Cyclisme : Evenepoel, Kopecky, Movistar, le baromètre de la semaine du 5 au11 février
CYCLISME SUR ROUTE 2024 – Retrouvez le baromètre Dicodusport de la semaine de cyclisme. Découvrez les hauts et les bas de la semaine du 4 au 11 février.
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En hausse
Mads Pedersen (Lidl-Trek)
Dans la lignée de son succès sur le général de l’Étoile de Bessèges, le Danois a récidivé sur le Tour de La Provence. Alors oui, la concurrence n’est pas celle d’un monument. Mais cela pose quand même des bases solides, avec six victoires depuis le début de l’année. Il a surtout impressionné lors de la 3e étape. En tractant seul un groupe d’une quinzaine d’hommes pendant une grosse dizaine de kilomètres. Avant de s’imposer au sommet d’une petite bosse. Battu ce dimanche dans la dernière étape, il repart du sud-est avec beaucoup de certitudes. Avant sans doute de s’envoler davantage vers le nord et les pavés. Avec un autre plateau.

Remco Evenepoel (Soudal-Quick Step)
Une rentrée, une victoire pour le champion belge. Qui a fait ce qu’il sait faire de mieux lors de la Figueira Champions Classic, au Portugal. C’est-à-dire s’échapper à 55 kilomètres de l’arrivée, pour terminer en solitaire. Avec, s’il vous plait, 1:48 d’avance sur le peloton. Alors, évidemment, là aussi, ce n’est pas une concurrence de Monument. Mais sa récurrence à reproduire encore et encore les mêmes scenarii de course est absolument stupéfiante. On sait qu’il va attaquer de loin et pourtant, personne n’est capable de prendre la roue du Belge, quand il porte son accélération. Le message est déjà clair pour les autres.
Lotte Kopecky (SD-Worx)
La Belge a montré qu’elle savait grimper du côté du UAE Tour. Remportant l’étape reine au Jebel Hafeet, mais aussi le classement général. La Belge, habituée à briller sur les classiques pavées ou usantes, s’est découverte des qualités de grimpeuse l’an passé, lors de sa 2e place sur le Tour de France. Elle ne fait que confirmer, avec une attaque décisive dans le final d’une course qui a explosé assez tôt. Reste à savoir où sont ses limites sur les enchaînements de cols et surtout face aux toutes meilleures grimpeuses du monde. Mais, incontestablement, on peut dire qu’elle a ajouté une nouvelle corde à un arc déjà bien fourni.

En baisse
Movistar
Battue sur les courses espagnoles et notamment sur le difficile Tour de Murcie, la Movistar a passé globalement une mauvaise semaine. Incapable de vraiment peser sur ces courses, y compris à Murcie quand cela s’est décanté tôt. Elle peut néanmoins se consoler avec une victoire de Fernando Gaviria sur le Tour Colombia. Mais cela fait léger pour une équipe de cette envergure. Qui doit attendre impatiemment la rentrée de ses leaders.
Silvia Persico
La coureuse italienne a subi un gros revers sur l’UAE Tour femmes. Seulement 8e du classement général, elle a rapidement été lâchée du groupe des favorites quand la course s’est décantée, dans l’ascension du Jebel Hafeet. Jamais en mesure de matcher avec les meilleures, la 5e du Tour de France 2022 a donné l’impression d’être dominée. Et même si elle a limité la casse en lissant son effort, le débours est important. Et traduit une certaine stagnation déjà observée en 2023, alors qu’elle n’a que 26 ans. À domicile, elle et son équipe UAE ADQ ont donc subi la course, sans jamais vraiment peser.


