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Cléopâtre Darleux : « J’ai envie que le club gagne des titres »

Killian Tanguy

Publié le

Cléopâtre Darleux J'ai envie que le club gagne des titres
Photo Icon Sport

LIGUE BUTAGAZ ÉNERGIE – À l’approche de la reprise de la saison, Cléopâtre Darleux se livre sur son nouveau rôle au sein de Brest Bretagne Handball et les objectifs du club pour la saison à venir.

Le championnat de France féminin de handball s’apprête à faire sa rentrée ce samedi et un visage bien connu était présent ce mardi à la maison du Handball, à Créteil (Val-de-Marne), lors du media day de la Ligue féminine de handball (LFH) : Cléopatre Darleux.

Mais contrairement à l’ensemble des capitaines de Ligue Butagaz Énergie et de D2F qui arboraient les nouveaux maillots de la saison, c’est dans un costume de directrice sportive du Brest Bretagne Handball qu’elle était présente. Nommée directrice sportive du BBH, elle a beaucoup d’ambitions pour le club où elle a longtemps gardé la cage.

Comment vous sentez-vous dans ce rôle de directrice sportive ?  

Je me sens bien. C’est vrai qu’il y a beaucoup, beaucoup (elle répète) de nouveaux éléments, donc j’essaye d’emmagasiner le maximum d’informations, et j’essaye de répondre à toutes les demandes que je peux avoir à droite ou à gauche. En tout cas je suis contente d’avoir ce nouveau rôle, surtout au Brest Bretagne Handball qui, pour moi, a un énorme potentiel. Le club a déjà fait énormément de choses sur les dix dernières années, et il y a aussi de belles choses à faire pour le futur. 

Quels seront vos rôles et vos missions pour augmenter ce potentiel ? 

Je vais gérer toute la partie sportive, notamment définir la politique sportive du club, en relation évidemment avec le président et la direction générale, mais aussi la piloter. C’est assez vaste parce qu’après il y a toutes les relations politiques, que ce soit avec la fédération, l’EHF (la fédération européenne), mais aussi au niveau de la ville et de la région.

Après, ce qui m’anime énormément, c’est le terrain avec les joueuses, leur quotidien et leur performance. Je vais essayer de faire en sorte qu’elles soient le plus performantes possible. Enfin, il y a tout ce qui est administratif et c’est aussi une grosse partie du travail. 





Avez-vous déjà beaucoup échangé avec les joueuses ?

Oui, j’ai déjà bien échangé avec les joueuses, et je suis amenée à le faire au quotidien de toute façon. Mais c’est sûr que j’ai un rôle différent aujourd’hui, par rapport au moment où j’étais joueuse, où je communiquais beaucoup plus avec elle. 

Il y a aussi eu pas mal de changements dans le club à l’intersaison. 

Au niveau de l’effectif, il y a quand même une base solide, puisqu’il n’y a eu que trois recrues, donc ce n’est pas énorme non plus au niveau des arrivées. Par contre c’est vrai qu’on a un staff sportif qui a changé au niveau de l’entraîneur et de l’entraîneur adjoint (départ de Raphaëlle Tervel et de Sandrine Mariot, arrivée de Tomas Hlavaty et de Félix Garcia Carracedo).

Ça, c’est quand même un gros changement pour le club. Mais c’est comme ça dans toutes les entreprises. Il y a toujours du changement chaque année. J’ai aussi été habituée à ça en tant que joueuse, avec chaque année un nouveau collectif. Toutes les années sont différentes et chaque début de saison demande de s’adapter.

Comment faire pour conserver ce titre de champion de France que le club n’avait plus eu depuis 2021 ?

C’est sûr qu’on attendait ce titre depuis longtemps (sourire). Pour le garder, il faudra performer, et que les joueuses soient dans les meilleures conditions possibles pour le faire. Elles doivent vraiment collaborer ensemble et avec le staff. Pour l’instant, on est dans une bonne disposition. On a fait une bonne préparation, on n’a pas eu de blessée, ce qui est déjà quelque chose de bien. Il y aura aussi la Ligue des champions au programme, mais jouer sur les deux terrains, on a vu que c’était largement possible.

La nouvelle formule du championnat avec l’arrivée de play-offs facilite-t-elle la gestion des deux compétitions ?

Cette nouvelle formule va vraiment nous aider. Aujourd’hui, on est un peu court au niveau de l’effectif avec quinze professionnelles, dont Pauletta (Foppa) qui est enceinte. Donc c’est vrai que quand on joue la Ligue des champions, et qu’on veut vraiment jouer sur les tableaux, on a besoin d’un effectif un petit peu plus dense. Aujourd’hui on s’appuie sur des joueuses du centre de formation, donc la nouvelle formule va nous permettre de faire un peu plus tourner les effectifs et de faire émerger de nouvelles joueuses.

Le titre européen de Metz Handball donne-t-il plus d’envies de Ligue des Champions ?  

On a toujours autant envie. Par contre c’est vrai que c’est super pour le handball français de voir Metz y être arrivé. Ça fait des années que le club cherche à gagner ce titre et c’est une superbe locomotive pour tout le monde. Je suis vraiment très heureuse pour Metz qu’elles aient réussi à enfin atteindre cet objectif.

Étant passée par le club, je sais combien c’était important. Ça montre aussi que prendre de l’expérience année après année au Final Four permet, au bout d’un moment, de décrocher le titre. Donc oui, ça donne envie et bien sûr, on a aussi envie de la gagner. 

Que serait une saison 2026-2027 réussie ? 

Déjà, la saison dernière était une saison réussie. Remporter le championnat, c’est-à-dire finir la saison avec un titre, ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivé au club. Un titre, c’est important. 

Même une Coupe de France ?

Une coupe de France aussi, c’est important. J’ai envie que le club gagne des titres. Aujourd’hui on a besoin de ça. Donc une saison réussie, je dirais déjà que c’est une saison avec un titre. Mais c’est vrai que d’arriver au Final Four tous les ans, c’est aussi important. Si on arrive à faire les deux, comme l’an dernier, ce sera vraiment une saison réussie.

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