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D1 féminine, 3ème journée : Les Lyonnaises en patronnes

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Lyon Paris FC

Dimanche dernier, les joueuses de Reynald Pedros jouaient sur leur pelouse pour le compte de la 3ème journée de D1 féminine. Après deux larges victoires 7-0 et 5-0 lors des deux premières rencontres, les lyonnaises comptaient poursuivre sur leur lancée. Résumé du match entre l’Olympique Lyonnais et le Paris Football Club.

Idylle.

Pour la troisième journée de championnat, les Lyonnaises ont traversé les 90 minutes contre le Paris FC comme on traverse un rêve, dont on ne souhaiterait pas sortir. Les ex Juvisiennes auraient pour leur part aimé se réveiller, et s’apercevoir, soulagées, que les neuf buts encaissés dans un match aux airs de Coupe de France, n’étaient qu’un affreux cauchemar.
On ne touche pas aux Lyonnaises lorsqu’elles ont décidé de marcher sur les eaux. Les neufs buts plantés font oublier les deux encaissés, les bilans arithmétiques sont sans appel : Lyon récupère sa première place au classement avec 3 victoires, un différentiel de 19 buts, devant Montpellier, même nombre de victoires, et +18 au compteur. Ada Hegerberg caracole en tête des buteuses avec 7 réalisations au compteur, Eugénie Le Sommer en compte 5. Oui, tout ça en trois journées.

Dans les matchs à fort déséquilibre, les premières minutes ressemblent à une cigarette qui se consume. Le Petit Poucet joue en surrégime, essaie de montrer de quoi il est capable, prend le jeu à son compte, attaque à tout va. Il invoque un coup du destin pour prendre le sien en main. Un but marqué, et Goliath pourrait trébucher. Les Parisiennes Julie Soyer (5ème) et Camille Catala (8ème) par deux fois ont centré. Il fallait montrer qu’on n’était pas impressionnée.

Dans ce genre de match, la moindre défaillance est synonyme d’arrêt de mort. On redoute l’erreur, celle-ci s’abat sur un maillot au hasard, ce fut le numéro 26, Léa Declercq, qui, voulant donner la balle à sa gardienne Céline Deville, expédia la balle dans ses propres filets. On jouait la 10ème minute, les Lyonnaises n’avaient plus qu’à étaler leurs talents de classe internationale, exploiter les fêlures de cette équipe parisienne qui s’était mise seule dans la difficulté. Et flotter.
Une mi-temps, au total six buts marqués, dont deux contre son camp. En plus d’Eugénie Le Sommer et de Camille Abily par deux fois, voici que les parisiennes Léa Declercq et Annaïg Butel ont apporté leur écot à la litanie lyonnaise, inscrivant également leur nom à la liste des buteuses… des buteuses malheureuses. Côté ex Juvisiennes, l’emblématique capitaine Gaëtane Thiney annonça le temps du répit en transformant un pénalty (47ème).
La seconde période fut une copie conforme de la première. Quatre buts marqués par Lyon, par Camille Abily, auteur d’un triplé (51ème), imitée par Ada Hegerberg (65ème et 77ème) et Eugénie le Sommer dont le doublé intervint à la 62ème. On prend les mêmes et on recommence.
Il fallait bien que la saga lyonnaise s’achève. Bouclant la boucle, elle se termina en bis repetita, en encaissant un but. Nouvellement entrée, la japonaise Ami Otaki, reprend victorieusement de la tête un corner de Gaëtane Thiney, encore. C’était la 92ème minute.

Après trois journées, la hiérarchie se dessine : les Lyonnaises, les patronnes, championnes de France et d’Europe en titre, prennent les commandes. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, voilà qu’Amandine Henry annonce son retour au bercail pour l’hiver 2018.
Vivement samedi ! Les Olympiennes se déplacent chez leur dauphine de Montpellier, en tout point leur jumelles, avec pour seule différence, comme un grain de beauté, un seul but au goal average.

Camille Cordouan


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