Nous suivre
Coupe du monde de rugby

Coupe du monde de rugby 2023 : La Nouvelle-Zélande écrase la Namibie

Etienne Goursaud

Publié le

Coupe du monde rugby 2023 La Nouvelle-Zélande écrase la Namibie
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE RUGBY 2023– Appliquée et sérieuse, la Nouvelle-Zélande a infligé une correction à la Namibie (71-3). Avec onze essais inscrits durant cette partie. Les All Blacks font le plein de confiance pour la suite de la compétition.

Après leur défaite inaugurale contre les Bleus (27-13), la première de leur histoire en phase de poules de la Coupe du monde, les Néo-Zélandais se devaient de se rattraper ce vendredi soir, face à la Namibie, l’équipe la plus faible de la poule. C’est chose faite et bien faite avec cette victoire bonifiée et surtout ample au niveau du score. Qui pourrait, pourquoi pas, avoir son importance pour la suite de la compétition.

Match plié à la mi-temps

Si on se posait la question de la résistance namibienne ce soir, la réponse a été vite évacuée par les Néo-Zélandais. Malgré les trombes d’eau émanant du ciel du Stadium de Toulouse, les partenaires de Beauden Barrett, positionné en arrière, n’ont pas fait dans la dentelle. En menant 38-3 après le premier acte, avec six essais. Et une charnière qui s’est régalée. Cam Roigard (2ᵉ, 7ᵉ) et Damian McKenzie (20ᵉ, 38ᵉ) y sont allés de leur doublé. On notera la roublardise du demi-de-mêlée, sur son 2ᵉ essai, profitant d’une énorme mêlée des siens, alors que l’ouvreur a profité des boulevards laissés par les Namibiens. Leicester Fainga’Anuku (25ᵉ) et Anton Lienert-Brown (35ᵉ) – en contre – y sont allés de leur réalisation. Alors que Tiaan Swanepoel a empêché les siens de revenir fanny à la mi-temps.

La Namibie trop tendre

Si la Nouvelle-Zélande a pu autant s’amuser, c’est qu’elle a aussi pu profiter des largesses de la Namibie. On le sait, c’est sans doute la nation la plus faible de la poule et une des plus faibles de ce Mondial. Mais les Namibiens avaient fait preuve de courage et même d’audace contre l’Italie, avant de s’écrouler dans le dernier quart d’heure et concéder une défaite plus lourde que ce que leur match laissait présager (52-8).

Les statistiques sont terribles pour les Africains. Vingt-trois plaquages manqués sur les 90 tentés, soit seulement 63 % de réussite dans le premier acte et 65 % au total du match. Dont six et sept manqués pour Johan Deyel et Tiaan Swanepoel (sur douze tentés). Cela a laissé des boulevards aux Néo-Zélandais, notamment sur les turnovers parfaitement exploités par ces derniers, souvent pas plaqués sur la première relance. Les Namibiens ne concèdent que quatre pénalités, ce qui traduit paradoxalement un manque d’agressivité. Trop naïfs également sur certaines phases défensives, se faisant trop facilement éliminer en un contre un.

Les quelques cartouches offensives ont été gâchées (6ᵉ, 44ᵉ, 64ᵉ, 66ᵉ, 75ᵉ, 80ᵉ) et ont même amené des situations d’essais aux Néo-Zélandais.



Les points noirs de la belle copie des Blacks

Si Ethan De Groot – à peine entré en jeu – (49ᵉ), Dalton Papali’i (53ᵉ), après un énorme travail d’Ardie Savea, mais aussi David Havili (59ᵉ), Caleb Clarke (68ᵉ) et Rieko Ioane (78ᵉ) ont donné un succès encore plus ample aux All Blacks, tout n’est pas parfait ce soir. Tout d’abord, les onze pénalités concédées par les Néo-Zélandais, certes en dessous des quinze des Bleus jeudi soir contre l’Uruguay, mais bien trop pour une équipe face à un adversaire aussi faible. Dont une qui leur coûte un essai. Surtout, Ethan De Groot a écopé d’un carton rouge pour un plaquage à la tête (72ᵉ). Et devrait manquer au minimum le prochain match. Cela a laissé pas mal de cartouches aux Namibiens, qui n’ont jamais pu les exploiter. Mais face à un adversaire plus solide, cela peut devenir rapidement très problématique.



Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *