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Cyclisme sur route

Cyclisme : Kopecky, Pogacar, De Lie, le baromètre de la semaine du 26 février au 3 mars

Etienne Goursaud

Publié le

Tadej Pogacar vainqueur des Strade Bianche 2024
Photo Icon Sport

CYCLISME SUR ROUTE 2024 – Kopecky, Pogacar, De Lie : retrouvez le baromètre Dicodusport de la semaine de cyclisme. Découvrez les hauts et les bas de la semaine du 26 février au 3 mars.

En hausse

Tadej Pogacar (UAE-Team Emirates)

Il est venu, il a vu et a vaincu. Sur les routes italiennes des Strade Bianche, le Slovène a gagné. Non, il a triomphé ! Sur sa course de reprise, il a réalisé une véritable démonstration. En innovant encore une fois dans la manière. Pas d’attaque à 50 km de l’arrivée, place à l’attaque décisive à 80 kilomètres. Il a un temps compté plus de quatre minutes d’avance, avant de « relâcher » sur la fin. Il s’impose avec le plus grand écart sur une course d’un jour au 21e siècle. Tom Pidcock (INEOS Grenadiers) confiera avoir eu l’impression d’être dans le gruppetto, au moment de l’attaque de son adversaire. Et c’est le vainqueur sortant de la course qui dit ça. Cela veut tout dire.

Lotte Kopecky (SD-Worx)

La Belge est la meilleure coureuse du monde. Et elle a ajouté les Strade Bianche Donne à son déjà immense palmarès. Après un début de saison en trombe, lors de l’UAE Tour. Elle a profité de la supériorité numérique de son équipe de la SD-Worx, pour placer une attaque très sèche, dans la foulée de sa coéquipière et tenante du titre Demi Vollering. Et que dire de son sprint final, dans la dernière bosse de Sienne. Une puissance qui a rappelé un certain Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck), quand il avait triomphé ici même en 2021. Elle s’affirme comme l’immense favorite à l’amorce de la saison des classiques.

La Lotto-Dstny

Saluons l’excellent début de saison de la formation belge. En immense difficulté ces deux dernières années, elle a su se réinventer en ce début de saison. Et le terme « surperformance » ne semble pas être le bon. Car derrière ses jeunes coureurs, on s’aperçoit que les bases paraissent saines. À l’exception d’un Arnaud De Lie en souffrance (lire plus bas). Maxim Van Gils a pris une excellente et surprenante 3e place sur les Strade Bianche. Semblant être le 2e homme fort derrière Tadej Pogacar. La formation belge travaille bien, ses jeunes paraissent être au niveau. Après sa victoire sur l’UAE Tour, Lennert Van Eetvelt a été très bon en Italie (11e).

De plus, l’équipe a réussi le doublé en Belgique ce week-end, avec les succès d’Alec Segaert sur le Grand Prix Criquielion samedi et de Jarne Van de Paar sur le Grand Prix Jean-Pierre Monseré dimanche. Stéphane Heulot, arrivé la saison passée, n’est sans doute pas étranger à ce redressement. L’hiver est doux pour les Belges.

En baisse

Arnaud De Lie (Lotto-Dstny)

Seule ombre au tableau côté Lotto-Dstny, le début de saison d’Arnaud De Lie n’est pas conforme aux attentes autour de lui. Évidemment, le jeune belge joue de malchance, avec une chute au Samyn, qui l’a privé d’une victoire. On a vu toute la nervosité éclater. Ce dimanche, sur la première étape de Paris-Nice, il n’a pas été tranchant. Largué dans la dernière difficulté du jour. Alors que d’autres sprinteurs moins bons grimpeurs que lui se sont accrochés. Peut-être les stigmates ? Mais il va être très attendu cette semaine sur les routes françaises. Où il a déjà beaucoup de pression. Car la saison des classiques arrive très vite. Et il est censé être une pièce maîtresse de son équipe sur les Flandriennes.





Neilson Powless (EF Education-Easy Post)

Brillant en 2023, notamment sur des classiques difficiles et les courses à étapes, l’Américain traverse le début de saison comme un fantôme. Déjà en difficulté sur un O Gran Camino où, au vu de la startlist, il aurait pu prétendre à un top 5 (il a finalement abandonné), il n’a pas davantage existé sur les Strade Bianche. 86ème, à des années lumières d’un Top 10. Il a choisi en 2024 de différer sa rentrée (il avait déjà énormément couru en février en 2023), mais ce n’est pas de nature à rassurer son équipe. Pour rappel, il avait pris la 7e place de Milan-San Remo et une brillante 5e place du Tour des Flandres en 2023.

Romain Grégoire (Groupama-FDJ)

Alors que Lenny Martinez surprend encore et toujours (il aurait clairement pu prétendre à entrer dans les coureurs en hausse plut haut), pour son coéquipier de la même génération, c’est davantage la soupe à la grimace. Car, hormis une bonne Faun-Ardèche Classic (2e), il reste à la peine. Onzième du Trofeo Laigueglia, il a sombré dans les Strade Bianche, où il était attendu comme un co-leader de son équipe. Avec un top 10 à défendre, après sa superbe course la saison passée. Là aussi, ce n’est que le début de saison. Mais attention.

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