Cyclisme : ces futurs grands champions qui n’ont jamais passé le cap (2/3)
Egan Bernal, le prodige colombien de 21 ans, vient de prolonger son contrat de cinq ans avec la Sky. Bien qu’on lui souhaite toute la réussite que son talent mérite, d’autres avant lui ont été hissés au rang de futur très grand champion sans réussir à passer le cap. Le deuxième épisode avec 5 ex-futurs champions. Cela ne remet pas en cause le fait qu’ils ont pu faire une belle carrière, mais loin des attentes que ce que leur talent inspirait dans leur jeunesse.
Iban Mayo, l’éternel espoir basque
C’est en 2001 que le grimpeur basque se révèle aux yeux du grand public avec trois victoires consécutives. Le Grand Prix du Midi Libre, puis la Classique des Alpes devant un certain Lance Armstrong et l’étape reine du Dauphiné. Un futur grand et potentiel vainqueur de Grand Tour vient de se révéler pour beaucoup, mais il n’en sera rien. Une 5ème place au général de la Vuelta 2002, une 6ème place sur le Tour de France 2003 et la victoire sur le Critérium du Dauphiné en 2004 seront ses plus grands faits d’armes. Rattrapé par les affaires de dopage et un contrôle positif sur le Tour en 2007, il mettra un terme à sa carrière dans la foulée.
Carlos Betancur, le Colombien qui pesait
29 ans dans quatre jours pour le Colombien et un palmarès toujours minime par rapport au talent brut de coureur. Quand il débarque chez AG2R en 2013, c’est pour gagner un Grand Tour et cela commençait plutôt bien. Une 5ème place sur le Giro cette année-là puis la victoire finale sur Paris-Nice en 2014. Depuis, plus rien ou presque. Il quittera l’équipe française fin 2015 pour rejoindre Movistar sans pour autant retrouver son niveau et encore moins le succès. Souvent à court de forme et même si sa carrière n’est pas terminée, il semble bien que Carlos Betancur ne remportera jamais un Grand Tour.
Vladimir Karpets, l’espoir russe
Un début de carrière très prometteur pour Vladimir Karpets qui était annoncé comme le grand champion russe capable de jouer la victoire finale sur un Grand Tour. Meilleur jeune du Tour de France 2004 puis 7ème du Tour d’Italie l’année suivante, Vladimir Karpets se fait un nom dans le cyclisme. Malheureusement, ce seront les meilleurs résultats ou presque du coureur russe qui terminera aussi 7ème de la Vuelta en 2007. Jamais de Top 5 sur l’un des trois grands tours et une carrière terminée presque dans l’anonymat à la fin de la saison 2013.
Markus Fothen, sur les traces de Jan Ullrich
Très bon rouleur allemand qui obtient des résultats en contre-la-montre et qui sait grimper, les raccourcis sont rapides et font de Markus Fothen le nouveau Jan Ullrich. Champion du monde et d’Europe du contre-la montre chez les espoirs, il passe professionnel avec l’équipe Gerolsteiner. Des performances encourageantes sur les Grands Tours pour ses débuts, 12ème du Tour d’Italie 2005, 14ème du Tour de France 2006 et puis c’est tout. Une victoire sur la 1ère étape du Tour de Romandie 2007, une sur le Tour de Suisse 2008 mais plus aucun top 30 dans un Tour de trois semaines.
Brice Feillu, le nouveau Richard Virenque
Ce 10 juillet 2009 aurait dû être un tournant dans la carrière de Brice Feillu. Ce jour-là, pour son premier Tour de France, il dompte l’une des étapes de haute-montagne entre Barcelone et Andorre-Arcalis. Mais cette grande victoire était peut-être trop belle, trop d’attente pour le jeune Français qui ne parviendra jamais à confirmer cet exploit. Il terminera 16ème au classement général de la Grande Boucle en 2014 et 2017, mais on ne le reverra jamais briller comme dans cette montée vers Arcalis. A 33 ans, il court toujours avec la formation Fortuneo-Samsic, mais cela semble compliqué de le revoir au premier plan.


