout. L’essentiel est de se faire plaisir, que ça soit dans une équipe WorldTeam ou ProTeam.


