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Jeux Paralympiques d'hiver 2026

Comment fonctionnent les catégories aux Jeux Paralympiques de Milan-Cortina 2026 ?

Sophie Clapier

Publié le

Comment fonctionnent les catégories aux Jeux Paralympiques de Milan-Cortina 2026
Photo Icon Sport

À compter du 6 mars, Milo vous accueille pour l’ouverture des Jeux Paralympiques de Milan-Cortina 2026. L’occasion de vous aider à y voir plus clair sur les différentes catégories.

Des lettres, des nombres ou des temps recalculés, ce n’est pas toujours évident de suivre le fonctionnement des classifications paralympiques… simplifiées toutefois depuis 2006. Exit les 14 catégories en ski alpin notamment et place à trois grandes catégories : debout, assis, déficience visuelle.

Les deux premières, généralement annoncées par les lettres LW (Locomotion Winter) rapportent à un handicap moteur sur les membres inférieurs et/ou supérieurs du corps. La troisième est quant à elle couramment signifiée par la lettre B (Blind) ou VI (Vision Impairment). Vous retrouverez ces 3 catégories principales sur les épreuves de ski alpin, de ski de fond et de biathlon.

Des compensations de temps, pourquoi ?

Depuis Turin donc, pour éviter la surmultiplication des catégories et avoir assez d’athlètes pour concourir dans une épreuve, ceux classés de LW1 à LW9 sont réunis chez les debout, la catégorie assise regroupe les LW10, LW11 et LW12. Pour les malvoyants, tandis qu’un guide est obligatoire en B1, il reste facultatif en B2 et B3.

Le nombre derrière la lettre correspond quant à lui à la sévérité du handicap. Plus celui-ci est bas, plus le handicap est important. Un skieur debout classé LW1 (amputation fémorale et tibiale par exemple) sera ainsi plus impacté par son handicap qu’un skieur debout classé LW6/8 (paralysie d’un membre supérieur par exemple).

Pour permettre une certaine équité dans les résultats, un système de calcul a donc été mis en place avec et un temps factorisé selon le degré du handicap de l’athlète. Un coefficient qui peut faire la différence. Voilà pourquoi il est important pour les sportifs handisport de pouvoir se faire réévaluer selon l’évolution de leurs (in)capacités.



Moins compliqué pour le snowboard, le curling et le hockey

À l’image de nombreux sports paralympiques, les deux premières lettres SB font référence au snowboard, pas à une catégorie. Celles-ci sont traduites par les lettres UL ou LL. UL (Upper Limb) pour un handicap touchant un membre supérieur, LL (Lower Limb) pour un membre inférieur. Dans les deux cas, la discipline se pratique debout avec une répartition minime des athlètes.



Les athlètes évoluant en UL concourent en effet tous ensemble. C’est également le cas pour les femmes en LL par manque de représentantes. Chez les hommes, la catégorie LL est divisée en deux : LL1 et LL2, toujours en fonction de l’importance du handicap. Et il n’y a pas de compensation de temps dans les épreuves de snowboard.

C’est encore plus simple en curling et au hockey sur glace puisqu’il n’y a pas de classification particulière. Le curling est obligatoirement mixte et se pratique en fauteuil avec la possibilité d’utiliser un extenseur pour pousser la pierre. Les joueurs de hockey bénéficient de leur côté de deux crosses pour se propulser sur la glace. La mixité n’est là pas obligatoire, mais elle permet d’obtenir un quota supplémentaire dans l’effectif.

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