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D1 féminine, 8ème journée : la croisade contre les Albigeoises a bien eu lieu

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ASPTT Albi Lyon

Pour la huitième journée de championnat, l’ASPTT Albi recevait le leader du championnat, l’Olympique Lyonnais. Une victoire nette des Lyonnaises, cinq buts à rien, face à des adversaires valeureuses qui n’auront résisté qu’une mi-temps.

8.
C’est actuellement le chiffre des Lyonnaises, comme un porte-bonheur.Les Lyonnaises entamaient ce samedi une série de deux déplacements, pour la 8ème journée de championnat d’abord, avec le match contre l’ASPTT Albi, actuelles 8èmes du classement, enchainant une 8ème victoire, la Ligue des Championnes ensuite, avec un 1/8ème de finale mercredi 8 novembre, contre le club kazakh de BIIK-Kazygurt, à… 7h du matin !Je me permets ici une incise sur nos clubs de première division française.

Les noms de nos clubs

Les noms ont leur importance. Les championnes de France et d’Europe en titre affrontaient bien, hier, l’Association Sportive de la Poste et de France Telecom Albi (ASPTT Albi), club qui sent bon le millénaire passé, avant la libéralisation des marchés télécom, gaz, électricité etc… Un club qui s’est attaché à conjuguer le football au féminin, et qui y est si bien parvenu, que depuis dix ans, les Albigeoises n’ont pas quitté l’élite. Coup de chapeau à ces clubs historiques, Soyaux, Juvisy, Rodez, de villes qu’on aurait du mal parfois à situer sur une carte, dont le nom reste associé à un doux parfum de région, campagne, de province comme disent les Parisiens, et qui ont permis à Gaëtane Thiney, Elise Bussaglia d’être grandes, à Corinne Diacre, Marinette Pichon d’avoir le destin qu’on leur connaît, il faudrait les citer toutes, Nicole Abar, Annie Fortems, les citer toutes.

Revenons à cette 8ème journée, petit miracle en première mi-temps

L’ASPTT Albi n’aura résisté qu’une mi-temps, avant que le déferlement habituel ne s’abatte sur la pelouse du stade Maurice Rigaud d’Albi. L’équipe de Reynald Pedros était arrivée en terres albigeoises au grand complet, avec Dzenifer Marozsan, blessée à la pommette contre Bordeaux le 8 octobre dernier, de retour dans le groupe, et Shanice van den Sanden, dans le 11 des titulaires. Ailleurs, rien de nouveau. Sarah Bouhaddi dans les buts ne le savait pas encore, mais elle passerait (encore) un après-midi paisible. Devant, la terrible Ada Hegerberg, meilleure buteuse du championnat. Ada Hegerberg la terrible. Deux minutes lui furent nécessaires.
Sur un débordement de l’incontournable Camille Abily, seule au second poteau, l’internationale norvégienne n’a plus qu’à pousser le ballon dans les filets de Gabrielle Lambert (0-1). Ada Hegerberg aurait pu doubler la mise dix minutes plus tard, d’une tête à bout portant, si Gabrielle Lambert n’avait pas décrété que ses cages resteraient inviolées jusqu’à la fin de la première mi-temps. Elle mit du cœur à l’ouvrage, repoussant toutes les tentatives lyonnaises (15e, 19e, 23e, 36e, 39e). Un petit miracle.
D’accoutumée, les Olympiennes choisissaient l’option festival offensif en première période, gestion pépère ensuite, quitte à un planter un ou deux, si l’occasion se présente. Contre Albi, schéma inverse. L’avalanche de buts eut lieu en seconde période.

4 buts lyonnais inscrits en seconde période, 2 à l’instigation d’Ada Hegerberg

A l’affût, Eugénie le Sommer reprenait au meilleur moment un coup franc de Camille Abily repoussé par la gardienne Gabrielle Lambert (0-2, 55ème minute). Le retour de Dzenifer Marozsan parmi les siennes (60ème) comme l’incessante activité d’Ada Hegerberg se concrétisèrent par trois nouvelles réalisations. Un pénalty d’abord, obtenu par Ada Hegerberg, que Saki Kumagai tira, effaçant son échec de la semaine dernière face à Lille (0-3, 68ème), Camille Abily cinq minutes plus tard, prenant sa chance suite à un corner de Dzenifer Marozsan mal dégagé par la défense (0-4, 73ème), enfin, en toute fin de match, Griedge Mbock reprenant victorieusement un ballon dévié par Ada Hegerberg (0-5).
Il y avait, au Stage Maurice Rigaud, 1 500 supporters venus assister à la démonstration lyonnaise. Lorsqu’on s’appelle ASPTT Albi, on a toujours des airs de petit poucet, avec pour seule planche de salut la solidité défensive, la solidarité, le contre, la chance, même la fortune. Lorsqu’on s’appelle Olympique Lyonnais, on est programmé pour déjouer les subterfuges, voilà pourquoi les Lyonnaises restent, encore et toujours en tête, deux points devant les parisiennes qui ont su montrer à Montpellier où se situait la hiérarchie (0-3), voilà pourquoi les Kazakh, même à 7h du matin, devront se serrer sur leur planche de salut qu’on espère solide.

Camille Cordouan


Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon et de cyclisme.

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